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Eva Besnyö

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Eva Besnyö (1910-2003), moins connue que ses compatriotes hongrois Robert Capa et André Kertész, est une grande de la photo hollandaise. Elle a démontré par sa vie même à quel point la photographie pouvait être un métier et une forme d’émancipation.

Sans titre, 1931, (Le lido de Wannsee, Berlin) Eva Besnyö, Épreuve gélatino-argentique, 40 x 50 cm. Collection privée, Berlin. © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

Quand elle quitte en 1930 la Hongrie ("c’était une espèce de pays féodal avec un gouvernement à moitié fasciste (...) et puis la Hongrie était très antisémite") pour débarquer à Berlin, métropole démocrate, ouverte, foisonnante d’expériences artistiques ("premièrement le Bauhaus et tout le mouvement allemand m’intéressaient (...) il y avait (aussi) György Kepec, un très bon copain qui était parti à Berlin comme assistant de Moholy."), alors qu’elle n’a que 20 ans, Eva Besnyö est déjà déterminée à faire de la photographie son métier.

Engagée auprès du photographe de presse Peter Weller, elle sillonne la ville en quête de sujets sur des chantiers de construction, près du Wannsee, au zoo ou dans les stades. Elle en dira : "Ce furent les années les plus importantes de ma vie. Je dis toujours que j’étais une Belle au bois dormant et que je me suis réveillée à Berlin."

Son sens politique très développé lui fera toutefois gagner Amsterdam dès l’automne 1932. Soutenue par les amis de la peintre Charley Toorop, sa belle-mère, du cinéaste Joris Ivens et du designer Gerrit Rietveld, Eva Besnyö, qui a épousé entre-temps le caméraman John Fernhout, se fait bientôt connaître du grand public, puisque dès 1933, son exposition personnelle dans la galerie Van Lier d’Amsterdam, de renommée internationale, lui vaut de devenir célèbre aux Pays-Bas. "J’ai eu des critiques incroyables, et tout de suite après, des commandes". Elle confortera encore cette réputation avec ses photographies d’architecture, qui traduisent en une "Nouvelle Vision" l’idée du "Nouveau Bâtiment" fonctionnaliste.

"Je n’ai jamais photographié d’architecture ancienne, uniquement du moderne. Ça m’a plu mais c’était très difficile. Il ne devait jamais y avoir personne sur les photos, uniquement l’architecture. (...) Et physiquement c’était dur à cause de la grande chambre Linhof 9 x 12 cm et du trépied qu’il fallait emporter".

Eva Besnyö s’engagera très activement dans la politique par le biais de ses activités culturelles, en participant notamment, en 1936, à l’exposition contre les Olympiades de Berlin, « D-O-O-D » (De Olympiade onder Diktatur). L’année suivante, elle sera commissaire de l’exposition internationale « foto ’37 » qui se tient au Stedelijk Museum, à Amsterdam.

L’invasion des troupes allemandes, en mai 1940, l’oblige, en tant que juive, à vivre dans la clandestinité. "Je suis restée un bon moment dans la Résistance. J’ai fait des photos d’identité pour des faux papiers."

Après la guerre, elle est séduite par une vision du monde façonnée par l’humanisme, et ses photographies, stylistiquement décisives dans le développement du néoréalisme, trouvent parfaitement leur place dans l’exposition « Family of Man » (1955).

Borgerstraat 1960 Eva Besnyö Épreuve gélatino-argentique, 22,8 x 19,8 cm. Collection Iara Brusse, Amsterdam. © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

Mère de deux enfants, elle a vécu de façon très personnelle le conflit, classique pour les femmes, du choix entre l’éducation de ses enfants et la pratique de sa profession.

Elle s’engagera dans les Années 1970 dans le mouvement féministe « Dolle Mina », après en avoir discuté avec Joris Ivens, qui l’y encouragea.

Les Dolle Mina réclamaient l’égalité des droits, le droit à la pilule contraceptive et à l’avortement.

Pour ce mouvement, Eva Besnyö fonctionnait au quotidien en véritable agence de presse, rendant compte avec son appareil photo des manifestations de rue.

Présentation de l’exposition

Cette exposition du jeu de Paume, avec plus de 120 tirages d’époque et de nombreux documents originaux, constituait en France la première rétrospective consacrée à Eva Besnyö. Son but était de faire mieux connaître au public cette artiste, cosmopolite convaincue et grande dame de la photographie néerlandaise.

Eva Besnyö (1910-2003) l’image sensible, du 22 mai au 23 septembre 2012, Jeu de Paume.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Jeu de Paume