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Le Canard sauvage, Ibsen au Théâtre National de la Colline

mercredi 22 novembre 2017, par Denis

Mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig, du 10 janvier au 15 février 2014. De retour dans sa ville natale, un jeune idéaliste se retrouve mêlé aux affaires d’une famille où, derrière la façade d’un foyer apparemment heureux, les secrets des uns et des autres abondent.

De retour dans sa ville natale, un jeune idéaliste se retrouve mêlé aux affaires d’une famille où, derrière la façade d’un foyer apparemment heureux, les secrets des uns et des autres abondent. Pour le jeune homme en quête d’absolu, la vérité doit éclater mais celle-ci remettra en cause les fondements mêmes de la famille et signera le glas des illusions.

Dans le face-à-face entre Gregers l’idéaliste, qui veut rétablir la vérité dans le monde, dût-il le mettre à feu et à sang, et Hjalmar, qui a choisi le confort de la compromission et du “mensonge vital”, on retrouve les contradictions chères à Ibsen. Mais elles s’enflamment ici avec une violence meurtrière, scandaleuse : c’est une adolescente qui les prend de plein fouet.
Plus ambigu que jamais, Ibsen renvoie dos à dos les adversaires, et fait trembler le réalisme de sa pièce en lui inventant un arrière-plan étrange : une forêt reconstituée dans un grenier, avec une basse-cour en guise de faune... C’est là que la jeune Hedwig et son grand-père trouvent refuge. S’agit-il d’une dérisoire tentative de compensation ? Ou cette extravagance hors normes a-t-elle à voir avec ce que le rêve, l’imagination (le théâtre) peuvent sauver de la réalité ?

Pour Stéphane Braunschweig, la pièce dévoile la précarité des bases sur lesquelles se construisent les existences normales. Cette vulnérabilité, c’est peut-être ce qui nous rend proches les personnages d’Ibsen : l’effort qu’ils font pour défendre leurs fragiles édifices (de vie, de rêve ou de pensée) ne peut les protéger des soubresauts du réel.

Avec
Suzanne Aubert, Christophe Brault, Rodolphe Congé, Claude Duparfait, Luce Mouchel, Charlie Nelson, Thierry Paret, Chloé Réjon
et la participation de Jean-Marie Winling


Rendez-vous au Théâtre de la Colline

Adresse

15, rue Malte Brun, 75020 Paris

Horaires

Du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30


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