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L’ancien château des Ternes

Dernière mise à jour : vendredi 18 novembre 2011, par Christian Frank, Franck Beaumont

Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les limites de Paris "intra muros" et de ses faubourgs se situaient, sur la rive droite, au niveau des Grands Boulevards . La ville était alors entourée de nombreuses "folies" (maisons de plaisance) et de grandes propriétés. Citons par exemple le château de Bagnolet, le château de Bercy ou encore le château de la Muette. Le château des Ternes était lui aussi à l’orée de la ville et son histoire est ancienne. Il en subsiste encore aujourd’hui une partie, imbriquée dans l’actuel quartier des Ternes.

En 1582, il appartient à Pierre Habert, notaire et secrétaire du roi. Son petit-fils Isaac, théologien, fut un protégé du cardinal de Richelieu. En 1679, le domaine est morcelé en deux. Plusieurs fois vendu, l’ancien château est acquis en 1715 par Pomponne Mirey, écuyer, conseiller et secrétaire du roi (charge anoblissante), et receveur des consignations. C’est lui qui fait construire un nouveau château - celui visible aujourd’hui rue Bayen. L’édifice comprend un avant-corps central percé de grandes baies en plein cintre, et deux ailes en retrait.

En 1740, à sa mort, c’est Grégoire Masse, issu d’une riche famille d’orfèvres, qui l’acquiert. Quand on visite Notre-Dame de Paris et que l’on admire les "May", sublimes tableaux religieux offerts chaque année par la guilde des orfèvres, on saisit toute la richesse de cette corporation.

En 1778, le domaine est vendu à trois hommes, Jean-Baptiste Servat, Charles-Nicolas Rolland, et Samson-Nicolas Lenoir, qui ont plutôt des vues spéculatives, que le projet d’en faire leur résidence. Samson-Nicolas Lenoir est le plus intéressant des trois personnages. Architecte ambitieux, il commence en effet à spéculer et signer des projets dans un quartier très à la mode à la fin du XVIIIe siècle, le faubourg Poissonnière. Son plus beau projet réalisé y est encore visible : c’est l’hôtel Benoit de Saint-Paulle situé au n° 30 rue du Faubourg Poissonnière. Dans les communs du château des Ternes, il installe une manufacture de tôles, appelée "manufacture de fers préparés à l’abri de la rouille", qui lui permet d’aboutir à une nouvelle conception de toiture terrasse, avec charpente et couverture métallique. Néanmoins, sans doute dénué de scrupules, il n’hésite pas à vendre la grille du château à un de ses amis spéculateur comme lui, Jean-Baptiste Elie de Beaumont, ancien avocat au Parlement de Paris. On peut aujourd’hui admirer cette grille au magnifique château classique de Canon, dans la Calvados, qui appartient toujours aux descendants d’Elie de Beaumont. Bien pire, Samson-Nicolas Lenoir décide de faire percer une rue sur la propriété, la rue Bayen, et éventre le pavillon central du château des Ternes en le perçant d’une arcade qui passe maintenant dessous...

Lenoir conservera le château des Ternes jusqu’en 1802. Au XIXe siècle, la propriété subira mutilation, morcellement en plusieurs parcelles et le parc sera bien évidemment loti, le quartier s’urbanisant à grande vitesse. L’avant-corps central qui subsiste a conservé une certaine allure.

Franck Beaumont.

Sources : Guide du Patrimoine - Guide du promeneur Paris 17e

Adresse

rue Bayen

Messages

  • Les occupants du chateau des Ternes amenes par l’abbe Pierre se sont chauffes pendant l’hiver en brulant les parquets a la Versailles arraches aux pieces du chateau. Les derniers travaux ont preserve la porte en pierre de style Louis XVI rue Pierre Demours a cause de mon insistance auopres de l’architecte qui voulait la demolir. Je suis ne en 1936. J’ai habite au 5 rue de Saint Senoch et j’ai vendu l’appartement de mes parents apres le deces de mon pere en 1986.

  • Un grand merci à l’administrateur du site, qui nous permet de nous exprimer.Cordialement .François

  • En 1900 le parc allait encore jusqu a la rue Laugier et au boulevard Pereire Les architectes Ferdinand Delmas et Wiart furent les principaux adjudicataires Le fils Robert de Saint Senoch continua a resider dans ce château jusqu en 1950 date de la vente et partit habiter rue de Presbourg En fait je crois que ce n est pas le general comte Dupont qui reuni les deux lots mais Hainque de Saint Senoch que l on appelait a tort Ingres de Saint Senoch n ayant aucun lien avec le peintre Saint Senoch était d origine Tourangelle et reunit les deux lots en 1858 On ne doit pas dire Pomponne Mirey mais Mirey marquis de Pomponne situe dans le 77 Les FFI avaient un Pc

  • N oublions pas que le general Comte d Empire Dupont racheta les deux lots au 19 siecle Il fit retablir le potager et les jardins Donc le domaine fut reuni Le château fut restaure et retrouva une certaine splendeur

  • Le dernier propietaire du chateau fut le Comte Haincque de Saint Senoch marie a Melle Degenetais de la famille de Pierre Demours l ophtalmo de L XVI ses gendres habitaient dans des dépendances Le Marquis Davidsard 19 rue Demours dans un hotel de deux etages et le Comte de Castelbajac dans un castel en brique du 19 eme siecle a tourelles demoli depuis adosse au chateau Saint Senoch possédait le château de Gremonvilliers 76 Le chateau fut vendu vers 1950 a la ville de Paris et la communaute de l Abbe Pierre y résidait Il y avait meme un elevage de castor un tapissier et une ecole de danse Le 19 rue Demours possédait la source la plus ferrugineuse de France Elle fut tarie en 1854 lors de l assechement de l etang de la grenouillere avec gondoles vénitiennes et orangerie et cascade lors de la construction de la ligne d Auteuil future section de la petite ceinture Il y eut proces entre M Pereire directeur du chemin de fer de l Ouest et Madame de Saint Senoch car l expropriation morcellait en deux la propriete Les dernieres parcelles furent loties en 1908 a cause de l impot sur le non bati de 1904 Saint Senoch fit don du terrain pour le marche a condition de preserver l arcade Le parc du château était delimite par rue de la Chaumiere actuelle Laugier La rue de Villiers actuelle Guersant et boulevard Gouvion Saint Cyr et Rue Demours La rue Bayen s appelait rue de l Arcade Vers 1936 on pouvait voir Saint Senoch se faire servir son porto puis son cafe dans le jardin par son valet a gilet jaune raye de noir

  • je suis ravie d apprendre enfin l origine de ce bâtiment, j habite juste à côté, et j ai toujours été intriguée.
    quel dommage d avoir perdu tout le corps du bâtiment.

    merci pour l article,

    • Bonjour je suis ne rue Laugier mes parents y résidaient mes grands parents y tenaient boutique J ai habite et exerce 59 ans aux Ternes avant d aller prendre ma retraite en Normandie Je suis un grand passionne des Ternes et de la plaine Monceau Je reste a votre disposition si vous désirez quelques précisions J y repondrai volontiers si je puis a l aide de mes modestes connaissances sur la partie fin19 Eme et 20 Eme siecles Les Ternes bien que fortement lotis vers1900 est tres riche en histoire A l angle des rues Vernier et Laugier se trouvait jusque vers l annee 2000 un restaurant La Vieille Chaumiere en souvenir de la rue et qui était un des pavillon de gardien

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