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Edith Piaf, l’exposition

Dernière mise à jour : mardi 24 avril 2018, par Expositions

Du 14 avril au 23 août 2015, et à l’occasion du centenaire de sa naissance (19 décembre 1915), la BnF consacrait une grande exposition à Édith Piaf.

Des centaines de documents de toute nature (son, image, écrit) évoquaient le destin de cette chanteuse des rues, de l’une des voix les plus célèbres de la chanson française, idole populaire devenue icône internationale.

Présentation de l’artiste

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« Allez, venez Milord... », « Non, rien de rien, non, je ne regrette rien... », « Si un jour la vie t’arrache à moi... », les chansons d’Édith Piaf sont dans toutes les mémoires. Quelques mesures, quelques mots suffisent à faire surgir chacune de ces ritournelles.

Sa voix saisissante, sa vie si contrastée, si pleine d’aventures tumultueuses, d’amants, de grands amis, et de rebondissements, son répertoire sentimentalement universel, et socialement déchirant, ont contribué à transformer cette petite chanteuse des rues de 1,47m, surnommée à ses débuts "la Môme Piaf", en une immense vedette reconnue du music-hall (en Europe comme aux États-Unis principalement, mais, et c’est nouveau, en Asie également), et en l’une des figures majeures de la culture populaire française célèbre dans le monde entier.

Piaf a laissé dans les mémoires la petite silhouette noire d’une femme, un incroyable talent, une énergie et un optimisme, presque à toute épreuve. Elle passa sa vie en tournées (Europe, Canada, États-Unis, Amérique du Sud), écrivit de sa main 87 chansons (dont la Vie en rose), à une époque où la Sacem, avant de les répertorier, faisait passer aux artistes un examen d’auteur, ou de mélodiste.

Née d’une mère chanteuse de rues, d’origine partiellement berbère marocaine, qui se produisit notamment au Chat noir, et d’un père artiste circassien, contorsionniste et antipodiste, c’est-à-dire jonglant avec des objets sur les pieds, Édith Piaf, née Édith Gassion, aurait même eu des ascendants appartenant au monde du spectacle depuis deux générations.

Après une enfance transbahutée de grand-mère en grand-mère, et de grande misère en minables spectacles de rues, elle sera découverte par Louis Leplée, gérant de cabaret, qui deviendra son premier Pygmalion.

Plusieurs films longs métrages ont été faits avec plus ou moins de réussites sur sa vie romantique et certaines de ses liaisons les plus glamoureuses.

Édith Piaf a su inspirer tout au long de sa vie artistique de nombreux jeunes talents, de jeunes compositeurs ou interprètes qui réalisèrent par la suite eux-mêmes de brillantes carrières : Georges Moustaki, Charles Aznavour, Yves Montand, les Compagnons de la chanson, souvent grâce à sa réelle implication à leur réussite, devenant à son tour une incroyable "Pygmalionne".

De santé fragile, souffrant longtemps d’addiction à la morphine (ce qui lui était insupportable), ayant subi de multiples opérations chirurgicales (4 accidents de voiture en tournée l’avaient littéralement brisée), et souffrant de polyarthrite rhumatoïde, elle devait s’éteindre à Grasse, à l’âge de 47 ans, d’une rupture d’anévrisme.

Avec Marcel Achard et Orson Welles à Orly.

À ses obsèques au Père-Lachaise, auxquelles plus de 40 000 personnes, dont Marlène Dietrich, assistèrent, Wikipédia écrit que la foule hystérique déborda le service d’ordre. Il y eut bousculade, au point que Bruno Coquatrix tomba dans la fosse, et que des jeunes se hissèrent en haut des mausolées environnants.

L’exposition

L’exposition de la Bibliothèque nationale de France, qui demanda un an plein de préparation, nous faisait découvrir ou redécouvrir une Piaf par les notes, les images, et les mots qui avaient participé à faire d’elle une légende.

D’entendre ses chansons, d’en regarder certaine filmées, fascinait pour leur puissance émotive. On ne pouvait que constater l’immense place qu’elles occupent encore dans l’histoire culturelle et dans la mémoire collective.

Le visiteur retrouvait ainsi les visages et les moments importants de la vie et la carrière de la chanteuse. Il était aussi invité à la voir sous différents angles. Comment la fille de
saltimbanques était-elle devenue l’emblème du peuple ? Par quel miracle continue-t-elle aujourd’hui encore à être portée par la foule de ses admirateurs, célèbres ou anonymes ?

Comment une simple chanteuse réaliste avait-elle pu se métamorphoser en une artiste unique, planétaire et adulée ? Comment, par ses chansons et ses amants, a-t-elle pu incarner toutes les couleurs de l’amour, du plus tragique au plus joyeux, du plus soumis au plus décomplexé ?

Il n’était tenu aucune comptabilité de ses amants, n’évoquant certains d’entre eux que par leurs prénoms et leurs signes astraux (Piaf était très croyante, en beaucoup de choses, et bien plus encore superstitieuse, demandant dès la première rencontre à tout un chacun son signe).

L’exposition montrait également quels rôles avaient joué la radio, le disque, et la presse dans l’émergence du talent de Piaf, jusqu’au jour où, l’art et les médias, le cinéma, le théâtre (avec Cocteau et Marcel Achard), et la télévision, s’étaient emparés d’elle et en avaient fait une légende.

L’exposition puisa principalement dans les collections de la BnF, grenier parfois méconnu de la culture populaire, et présenta aussi bien des photographies, lettres (même Roland Barthes était convoqué avec "Chansons populaires du Paris d’aujourd’hui"), affiches, disques, enregistrements sonores et extraits de films, magazines (elle fut très présente aussi dans la presse du cœur et du scandale), objets souvenirs que la célèbre petite robe noire, suspendue dans les airs.

Ces documents étaient complétés par des ressources provenant notamment de sa secrétaire, de l’Institut national de l’Audiovisuel, et de l’Association des amis d’Édith Piaf, un petit musée en appartement dans le XIIe à Paris recevant sur rendez-vous.

Devenue une véritable icône, Édith Piaf avait toujours gardé une liberté et une simplicité étonnantes. L’exposition tenta de préserver cette tonalité un peu rebelle, décalée, moins conventionnelle de Piaf, et de ne pas oublier que pour elle la célébrité n’avait que peu d’importance face à l’incandescence de la scène. Que l’argent et le confort pesaient vraiment peu par rapport à l’amant du moment et aux amis. Et que le chagrin le plus noir pouvait toujours être dissipé par un grand éclat de rire, un grand « J’m’en fous pas mal », qui concluait d’ailleurs le parcourt de l’exposition... à côté du César et de l’Oscar confiés par Marion Cotillard, et obtenus pour son interprétation dans "La Môme".

Piaf, dont la célébrité était planétaire et qui avait enregistré 413 chansons, est morte ruinée et sans famille. Ses seules héritières furent les 2 sœurs de Théo Sarapo. Et ses dettes ne furent progressivement comblées que par le truchement du versement de royalties.

Un audioguide (en français, anglais, espagnol et japonais), avec 50 chansons enregistrées, était proposé, et un karaoké attira les plus aventureux. Jamais la BnF ne s’était lancée aussi loin dans le son pour une exposition !

Le commissaire général de cette exposition était Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle, et Bertrand Bonnieux, conservateur au département de l’Audiovisuel, de la BnF, en est le commissaire.

Piaf, du 14 avril au 23 août 2015, à la BnF, site François-Mitterrand, Galerie 2, Quai François-Mauriac, Paris XIIIe.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, BnF, Wikipédia

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