eVous
La ville dans la poche
Accueil Paris Arrondissements de Paris Ile-de-France Le Marais Lyon Marseille Nice Bordeaux Nantes Toulouse Lille Agenda France Guides France Shopping Visiter la France Musique TV Cinéma Expositions Ailleurs Terres et saveurs Astuces, idées et inspirations

Accueil > Arrondissements de Paris > Paris 17e > Guide Paris 17e > Se promener, Paris 17e > La salle Wagram, l’une des dernières salles de bal parisiennes

La salle Wagram, l’une des dernières salles de bal parisiennes

Dernière mise à jour : jeudi 19 janvier 2012, par Franck Beaumont

Datant de 1865, la salle Wagram est une des plus anciennes salles de bal subsistant à Paris. Elle revient de loin après l’incendie qui, en 2004, ravagea le Théâtre de l’Empire voisin et l’ endommagea partiellement.

Les origines de la salle Wagram remontent à 1812 : une guinguette est alors installée hors de la ville, entre la barrière de l’Etoile et la barrière du Roule. Après 1815, le lieu prend le nom de « Bal Dourlans », du nom du grognard qui le lança. Une première salle est créée pour abriter les danseurs l’hiver tandis qu’un jardin avec piste de danse bat son plein l’été.

Le bal Dourlans prend ensuite le nom de bal « Wagram ». En 1865, M. Dourlans fait appel à l’architecte Alphonse Fleuret (qui a déjà construit le théâtre Marigny) pour dessiner les plans d’une nouvelle salle, celle qui est parvenue jusqu’à nous.

C’est sans doute l’une des dernières salles de bal qui représentaient, sous le Directoire, la Restauration, ou le Second Empire, l’un des foyers de la vie parisienne. Rappelons que Paris connut jusqu’à 1.000 bals, couverts ou en plein air, des plus populaires aux plus chics. Ce fut longtemps une tradition parisienne, que tentent de perpétuer encore aujourd’hui le Bal de l’Elysée-Montmartre (hélas, la salle vient de brûler et il est difficile de dire si les lieux seront sauvés) et le Bal du Moulin Rouge.

Au XXe siècle, cette salle devient le symbole de la modernité tout en restant un des foyers de la vie culturelle. La première exposition d’automobiles à Paris y est organisée ; des matchs de boxe célèbres y ont lieu. Parallèlement, la salle fut le cadre des Bals des 4’Arts de 1905 à 1968, des bals de l’Internat de 1952 à 1968, de la « Nuit du jazz » de 1945 à 1968. Plus récemment, dans les années 1990, elle accueillit les célèbres soirées « THANX GOD I’M A VIP » (TGV) de Sylvie Chateigner, prisées par les tribus de noctambules parisiens et le milieu de la mode. De grands musiciens s’y sont également produits, d’Herbert von Karajan à Léonard Berstein, ainsi que de grands orchestres. Maria Callas, Duke Ellington ou encore Bud Powell y donnèrent des concerts.

Cette grande salle de 800 m2 impressionne par sa hauteur sous plafond de 12 mètres. La salle est entourée par deux étages de galeries. Au plafond sont suspendus des lustres en cristal de Bohème. Le décor de la salle s’apparente à un pastiche néo-antique, à la manière d’Hittorff. Les colonnes, ainsi que les balustrades, sont particulièrement pittoresques. Le vestibule est surmonté d’une frise de 1913, composée de danseuses et de musiciens grecs. Depuis l’incendie de 2004, l’ancien corridor qui reliait autrefois l’avenue à la salle a été remplacé par un grand escalier.

La salle Wagram est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Aujourd’hui, elle accueille encore soirées privées, défilés de mode, conférences et séminaires.

Franck Beaumont

Adresse

5 Bis rue de Montenotte

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.