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Sergent Jean-Luc Pierron, Pompier

Dernière mise à jour : mardi 2 juillet 2013, par Nicole

Qui n’a jamais eu envie en passant rue de Sévigné, de rentrer dans la caserne de l’Hôtel de Chavigny ? On aperçoit par une fenêtre le centre d’appel et par la grande porte une grande cour (appelée la cour du 7) où sont rangés sous un grand auvent les camions rouges. Moins connue il y a une seconde cour plus grande (appelée la cour du 9) avec une jolie la façade (en savoir plus sur l’Hôtel de Chavigny). C’est la plus ancienne caserne de Paris (1812) et, depuis 1894, le siège de la 11ème Compagnie.

On y trouve treize appartements (pour les gradés qui le désirent) et de nombreuses chambrés (2 ou 4 personnes) où logent les pompiers. 107 pompiers y travaillent et restent de 3 à 6 ans en général.

Le Sergent Jean-Luc Pierron est presque une exception. Il est arrivé rue de Sévigné à 18 ans et y a finit sa carrière de pompier en août 2000. Un mois par an, il prend des gardes et c’est pour cela que j’ai pu rencontrer et discuter avec ce bien jeune retraité de 35 ans (avec comme toile de fond les préparations pour le bal, l’entraînement pour le défilé aérien du 14 juillet et les nombreuses et variées sonneries d’alarme).

Tous les pompiers participent à la vie de la caserne. On n’y pense pas, mais il y ni femmes de ménages, ni de cuisiniers il n’y a que des pompiers ! Alors quand on reçoit son affection de la journée (de 24 heures renouvelables 3 fois) on peut se retrouver à la cuisine, au nettoyage.. et au feu.

C’est dans cette caserne et notre quartier que Jean-Luc a passé une grande partie de sa vie professionnelle. S’il aime les vieilles pierres, il ne connaît quasiment pas les habitants du quartier car comme la plupart des pompiers il vit en Province (d’ailleurs les habitants du Marais ne connaissent pas non plus les pompiers). Il est pompier professionnel du chef-lieu de son département (homme de rang) et pompier volontaire de sa ville (officier) et pompier militaire à Paris (sous-officier).

Jean-Luc Pierron c’est un VRAI pompier. « C’est dans ce grade de Sergent que j’ai trouvé les plus grandes satisfactions ». Il est chef d’agrès dans l’ambulance des premiers secours. Il est le premier arrivé sur les lieux d’un feu et élabore la mise en œuvre des sauvetages et des premiers moyens hydrauliques. Il émet son diagnostic pour le deuxième engin avec le Sergent Chef qui complète l’intervention. Jean-Luc Pierron aime son travail car « quand on se réveille on ne sait jamais ce qu’il va nous arriver ». En plus nous sommes dans un quartier très technique à cause des vieux immeubles.
Jean-Luc a eu la chance de ne pas avoir de décès comme pendant le « gros feux » de la rue Beaubourg en 1982 où un pompier de Sévigné est mort. Mais il pense encore souvent à l’intervention de la rue de Turenne (il y a quelques années) où les pompiers appelés pour un feu ont subi une explosion de gaz dans les caves. Quatre pompiers étaient blessés et pour les pompiers un engin qui revient avec des absents c’est très difficile. Car les liens entre les pompiers face au danger sont forts et on compte énormément les uns sur les autres. On est pompier et les copains sont aussi pompiers. Avec l’âge vient le respect. Un pompier « âgé » a automatiquement plus d’expérience. L’entraînement est très physique avec de la course à pied et divers exercices tous les jours, dont celui de la planche (seriez vous capables de refaire ça ?).

Je vais être obligée de vous parler de l’uniforme des pompiers et de son effet sur les femmes (et les hommes, enfants..). D’abord cet uniforme c’est un considérable prestige. Il est respecté, vérifié et soigné. Quand on croise des pompiers, on voit souvent plus l’uniforme que la personne. Et même quand ils ne portent pas l’uniforme et qu’ils disent qu’ils sont pompiers (bien sûr) ils font toujours de l’effet ! On raconte aussi que de nombreuses histoires (d’amour) commencent le soir du bal du 14 juillet. Alors si vous voulez voir les 107 pompiers de la caserne venez donc pour le bal du 14 juillet ils sont tous consignés !
Merci aussi beaucoup au Capitaine Trohel (Commandant d’Unité) qui m’a permis de visiter la caserne. A la planche le sapeur 1ère classe Mikael Debain

- PC de la 11ème Compagnie
- Centre de Secours de Sévigné
- 7, rue de Sévigné 75004 Paris
- Tél. 01 44 61 50 28

Illustration par Sophie Jansem

Adresse

7, rue de Sévigné 75004 Paris

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Messages

  • bonjour
    En 1950 mon Père était pompier dans cette caserne nous y étions logé
    sous les toits coté rue de Sévigné .Il y à 2ans j’ai pu visiter la caserne ,j’ai eu l’autorisation de servir de guide au pompier m’accompagnant.
    Mes souvenirs sont intacts presque rien a changé, (il faut dire que j’avais 5 ans à l’époque) et le 14 juillet 1950 je n’ai pas pu y participer (trop jeune).
    jc.Bord

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