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DERNIERS JOURS ET NOCTURNES pour découvrir le Robot, tous les robots… au Cnam

vendredi 6 octobre 2017, par André Balbo

Il ne reste plus qu’une semaine aux passionnés de robotique pour découvrir l’exposition Et l’Homme… créa le robot qui fermera ces portes le 3 mars.

Poussé par le succès qu’a rencontré cet événement, le Musée des arts métiers ouvre ses portes jusqu’à minuit lors de deux nocturnes exceptionnelles les vendredi 1er et samedi 2 mars 2013.

Le vendredi 1er mars, un médiateur propose des démos exceptionnelles des robots de loisir Nao, Aibo et Pleo à 18, 19, 20, 21, 22 et 23h.

Attention ! Cette exposition, fort bien faite, est plus largement intéressante que sa communication ne le laisserait supposer en mettant en avant les boîtes de conserves qui font de la figuration intelligentes dans les films de la série des Star Wars de George Lucas… Merci Monsieur Bruno Bonnell !

Vous y trouverez 60 films, 120 objets, chacun très élaboré, sur quelque 500m2, touchant aux grands domaines de la robotique que sont les milieux hostiles, les grands fonds, l’astronomie, le nucléaire, la défense, la médecine, le sauvetage, etc, etc.

Des visites thématiques pédagogiques gratuites sont organisées régulièrement.

Établissons tout d’abord un distingo entre automates et robots. Les automates existent depuis bien longtemps. Souvenons-nous des prêtres égyptiens cherchant à tromper leur peuple avec des divinités articulées qu’ils faisaient surgir du roc et dirigeaient soudainement vers la foule...

Le robot a cela de plus que l’automate, qu’il entre en interaction avec son environnement et est capable de changement de comportement.

L’écrivain tchèque Karel Kapek inventa le mot "robota" en 1920 dans la pièce de théâtre Rossum’s Universal Robots, qui signifie le travail du serf. Et depuis maintenant près d’un siècle, les fonctions des robots sont demeurées des services que ceux-ci, quels qu’ils soient, se doivent de rendre à l’homme. Serf, servage, servitudes, la peur de la venue d’un Spartacus articulé et libérateur de ses frères reste encore assez présente.

Zones radioactives, infectées ou polluées, terrains minés ou placés sous le feu ennemi, espace ou abysses marins à très forte pression, températures difficilement supportables, voire atmosphères irrespirables d’autres planètes, sont autant d’environnements inhospitaliers, hostiles et inaccessibles à l’homme, des milieux dits « extrêmes », où la survie serait très vite limitée sans l’aide et le relais que peuvent nous offrir des robots qui prolongent nos intentions... et nos capacités, et sont capables de nous soulager de tant de tâches ennuyeuses.


© image : leschroniquesderorschach.blogspot.fr/

Mais si ces robots palliatifs sont en pleine expansion, ce fut, à l’origine, dans le domaine de l’industrie, notamment automobile, qu’ils se sont d’abord et le plus durablement installés.

Indirectement, Frederick Winslow Taylor (1856-1915) a servi leur cause. En diffusant ses idées dès 1903, cet ingénieur et économiste américain proposait « l’analyse et l’organisation scientifique du travail ». Expérimentés dans différentes usines, ses principes qui décomposent les tâches à accomplir en une suite de gestes élémentaires, à la durée chronométrée, à l’ergonomie et à l’efficacité optimisées, ont ouvert la voie à une large diffusion de la robotique dans tous les domaines de l’industrie.

En effet, en proposant de systématiser le recours à l’outillage, la suppression de tout geste humain inutile et l’organisation du travail en séquences, Taylor préparait ainsi à une mise en œuvre de la combinaison homme-machine.

L’Américain Ford sera parmi les premiers à appliquer les méthodes de Taylor à la production de sa Ford T, construite « à la chaîne » à près de 20 millions d’exemplaires entre 1908 et 1927.

En 1940, la société Westinghouse présente le robot sous trois formes : homme, femme, et chien. Très inspiré, le présentateur fait réaliser au robot, devant caméra, une prouesse : fumer ! Les temps changent.

Du rêve ancien de l’automate aux robots chirurgiens, les androïdes et autres êtres artificiels dévoilent tous leurs secrets dans l’exposition Et l’Homme créa... le robot, une exposition inédite dédiée aussi à celui qui peut apprendre, raisonner, interpréter, s’adapter et développer ses capacités : le robot !

D’où viennent-ils ? À quoi servent-ils ? Quel est le devenir de la robotique ? « Et l’Homme créa... le robot » propose une rencontre exceptionnelle avec quelques-uns de ces robots qui ont déjà investi notre quotidien, ou qui débarqueront bientôt dans notre futur proche.

Qu’ils soient utilisés dans l’industrie, le nucléaire ou la défense, domestiqués pour faciliter notre quotidien, capables d’analyse et d’émotion ou fantasmés dans la science-fiction, les robots fascinent par leurs capacités et n’ont pas fini de nous étonner !

Ce petit robot de la société Yaskawa, venu du Japon, qui n’a pourtant que 2 bras, saura prendre, grâce à ses 15 axes, quelque objet que ce soit avec la plus extrême des délicatesses. Après l‘expo, il sait déjà qu’il partira bosser en région nantaise dans l’industrie automobile.

La conception qui préside aux robots que nous inventons est étroitement liée à notre culture. Ceux des Japonais sont devenus extrêmement compétitifs dans l’aide, l’accompagnement de la personne. Est-ce parce que les Japonais jugeraient le temps passé avec les malades et les personnes âgées inutile et non rentable à terme ? Personne n’oserait proférer de telles énormités !

En revanche, ils seraient extrêmement en retard par rapport à la France, et plus largement à l’Europe et aux États-Unis, en ce qui concerne le développement de la robotique en milieux hostiles, au point qu’ils eurent à faire appel à nous sur ce terrain lors de la catastrophe de Fukushima.

L’exosquelette Hercule est aussi assez fascinant, facilitant pour un homme le transport d’une charge faisant 4 fois son poids. Très apprécié des pompiers, secouristes ou démineurs.

Quand on parle robot, la guerre n’est jamais très loin. Vous verrez à cette expo la télécommande, encore virtuelle, d’un repérage de région par des drones commandés en essaim. J’ai été extrêmement impressionné. Je précise que les ordres ne sont pas adressés à chacun des drones mais à l’essaim. Le nombre limite de vaisseau n’importe théoriquement pas... Il s’agit d’un projet de recherche (RB3D, de Telecom Bretagne, Inria Nancy, de Deev Interactive Brest et de Boston Dynamics).

Connaissiez-vous le petit Nao ? Roi du foot et de la bonne compagnie, il est programmable, robuste, sait se relever tout seul en cas de chute. Il est vrai qu’il est un peu petit : 90cm. Attendons un peu l’arrivée prochaine et annoncée de son jeune grand frère de 1,40m, Roméo.

Une occasion de découvrir l’origine et l’identité de ces automates, jouets mécaniques, aspirateurs, prothèses bioniques et autres bras articulés qui quittent usines et laboratoires pour occuper une place grandissante dans nos vies.

Et de percer les mystères qui se cachent derrière les « tin toys », petits robots en fer blanc ; l’humanoïde « Nao » ; les robots « Sherpa », utilisés dans les zones radioactives, « Victor » spécialisé dans l’observation marine ou « Reeti » capable d’exprimer des émotions...

« Et l’Homme... créa le robot », conçue et réalisée par le musée des Arts et métiers reçoit le parrainage de Bruno Bonnell. Et les collaborations de l’Ifremer, Aldebaran Robotics, Ciscrea, Eos Innovation, Gostai, Ottobock, Robopec, Robopolis, Schunk Intec, Science Fiction Archives, Yaskawa, Zig-Zag Production.

Et l’Homme... créa le robot, du 30 octobre 2012 au 3 mars 2013, au musée des Arts et métiers, temps d’attente estimé entre 1h et 1h30 min environ. 60 rue Réaumur 75003 Paris, du mardi au dimanche de 10 à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h30, 5,50 et 3,50€, métro Arts-et-Métiers.

Vous retrouverez dans les articles 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z et 2013 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions 2012 et celles de 2013 déjà annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans les articles Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris, et Calendrier 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Nous tenterons aussi de vous les présenter chaque mois , à partir de Février 2013.

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avions établi notre sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012, celui de cette exposition en faisait partie, en vous indiquant en plus les nominés, et les primés au Prix CatalPa 2012 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Nous procéderons de la même manière en 2013, avec PARIS 2013 : les meilleurs catalogues d’expositions de Paris.

André Balbo

sources : visite, musée des Arts-et-Métiers

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