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La famille, cible du mal-logement selon la fondation Abbé Pierre

Dernière mise à jour : vendredi 1er février 2013, par Benoît, Expositions

À Paris, les familles représentent 49% des personnes hébergées via le 115. Ce pourcentage a été multiplié par 4 en 10 ans ! La fondation Abbé Pierre rappelle ainsi à quel point une rupture précarise les personnes séparés.

Retrouvez ici les réponses du délégué général de la fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne, à vos questions sur les logements insalubres et les réquisitions à Paris.

"Quand la famille se défait, elle s’expose davantage au mal-logement." Extrait du rapport mal-logement 2013 de la fondation Abbé Pierre. Les familles monoparentales, souvent des femmes avec enfants, sont de plus en plus concernées par le mal-logement selon la fondation. Car elles sont de plus en plus précaires : selon le rapport, la France compte 1,7 million de femmes seules avec enfants et une mère seule sur deux finirait le mois à découvert. Ces familles monoparentales constituent d’ailleurs près du quart des nouveaux entrants dans le parc HLM en France.

Mais toutes n’ont donc pas la chance d’accéder au logement HLM. Certaines s’endettent pour payer des loyers trop élevés. Certaines sont hébergées par des proches. Le rapport du FNARS (fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale) sur l’hébergement d’urgence, publié en novembre dernier, rejoint les conclusions de la fondation Abbé Pierre : "Les demandes des familles ont augmenté de 60% entre novembre 2011 et novembre 2012. Elles représentent aujourd’hui 53% des demandes, contre 40% pour les personnes isolées, qui ne constituent plus aujourd’hui le public majoritaire des appelants au 115."

La fondation Abbé Pierre fournit elle en ce 1er février les chiffres parisiens, où les familles représentent 49% des personnes hébergées via le 115 : "Soit une augmentation de 400% en 10 ans !" Comment le 115 gère-t-il ce nouveau public ? "Dans le meilleur des cas, les 115 orientent les familles monoparentales vers les centres d’hébergement de type CHRS (elles y représentent 30% des hébergés en comptant les enfants), mais l’engorgement de ces structures conduit aussi bien souvent à proposer des nuitées d’hôtel aux femmes seules avec enfant(s). Dans un cas comme dans l’autre, les conditions ne sont pas favorables à une vie de famille, et à l’exercice de la parentalité."

Conséquence de cette augmentation des familles dans les demandes de logement d’urgence, les pères isolés obtiennent plus difficilement une place d’accueil. Car en novembre 2012, en France, seules 29% des demandes d’hébergement d’urgence ont pu être exhaussées selon la FNARS...

Quelle réponse offrir à ces "familles fragiles" ? La fondation Abbé Pierre demande dans son rapport de "repenser l’offre de logement dans le sens d’une production adaptée aux besoins des familles", le parc existant n’étant selon la fondation pas forcément adapté à ce type de public. La fondation milite par ailleurs pour la mise en place d’aides temporaires finançant le déménagement d’un couple qui se sépare.

LES CHIFFRES DU MAL-LOGEMENT :

10 millions de personnes en France sont touchées "de près ou de loin" par la crise du logement ;
3,6 millions de personnes sont mal-logées ;
685.142 n’ont pas de domicile personnel (411.000 sont hébergées chez un tiers) ;
2,77 millions de personnes en France vivent dans des logements inconfortables ou surpeuplés.

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