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Précieuse exposition de dessins français du XVIIe siècle à la BnF Richelieu

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Du 18 mars au 15 juin 2014, exposition de 100 dessins français de peintres ou de graveurs du XVIIe siècle, choisis dans le fonds du département des Estampes et de la photographie, ainsi qu’une cinquantaine d’estampes : Martin Fréminet, Jacques Callot, Simon Vouet, Charles Le Brun, Robert Nanteuil...

Depuis sa création sous Louis XIV, le fonds de dessins de la Bibliothèque a toujours été mêlé aux estampes. Et vous aurez la possibilité de découvrir un ensemble d’une profonde originalité qui classe, à côté d’études de peintres réputés et en général bien représentés dans les collections publiques françaises, de nombreux dessins préparatoires pour des estampes, qu’il s’agisse de projets conçus par les graveurs eux-mêmes ou de compositions confiées par les artistes à des praticiens expérimentés pour être traduites en taille-douce.

L’exposition se tient dans une galerie dont les moulures datent également du XVIIe... et sont formidables ! Et justement éclairées.

Se faisant face, les graveurs sont à droite, les peintres à gauche, chaque catégorie d’artistes restant dans ces exemples au moins extrêmement attentifs à l’art voisin quand ils ne le pratiquaient pas, mais ce mode de présentation semble rétablir un équilibre qui a souvent manqué entre ces deux groupes. Un petite différence économique les séparait aussi : la peinture était une pratique plus onéreuse que la gravure.

Ainsi les travaux de peintres renommés comme Martin Fréminet, Simon Vouet, Philippe de Champaigne, Eustache Le Sueur ou Charles Le Brun sont-ils présentés face à ceux de graveurs de grand talent, dont Jacques Callot, Pierre Brebiette, Sébastien Leclerc ou Robert Nanteuil.

Cette exposition est également l’occasion de découvrir des artistes qui sont récemment sortis de l’oubli, par déduction, chance ou par signature, comme Louis Richer, Marin Desmarestz, ou dont l’œuvre dessiné est extrêmement restreint comme Daniel Rabel, Louis Testelin, Jean Dubois, Foucher, Claude Spierre ou Jacques Rousseau.

Organisée selon un parcours chronologique, l’exposition confronte les dessins aux estampes (en plaçant judicieusement des loupes près des travaux les plus fins), tout en évoquant la diversité des domaines de création au XVIIe siècle, passant ainsi successivement des règnes d’Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Chacun de ces souverains s’appliqua à sa manière à l’illustration artistique de son règne.

Henri IV, parce qu’il découvre Paris à l’abandon et des corporations trop contraignantes, fait venir des artisans qu’il protège, avec leurs manufactures de soie et de tapisseries, les faisant intervenir notamment au Louvre et au Château de Fontainebleau (Toussaint Dubreuil, Martin Fréminet et Ambroise Dubois).

Sous le règne de Louis XIII, le vent souffle d’Italie, du Caravage, et des talents français installés là-bas sont appelés à rentrer pour développer à Paris l’ambitieuse politique artistique du roi. Parmi eux, le peintre Simon Vouet et le graveur Jacques Callot, qui inventera le vernis.


Cette femme nue allongée sur un lit appuyée sur un large oreiller et levant le bras gauche, de l’Atelier de Simon Vouet, pierre noire avec rehauts de craie blanche, rappelle que l’artiste peignait sur modèle, chose rare pour l’époque, et se détournant de tout maniérisme.

Sous le règne de Louis XIV, Charles Le Brun, qui sera anobli, allait occuper une place importante et installer un atelier qui formera de nombreux jeunes peintres à qui il inculquera son goût du dessin, de la couleur, et du naturel. Il était, par le poids des commandes, tenu de trouver assistants et collaborateurs, parmi lesquels on compta Frans Van der Meulen, Jacques Rousseau, Charles de La Fosse.Parmi les graveurs, retenons Nicolas Cochin

Des sections thématiques proposent aussi un éclairage sur l’art du portrait, les compositions funéraires, les projets architecturaux, l’illustration d’almanachs, les images satiriques, ou encore ces figures de « mode » dues à Nicolas Ier Larmessin et à la famille Bonnart qui remportèrent tant de succès sous le règne de Louis XIV, et que les gens conservaient précieusement à leur domicile.

Cette richesse des thèmes abordés montre que les artistes de cette période ne s’enferment pas dans un seul genre, et qu’un peintre d’histoire est tout à fait capable de fournir un dessin destiné à la gravure dans un registre bien différent de celui qu’il pratique habituellement.

Couvrant des champs de création multiples, l’estampe constitue alors une source de revenus non négligeable pour un artiste tout en permettant la diffusion de son œuvre.

Daniel Rabel (1578-1637) Homme barbu vu en buste de face. Plume et encre brune. L’artiste a... 13 ans. Il sera mis en apprentissage pour deux ans chez Ambroise Dubois.

L’exposition met aussi l’accent sur les débuts de Charles Le Brun, lorsqu’il fournit ses premières compositions destinées à la gravure.

Cette section, illustrée par des dessins plus rares, révèle de manière étonnante le cheminement artistique du futur Premier Peintre du Roi et l’épanouissement de son style au fil des ans.

Grâce à un prêt exceptionnel du Mobilier national (Paris), un panneau tissé à la Manufacture de la Savonnerie, Louis XIII et sa famille, est exposé en regard du projet dessiné par le jeune peintre.

Pierre Brebiette (1598 ?- 1642), A laver la teste d’un Asne on ne pert que la lessive. Sanguine BnF, département des Estampes et de la photographie

Les œuvres sélectionnées ont été récemment identifiées ou ont bénéficié de nouvelles attributions. Elles fournissent une image renouvelée de la scène artistique à Paris au cours du Grand Siècle et témoignent du foisonnement constant de son expression.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Barbara Brejon de Lavergnée, bibliothécaire à la Réserve du département des Estampes et de la photographie, BnF.

Dessins français du XVIIe siècle. Collections du département des Estampes et de la photographie. Du 18 mars au 15 juin 2014. BnF I Richelieu - Galerie Mansart, 5, rue Vivienne, 75002 Paris, Métro Bourse ou Pyramides. Du mardi au samedi de 10 à 19h.
Dimanche de 13 à 19h. Fermé lundi et jours fériés. 9 ou 7€.

Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

André Balbo

sources : BnF, site Richelieu

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