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Dragon Tattoo par Leïla

Dernière mise à jour : jeudi 11 juin 2015, par Nicole

Le métier de tatoueur n’est pas reconnu, et n’importe qui peut ouvrir un studio de tatouage. Le plus souvent les tatoueurs se déclarent artistes, graphistes ou illustrateurs.

Leïla étudiait la publicité quand elle a rencontré son mari tatoueur. Elle ne connaissait rien au monde des tatouages mais adorait dessiner et apprend le métier avec lui en s’installant place du Bourg Tibourg.

Elle était à l’époque une des rares femmes tatoueuses sur Paris. La plupart du temps c’était les hommes qui tatouaient. Elle a du travailler dur pour être acceptée dans ce monde bien fermé. Puis, elle emménage sa propre boutique, Dragon Tattoo, dans la rue du Roi de Sicile où je l’ai rencontrée. Elle ne travaille qu’avec des filles car elle pense qu’elles ont plus de douceur et de légèreté dans la main (mais elle a du mal à en trouver).

Il faut d’abord savoir que le tatouage est un pigment qui s’incruste dans la peau de manière définitive. On peut bien-sûr l’enlever, mais Leïla recommande de consulter un dermatologue qui utilisera un laser pour le retirer. Les tatoueurs utilisent des aiguilles prêtes à tatouer ou alors soudées "maison" avec pour chaque tatoueur son savoir-faire secret. Leïla utilise des aiguilles "maison" et Aurore qui travaille avec Leïla utilise les deux types d’aiguilles. Bien sûr, les aiguilles sont changées après chaque utilisation. Leïla ne travaille qu’avec du matériel jetable ou stérilisé, car "tout doit être irréprochable". Ici pas de publicité, pas de site internet, tout fonctionne par le bouche à oreille.

Ensuite il faut choisir son motif. Certains savent exactement ce qu’ils veulent et où ils le veulent. On tatoue partout sauf les plantes des pieds, paumes des mains, aisselles et dessus des mains (c’est sur les côtes, les dessus de pied et le ventre que ça fait le plus mal). Ils doivent d’abord choisir un style puis Leïla propose les motifs, parfois en exclusivité.

Pour faire un tatouage il faut avant tout un bon feeling avec son tatoueur. Leïla aime discuter beaucoup avec ses clients (moyenne d’âge 30 ans) : "on a toujours des tas d’idées et de réflexions à n’apporter réciproquement ". Elle vérifie aussi (surtout s’ils sont jeunes) leur motivation. Ensuite le tatouage c’est un peu comme une drogue, quand on commence on en veut toujours un autre, et ça coute quand même 80 euros le tout petit tatouage ! Elle passe aussi beaucoup de temps à rattraper les tatouages ratés réalisés par des studios de tatouages qui jouent avec les prix.

Alors si vous avez encore peur vous pouvez encore attendre comme cette femme qui s’est fait faire son premier tatouage à 73 ans (un colibri) !
Niveau hygiène stricto sensu les aiguilles sont à usage unique !

Merci à Aurore et Leïla (qui percent) ainsi qu’aux clients Julie et Vitali qui ont accepté très gentiment que je les photographie.

En images

Adresse

20 rue du Roi de Sicile 75004 Paris

Horaires

Ouvert du Mardi au Samedi de 11h à 19h non stop


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