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Paris
  

Charlie Hebdo incendié

Entre les catholiques intégristes qui tentent d’empêcher la tenue du spectacle de Romeo Castellucci, « Sur le concept du visage du fils de Dieu », au 104, et l’incendie criminel qui a frappé cette nuit les locaux de Charlie Hebdo, on peut se demander où en est la liberté d’expression.
Peut-on parler de tout en France ?

Dernière mise à jour : mercredi 2 novembre 2011,    par: Adele

Tout le monde condamne cet acte violent, commis dans les locaux de Charlie Hebdo, journal satirique qui a publié ce matin, Charia Hebdo avec Mahomet en couverture. Les locaux, Boulevard Davout dans le 20e arrondissement de Paris, ont été incendiés dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 novembre.

« Sur Twitter, sur Facebook, on a reçu pas mal de lettres de protestation, de menaces, d’insultes », a expliqué Charb, le directeur de publication du journal.

Les réactions de condamnations sont unanimes ; quelque soient les partis politiques, tout le monde est indigné.
Les condamnations et les messages de soutien se multiplient, Nicolas Demorand, directeur de la rédaction de Libération, a même proposé d’héberger les journalistes du journal pour que ce Charlie Hebdo puisse paraître.

Bertrand Delanoë a condamné sur BFM-Tv, « avec la plus grande fermeté un acte violent contre la liberté d’expression. On peut ne pas être d’accord avec le numéro de Charlie Hebdo aujourd’hui. Mais nous sommes dans une société qui a besoin de liberté d’expression, et tout acte violent pour mettre en cause cette liberté doit être condamné avec la dernière fermeté. C’est absolument inadmissible »

Pour Frédéric Mitterrand, « Les intimidations dont a fait l’objet Charlie Hebdo ces derniers jours et l’attaque de sa rédaction dont le journal a été victime cette nuit sont intolérables. Il n’y a pas de démocratie sans irrévérence, sans parodie ou sans satire ».