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Elections régionales : Les résultats en Ile-de-France

Retrouvez sur cette page les résultats des élections régionales 2015 en Ile-de-France. Les deux tours ont lieu les 6 et 13 décembre.

SECOND TOUR
L’Ile-de-France sera désormais gérée par la droite ! Au soir du second tour des élections régionales de 2015, la liste réunissant les Républicains et les centristes a remporté le scrutin avec près de 44% des voix, contre 42%. Il s’agit d’une lourde défaite pour la gauche qui détenait les clefs de la région depuis 17 ans.
Du côté du Front National, le score s’est réduit entre les deux tours, passant de 18 à 14%. Faut-il en conclure que Valérie Pécresse a été élue grâce aux électeurs de l’extrême droite qui se seraient reportés vers elle pour bloquer Claude Bartolone ? En tous cas, avec cette victoire, pas moins de six candidats proches du mouvement "La Manif pour tous" sont en position éligible et pourraient ainsi faire leur entrée au conseil régional...


PREMIER TOUR
Conformément aux sondages, la droite gagne du terrain en Ile-de-France. Au soir du premier tour des élections régionales de 2015, dimanche 6 décembre, la liste Les Républicains emmenée par Valérie Pécresse pointe en tête du scrutin avec près de 30% des suffrages. Mais c’est surtout la droite extrême, au travers du FN, qui progresse dans la région avec plus de 18 points attribués à Wallerand de Saint-Just.
En face, l’équipe en place depuis 17 ans fait mieux que prévu. Si on ajoute au score de M. Bartolone (PS) celui des Verts, du Front de Gauche et de Lutte Ouvrière, le bloc de gauche atteint les 40%. "La gauche est en position de gagner en région Ile-de-France", s’est ainsi félicité le candidat socialiste. A vérifier dimanche 13 décembre 2015.

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ÉLECTIONS RÉGIONALES 2010 : RÉSULTATS 1ER TOUR ÎLE-DE-FRANCE

La liste UMP, conduite par Valérie Pécresse : 27,76% des voix
La liste PS menée par Jean-Paul Huchon : 25,26%.
La liste Europe Ecologie, conduite par Cécile Duflot : 16,58%
La liste FN, conduite par Marie-Christine Arnautu : 9,29%
La liste du Front de gauche, conduite par Pierre Laurent : 6,55%
Debout la République, conduite par Nicolas Dupont-Aignan : 4,15%,
La liste MoDem d’Alain Dolium : 3,98%.
La liste du NPA, conduite par Olivier Besancenot : 3,13%
La liste ouvrière conduite par Jean-Pierre Mercier : 0,63%
Liste Alliance Écologiste Indépendante, conduite par Jean-Marc Governatori : 1,40%
La Liste Chrétienne menée par Axel De Boer : 0,85%
La liste Emergence conduite par Almamy Kanoute : 0,42%


SONDAGES 2010

La Tribune révèle que selon les simulations effectuées par Bercy, la réforme de la taxe professionnelle avantagerait les collectivités locales dotées de bases fiscales importantes, alors que les collectivités « pauvres » seraient perdantes. Ainsi, en l’absence de mécanisme de solidarité, la région Ile-de-France qui est la plus riche verrait-elle ses recettes fiscales quasiment doubler, à 1,2 milliard d’euros.

Après cette mise en bouche, comment se portent et se comportent nos joyeux concurrents ?

Et bien sachez que les sondages indiquent que l’UMP serait en progression, ou plutôt que la liste Nouveau Centre / UMP / MPF recueillerait aujourd’hui 33% (+2) des intentions, devant un PS à 22% (+1) et une Europe-Écologie – Verts plus laxe puisqu’elle perdrait à 15% 2 points, se plaçant selon DCB au strict « minimum syndical ».

Le sondage le plus récent est celui de l’institut CSA, effectué pour Le Parisien et dont les résultats ont été publiés dans ses pages ce dimanche.

L’intérêt pour ces élections serait en progression puisque le total des intentions d’abstention, et de bulletins blancs ou nuls ne concernerait plus que 49% des personnes interrogées, alors qu’elles étaient 51% en octobre.

Le Modem, à 9%, n’est pas ridicule et progresse d’un point. Le FN est à 7% en perdant un point.

Le Front de gauche (PCF-PG) ne bouge pas, le NPA d’Olivier Besancenot perd 1 point, ce qui à son niveau de 5% est beaucoup, et Lutte Ouvrière reste impavide à 3% des intentions de vote.

Europe-Ecologie a lancé samedi devant quelque 1 800 militants réunis à Montreuil chez Dominique Voynet, en présence des 22 têtes de liste et des 14 eurodéputés élus en juin, dont Eva Joly et José Bové.

« Je suis très réaliste, a confié Cohn-Bendit à son arrivée au meeting. On fera un très bon score mais le PS sera devant nous. »

S’il a parlé d’un minimum syndical national à 15%, pour l’IDF il le situe à 19%, nom d’un petit bonhomme !

Pour DCB l’objectif important consisterait ni plus ni moins à faire d’EE « de manière définitive, la troisième force politique au niveau national. (…) Les régions doivent devenir un contre-pouvoir social, écologique et culturel à la politique de l’UMP ».

Mais la phrase de ce week-end que retiendront tous les commentateurs sera sans aucun doute : « Un des enjeux de ces élections régionales est la fin de l’hégémonie d’un parti dans la gauche et le début d’un véritable partenariat de gestion les uns avec les autres ».

Et Daniel Cohn-Bendit, un peu euphorique de déclarer : « les 14 et 21 mars, on verra bien qui rira le plus fort ».

Pour Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et tête de liste en Ile-de-France : « l’écologie selon l’UMP, c’est du populisme qui n’est populaire que parce qu’elle fait payer le peuple ».

Jérôme Fourquet de l’Ifop fait l’analyse suivante : « Les Verts sont dans la course. Il n’y a pas d’effondrement depuis les régionales. Ils se maintiennent avec un point bas compris entre 12 et 14 % au niveau national. Ils ont capitalisé sur le succès des européennes. Ce n’est donc pas un feu de paille. »

En fait l’un des autres enjeux essentiels de ces élections est aussi (et peut-être surtout) de convaincre les électeurs que les écologistes seraient capables de gérer des régions. Aujourd’hui, 57% des Français pensent le contraire (selon Opinion Way).

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