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Angélique Cottin : la fille électrique

En 1846, une jeune fille de bonne famille, Angélique Cottin, étonne la communauté scientifique qui se rend régulièrement dans son appartement du troisième arrondissement pour assister, médusée, à ses pouvoirs pour le moins surnaturels. Celle-ci avait le pouvoir de déplacer les meubles. Et ceci sans les mains ! Un don assez pratique. Moi qui ai récemment aidé une copine à déménager, j’aurai adoré connaître une fille électrique. Y’a un marché…

Paris s’intéresse à Angélique et le terrain sera prêt pour que le spiritisme s’abatte sur la capitale. Tout le monde y va de ses soirées tables tournantes. Même le grand Victor Hugo s’amusait à inviter des médiums dans son hôtel de la Place des Vosges. Il organisait des soirées autour d’Alexis Didier, un jeune garçon dont les dons de clairvoyance lui permirent de faire fortune en Angleterre.

Une petite anecdote, rien que pour le plaisir : un sceptique du nom de Seguelier voulut mettre les capacités d’Alexis Didier à l’épreuve, et le défia de décrire son domicile. " Votre cabinet est encombré de papiers, de rouleaux de tabac, de dessins et de petites machines. Sur votre bureau se trouve une jolie petite pendule. " Séguier rétorqua qu’il n’avait jamais possédé un tel objet et retourna chez lui, convaincu du bien-fondé de son scepticisme. Or quand il rentra, il s’aperçut que sa femme lui avait acheté une pendule ce jour-là et qu’elle l’avait posée sur son bureau.

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