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Parmigianino

Dernière mise à jour : vendredi 28 avril 2017, par Expositions

Au Louvre, du 17 décembre 2015 au 15 février 2016, 65 chefs-d’œuvre : les dessins de cet artiste de Parme, maître italien surdoué du maniérisme.

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Francesco Mazzola (1503-1540), dit Il Parmigianino (Le Parmesan pour les Français, ou Parmigiano), a été, parmi les maîtres italiens du maniérisme entre 1520 et 1540, le tenant du style de la grâce et de la vénusté.

Né à Parme le 11 janvier 1503, et mort à Casalmaggiore le 24 août 1540, ce peintre italien de la Renaissance a incarné le début du maniérisme, et, aux côtés du Corrège, qui le précédait chronologiquement de peu, le plus haut niveau d’excellence, le sublime de l’art émilien.

Avec un fonds riche de plus de 180 dessins, le musée du Louvre détient la plus grande collection d’études de sa main.

Saint Roch un genou à terre implorant le ciel

Il comprend notamment :
Saint Jérôme assis chez un arbre ;
Madone avec l’Enfant et le jeune saint Jean-Baptiste ;
Marsia ;
Jupiter et Antiope ;
Étude de putti ;
Étude de garçon ;
Sainte Famille avec un ange ;
Étude de canéphores pour la Steccata ;
Homme assis sur une bateau ;
Tête de chien ;
Étude d’homme nu assis ;
Madone et cinq saints ;
Scène mythologique ;
Deux putti en vol ;
Sainte Cécile qui joue le violon ;
Homme assis sur une savonarola.

Une sélection de 65 dessins de ce fonds, des chefs-d’œuvre, était présentée lors de cette exposition au musée, accompagnés d’une peinture.

Tête de chien

Suivant l’artiste de Parme à Rome (1524-1527), de Rome à Bologne (1527-1530) et de Bologne à Parme de nouveau, l’exposition permettait d’admirer ses diverses manières de dessiner, depuis sa prime jeunesse jusqu’à ses dernières années, et de montrer comment, toujours en quête de la perfection, il fut fiévreusement, et jusqu’à l’inquiétude, un génie de la transcendance.

Le jeune Parmigiano, orphelin avant ses 3 ans, sera élevé par ses oncles paternels, également peintres. Ses talents multiples se révèlent bien vite, tant pour le dessin ou la peinture, qu’en musique.

En dessin, il prend pour modèle les artistes les plus novateurs (Titien, Pordenone, Dosso Dossi), et bien sûr Raphaël. Enfin, il imita les formules souples, sensuelles et solaires de Corrège, peintre aussi de Parme, et le plus engagé dans les idéaux de la Renaissance.

Le caractère de Parmigianino en fait un perfectionniste souvent insatisfait, bouillonnant de projets, griffonnant de façon incessante, et à qui il arrive... de ne pas aboutir certaines œuvres. Cela le mènera même brièvement en prison et le poussera aussi à la fuite.

Tête d’une enfant. Sanguine, estompe. Inv. 6445bis. Par sa technique, ce dessin s’apparente aux études de putti pour les fresques de San Giovanni Evangelista, à Parme. L’expression représentée ici est celle de la pudeur.

Ses dessins seront immédiatement objets de collections, et leurs origines seront aisément traçables, passant de collectionneur à collectionneur. Initialement sur des feuilles un peu plus grandes que des A3, ils seront fréquemment découpés, segmentés, et conservés précieusement. Au total, un millier de ses dessins auraient été répertoriés.

À la suite du sac de Rome en 1527, le maniérisme se développe. L’art prend modèle sur l’art. Les corps se tendent. Les torsions et distorsions aussi. Parmigianino sera le génie précoce du maniérisme, de cet art en cascade.

Une autre de ses caractéristiques est de capter en temps réel les tendances et les styles et d’être un véritable buvard des styles et talents qui l’environnent... ou même dont il a simplement entendu parler.

Il s’approprie ainsi le côté novateur du style de Corrège, ou la technique extrêmement récente de la sanguine, que le grand Léonard ne pratique que depuis 1475, Michel Ange depuis 1500, et Raphaël, figure tutélaire, en 1515. Parmigianino l’applique dès 1520.


Scène mythologique : le Triomphe de l’Amour ? Plume et encre brune, lavis brun, sur une esquisse à la pierre noire. À gauche, Cupidon, fils de Vénus, est porté en triomphe par des amours ; à droite, sous les trois Grâces, sont enlacés Vénus et Mars (?).

Il est aussi un précoce peintre à fresques, développe une capacité exceptionnelle tant à la contraction qu’à l’ellipse, prolonge les perspectives, et déplace avec talent et originalité dans l’espace le corps de ses personnages (prédilection bien entendu pour les putti). Et les corps sous sa plume subissent ainsi les élongations et étirement propres à l’époque.

On a pu aussi observer dans cette sélection de dessins dont la présentation est chronologique, que ses personnages accompagneront son âge : visages poupons et enfantins de ses années d’artiste précoce, âge adulte, etc...

Enfin, Parmigianino possède une mémoire visuelle phénoménale, et l’on remarquera aisément par exemple ce que sa tête de chien doit au trait de Dürer.

La nature ne se doit d’être vu que par le prisme d’une culture...

Remarquons aussi que la feuille de dessin est le lieu de la réflexion et de la création par excellence. On y dessine, mais l’artiste y porte aussi au bout de sa plume des vers, des notes de musique, d’autres idées qui nichent dans les espaces laissés libres, d’autres positions pour les personnages, même si elles sont paradoxales voire incompatibles avec celles qui les précèdent.

Parmigianino se passionna aussi pour la gravure. La décollation de Saint Paul présentée en atteste, avec le port à gauche du sabre du bourreau, prêt à être inversé à l’image de l’estampe.


Le Martyre de Saint Paul et la condamnation de Saint Pierre devant Néron. Plume et encres brunes, lavis brun, rehauts blancs au pinceau (oxydés). Dessin pour une composition gravée par Gian Giacomo Caraglio et par Antonio da Trento.

Deux dessins très franchement érotiques, hors de toute protection formelle que la mythologie offrait alors souvent aux artistes, figuraient aussi dans cette exposition. À usage personnel ou amical, peut-on facilement imaginer. La sanction aurait été particulièrement lourde à cette époque.

Chefs-d’œuvre des dessins du Parmigiano, du 17 décembre 2015 au 15 février 2016, au musée du Louvre, Pavillon Mollien, 75001 Paris 01 40 20 53 17. www.louvre.fr.

Tête de jeune homme (détail)

Lire aussi : Toutes les expositions 2016 au musée du Louvre.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

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Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
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Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, musée du Louvre

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