.evous
> > > >

Église Saint-Médard

Elle est propriété de la Ville de Paris. Dès le IXe siècle, une chapelle dédiée à saint Médard aurait été construite le long d’une voie romaine qui menait de Lutèce à Lyon, au point du franchissement de la Bièvre.

La construction de l’église Saint-Médard s’est étalée du XVe au XVIIIe siècle, interrompue un temps par les guerres de religion et particulièrement par le Tumulte de Saint-Médard, une rude dispute opposant protestants et catholiques qui entraîna le saccage de l’église par les protestants en 1561.

De nombreux jansénistes y ont élu (si l’on peut dire) sépulture, dont Pierre Nicole, Blaise Pascal et le diacre François de Pâris. Les convulsionnaires se réunirent sur la tombe de ce dernier, située dans le petit cimetière du chevet de l’église pour y rechercher des transes mystiques, des guérisons et toutes sortes de miracles. Le Roi décida en 1732 d’en faire interdire l’accès.

Au XVIIIe siècle, l’église Saint-Médard est embellie : chapelle de la Vierge et presbytère qui jouxte l’église.

Ah si les riverains savaient que sous la Révolution Saint-Médard devint pendant dix mois Temple du Travail !

Aujourd’hui, l’église est enrichie de nombreuses œuvres d’art, dont La Promenade de Saint Joseph et de l’enfant Jésus, de Francisco de Zurbarán (transept droit), le Christ au tombeau, qui est une huile sur bois de Philippe de Champaigne (chapelle du Sacré-Cœur), le Retable de Sainte Catherine, une peinture sur bois (anonyme français du XVIe siècle - chapelle Sainte-Catherine), et de nombreuses autres.

Le buffet des grandes orgues, placées en tribune au-dessus de l’entrée principale, est du menuisier Germain Pilon (1645), remanié en 1767 par Clicquot. La partie instrumentale est des facteurs Stolz & Frères (Edouard et Eugène) (1880). Ils sont classés Monument historique depuis 1980.

A LIRE AUSSI : Guide des trésors cachés dans les églises parisiennes.

141 rue Mouffetard, 75005

Adresse

Mots-clés