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Cognacq-Jay : fabuleuse collection de Boîtes en or et objets de vertu

Dernière mise à jour : vendredi 24 mars 2017, par Expositions

Jusqu’au 6 mai 2012

Ernest Cognacq n’a pas lésiné lorsqu’il a légué à ce musée cette splendide et rare collection de quelque 240 boîtes et « objets de vertu ». Cette expression mystérieuse, et à mort désuète, est donnée à un ensemble de menus bibelots précieux, remarquables par leur diversité et leur qualité : boîtes, tabatières, drageoirs, bonbonnières, boîtes à mouches, étuis à cire à cacheter, étuis à tablettes à écrire, nécessaires à ongles, flacons à sels, j’en passe, dont certains qu’il ne faudra pas oublier.

Source de convoitise et de contemplation sans pareille, les objets de vertu sont le fruit d’un travail d’exception (souvent orfèvrerie, joaillerie). De dimension petite ou moyenne, ils séduisent par leur raffinement et leur charme absolu.

Au-delà de leur esthétisme remarquable, les objets de vertu incarnent une symbolique, l’appartenance à un statut social ou une marque de distinction provenant de la haute classe. Ces chefs-d’œuvre de virtuosité et de technique valorisent la quintessence de l’art décoratif, et furent signés par les artisans d’art les plus remarquables du XVIIIe siècle.

Ils sont aussi appelés « objets de haute curiosité », et rivalisent de raffinement et d’ornementations luxueuses, parfois surmontés de miniatures romanesques. Ils étaient bien entendu destinés à une clientèle riche et érudite, ce qui en fait un thème de collection extrêmement coté chez certains snobs et nouveaux riches, ce qui ne les dévalorisent en rien.

À l’occasion de la parution du "Catalogue raisonné des Boîtes en or et objet de vertu", le musée Cognacq-Jay expose cette riche collection qui est, en toute simplicité, et toute modestie bue, l’une des plus importantes de tous les musées français.

Dès le XVIIIe siècle, ces chefs-d’œuvre de l’orfèvrerie, en or, enrichis de pierres dures ou précieuses (le plus fréquemment de diamant), d’émail, de porcelaine, d’ivoire ou de nacre, faisaient l’objet de marques d’orgueil et de convoitise…

Si leurs formes les plus courantes sont rondes, carrées ou ovales, elles sont parfois étranges, pouvant prendre par exemple l’apparence d’un dromadaire, d’un tatou, d’une jambe ornée d’une fine jarretière en or, d’une tête de bébé emmailloté, d’un violoncelle… ou d’un pistolet. Celui de la collection Cognacq est l’une des œuvres les plus amusantes avec son mécanisme qui, quand on tire, fait surgir la pomme du vaporisateur au cœur d’une tulipe en or émaillé. L’orfèvre Jean-François Bautte (1772-1837) s’en était fait une spécialité.

L’usage de ces boîtes en or et objets de vertu, participant aux rituels de la vie quotidienne, témoigne des pratiques de la sociabilité au Siècle des Lumières : le tabac, les modes cosmétiques, la séduction, le jeu, ou pire encore…

Qu’ils soient à usage domestique ou de cadeaux, il s’agit en général d’objets précieux, et le XVIIIe fut leur siècle d’or. Fin XIXe et début XXe, Peter Karl Fabergé et Alfred Cartier renouvelleront cette mode (ou cette délicieuse manie), et l’on assistera alors à un regain de passion pour ce type de petits bijoux, sous les traitements que leur apportèrent les styles de l’Art nouveau et de l’Art déco.

Au fil d’un parcours qui met bien en lumière cette collection, les techniques de fabrication sont expliquées en détail, et les orfèvres européens les plus talentueux sont mis à l’honneur. L’exposition présente cette exceptionnelle sélection fourmillant de pièces rares et luxueuses, et d’objets pleins de fantaisie, l’ensemble soutenu par une iconographie symbolique et suggestive de dessins et de gravures notamment.

5 ou 3,50€, gratuit pour les enfants de moins de 13 ans, 2,50€ de 13 à 26.

Des visites-conférences ont lieu à 11h les samedis 10, 17, 24, 31 mars, et 7, 14, 21, 28 avril 2012.

Visites d’ateliers d’orfèvrerie (renseignements et réservations au 01 40 27 07 21).

Visite-conférences pour groupes : à la demande et sur réservation au 01 40 27 07 21

Pour les enfants

Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates.

David méditant devant la tête de Goliath, d’Orazio Gentileschi, huile sur lapis-lazuli, exposition Artemisia

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Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Nous tentons aussi de vous les présenter chaque mois : Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Septembre, Octobre, Novembre...

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons la sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012. Celui de cette exposition en fait partie.

André Balbo

sources : Ville de Paris, musée Cognacq-Jay, l’agora des arts, anticstore

Adresse

8 Rue Elzévir 75003 Paris