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DERNIERS JOURS : Amoureux du grand large, voir au musée de la Marine la rétrospective Méheut, artiste breton par excellence

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Mathurin Méheut (1882-1958), qui fut dessinateur, illustrateur, décorateur, sculpteur, peintre et graveur, est le plus populaire des artistes bretons.

Le musée national de la Marine présente sur plus de 1 000m2 son œuvre, qui illustre la nature, le monde maritime, la vie rurale, et une société qui fut au cours de la première moitié du XXe siècle en pleine mutation.

Une rétrospective et un hommage événement exceptionnel.

Né à Lamballe (Côtes-d’Armor), Mathurin Méheut sillonne la campagne pour croquer les paysages bretons.

Il accompagne sa mère aux fêtes religieuses et saisit les gestes de son père artisan. Après ses études aux Beaux-Arts de Rennes, il s’installe à Paris en 1902.

Les Grands Filets, collection particulière © B. Galéron © ADAGP, Paris, 2012

Missionné par la revue Art & Décoration, il rejoint le laboratoire de la station maritime de biologie à Roscoff (Finistère) où il mène auprès des scientifiques des études sur la faune et la flore, reproduisant méticuleusement poissons, crustacés et algues récoltés.

Il s’intéresse de la même manière aux hommes du littoral, aux goémoniers et aux pêcheurs. Peu à peu, Mathurin Méheut se constitue ainsi un répertoire de sujets et de motifs qui lui seront récurrents.

En 1913, sa première exposition faite aux Arts Déco recueille des critiques élogieuses du fait de l’exacte retranscription des éléments vivants marins (souvent encore méconnus), de la puissance de son trait et de la maîtrise des couleurs. Ayant accédé à la notoriété, il bénéficiera d’une bourse de voyage accordée par le mécène Albert Khan, qui lui permet d’embarquer le 10 janvier 1914 sur le paquebot Liberté pour un voyage vers le Japon, l’Inde et Ceylan... qui tourne court à la déclaration de la Première Guerre mondiale.


Mathurin Méheut (1882-1958) L’exécution capitale 5 juillet 1915 Encre et aquarelle, 59 x 84 cm Coll. musée Mathurin Méheut, Lamballe © Rousseau, Grand Angle, Lamballe © ADAGP, Paris, 2012

À défaut d’exotisme, engagé dans l’infanterie puis les services topographiques des états-majors, Mathurin Méheut réalise dans les tranchées des croquis de guerre qui témoignent du quotidien des Poilus.

La correspondance qu’il entretient pendant une trentaine d’années avec sa plus proche collaboratrice, Yvonne Jean-Haffen, mentionne de nombreux conseils de maître à disciple et témoignent du caractère privilégié d’une entente artistique et d’une estime réciproque. On y trouve la passion d’un artiste amoureux de sa Bretagne natale, de la mer, des artisans, et de la foi.

En 1987, Yvonne Jean-Haffen lègue sa correspondance et ses propres œuvres à la ville de Dinan et fait don de sa propriété, La Grande Vigne, qui abrita l’atelier de Méheut dans les années 40.

La chasse à courre, décor du paquebot Sologne, 1954 119,5 x 223 cm (avec cadre) Coll. musée Mathurin Méheut, Lamballe © musée national de la Marine/A.Fux © ADAGP, Paris, 2012

Parmi les arts appliqués, Mathurin Méheut travaille la céramique, avec l’atelier Henriot à Quimper, avec la Manufacture nationale de Sèvres, et avec Villeroy et Boch à Mettlach (Saxe), dans les domaines de la vaisselle de table et de création, sur des pièces sculptées originales, éditées en série ou parfois unique. Pour l’Exposition Coloniale de 1931, l’artiste sort de son répertoire et livre 8 vases décorés de scènes exotiques, et en 1932, il imagine les assiettes du service de table du restaurant Prunier à Paris. Méheut étend son travail au décor du restaurant, à la fabrication de cendriers publicitaires, à l’illustration des menus et au livre de recettes édité par Madame Prunier à Londres.


Mathurin Méheut (1882-1958) Femmes de Saint-Cado Gouache et crayon gras sur papier, 31 x 45 cm Coll. musée Mathurin Méheut, Lamballe © Rousseau, Grand Angle, Lamballe © ADAGP, Paris, 2012

Reconnu comme artiste-décorateur, il est appelé par la firme Heinz à Pittsburgh (États-Unis), pour laquelle il conçoit une fresque de 80m de long
pour l’auditorium du siège.

À l’occasion de l’Exposition de 1937, l’artiste décore les trois pignons à fresque du bâtiment de la Bretagne, aujourd’hui disparu.

Mathurin Méheut (1882-1958) Le Printemps, les sardiniers 1921 Gouache sur papier, 140 x 144 cm Coll. particulière © musée national de la Marine /A.Fux © ADAGP, Paris, 2013

Entre 1942 et 1946, il exécute avec Yvonne Jean-Haffen une décoration singulière, sur les pas des dinosaures, pour l’Institut de géologie à Rennes, se rendant au museum, au zoo, et sur des sites naturels pour mieux étudier animaux et végétations préhistoriques.

Il sera sollicité par des écrivains de renom pour illustrer leurs ouvrages : dont Pierre Loti pour Pêcheurs d’Islande, Anatole Le Braz pour La Légende de la mort, ou encore Roland Dorgelès pour Les Croix de bois, comme par des éditeurs (Arthaud, Horizons de France, Les Flots bleus, Alpina ou Aubert).

Tout au long de sa vie, Mathurin Méheut a travaillé pour les grandes compagnies maritimes : décoration de paquebots, du décor intimiste de cabine aux grandes fresques murales des salles à manger, et si peu de ces décors de navires ont survécu, les esquisses et les photographies d’époque rendent compte de l’importante production de Méheut.

Mathurin Méheut (1882-1958), du 27 février au 1er septembre 2013 au musée de la Marine (Palais de Chaillot), 17, place du Trocadéro 75116 Paris, 01 53 65 69 53 métro Trocadéro, bus 22, 30, 32, 72, 82, batobus Tour Eiffel (en saison), ouvert lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 11 à 18h (fermeture des caisses à 17h15), samedi et dimanche de 11 à 19h (fermeture des caisses à 18h15), fermé le mardi et le 1er mai, 10€, tarif réduit 8€, tarif 7–18ans : 5€, tarif3–6ans 2€.

Vous retrouverez dans les articles 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z et 2013 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions déjà annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans les articles Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris, et CALENDRIER 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avions établi notre sélection, pour Paris, des meilleurs catalogues des expositions 2012, en vous indiquant en plus les nominés, et les primés au Prix CatalPa 2012 pour les catalogues des expositions de Paris.

Nous procéderons de la même manière en 2013, avec Paris 2013 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

André Balbo

sources : musée national de la Marine, Mathurin Méheut