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L’exposition Gus Van Sant à la Cinémathèque

Dernière mise à jour : jeudi 9 février 2017, par Expositions

Du 20 avril au 31 juillet 2016, "une plongée dans l’univers artistique protéiforme du cinéaste".

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Gus Van Sant, réalisateur américain né dans le Kentucky en 1952, après des études à la Rhode Island School of Design où il s’initie aux diverses pratiques artistiques, commencera par la photographie, le cinéma n’étant encore que du fantasme.

Quand il préparera à Portland les tournages de ses premiers longs métrages (Mala Noche, et Drugstore Cowboy), il s’équipe d’un polaroid doté d’un très bon objectif et fonctionnant avec des négatifs. Il l’utilisera abondamment pour les lieux mais surtout les gens, tentant de capter le magnétisme du regard, et le jeu de l’ombre et de la lumière. Cela rappelle un peu Andy Warhol et ses Screen Tests.

Gus van Sant, en parallèle avec ses films, continuera à utiliser, sans le polaroid, la photo, shootant pour un magazine de mode ou un groupe de rock, en permanente recherche d’inspiration.

"Quand je tourne mes films, la tension entre récit et abstraction est capitale. Parce que j’ai appris le cinéma à travers des films faits par des peintres. À travers leur façon de retravailler le cinéma, et de ne pas adhérer aux règles traditionnelles qui le régissent. Il ne s’agit jamais, pour moi, d’apprendre ce que l’industrie vous dit de faire ou de ne pas faire - et c’est ce qui continue de me préoccuper aujourd’hui."

Gus van Sant vit à Portland (Oregon) depuis 1983. Mala Noche en montre les quartiers populaires et les saisonniers mexicains. Le réalisateur se sent lié à la Beat Generation (il dirige par trois fois l’écrivain William S. Burroughs), à ses expressions comme à ses revendications politiques et sexuelles (Harvey Milk, biopic du militant gay assassiné).

Il revendique l’importance de travailler au sein d’une communauté liée par la confiance (Matt Damon, Casey Affleck, par ailleurs co-auteurs de Gerry).

Depuis 1990, Gus van Sant est ouvertement gay.

Il filme la jeunesse avec autant de gravité et de sensualité qu’il rend hommage à ses pères spirituels avec originalité et désinvolture.

Dans Psychose, il copie plan par plan le film d’Hitchcock.

Gus van Sant a aimé faire des peintures et des dessins, certains indépendamment des films, d’autres parfaitement intégrés. Il les utilise aussi pour capteurs ou rappels d’émotions : paysages et maison de son enfance, ou les objets de son désir ou de ses délires, toujours avec cette préoccupation particulière d’attraper dans ses filets quelque chose de magnétique, d’où cette litanie de visages d’adolescents.

Dans ses films, la musique a souvent la fonction d’un contrepoint de l’image, elle se doit de déstabiliser le récit. C’est une zone de friction entre ce qu’on voit et ce qu’on ressent. Dans Last Days, réalisé en 2005, qui explore les derniers jours du chanteur Kurt Cobain, il ira jusqu’à volontairement jouer sur la frustration du spectateur, n’utilisant pas une seule note de musique écrite par Nirvana, et demandera même à Michael Pitt, l’acteur principal de composer certaines des musiques du film. En revanche on y entend Venus in Fure du Velvet Underground, ou Doors of Perception de Hildegard Westerkamp.

Gus van Sant a réalisé des clips pour David Bowie, les Red Hot Chili Peppers, et d’autres.

Sa filmographie, après Mala Noche, Drugstore Cowboy et My Own Private Idaho qu’il réalise en indépendant, connait une période un peu plus hollywoodienne avec Prête à tout ou Will Hunting, récompensé aux Oscars, avant d’entrer dans ce que les critiques ont appelé sa tétralogie de la mort : Elephant (Palme d’Or à Cannes en 2003), ou Last Days.

Il surprendra avec Harvey Milk, qu’il aura mis une quinzaine d’années à parvenir à réaliser, film à la fois grand public, populaire et personnel.

Présentation de l’exposition

Une grande exposition sur Gus Van Sant se tient à la Cinémathèque de Paris.

C’est la première en France consacrée à ce réalisateur américain, directeur de la photographie, musicien, plasticien et scénariste.

Un événement sur l’œuvre de Gus Van Sant qui alterne projets indépendants et films plus populaires (Will Hunting, récompensé aux Oscars, et Harvey Milk, qu’il mit une quinzaine d’années à réaliser).

Sa trilogie de la jeunesse et de la mort, initiée au début des années 2000 (Gerry, Elephant, Palme d’Or à Cannes en 2003, Last Days, librement inspiré des derniers jours du chanteur Kurt Cobain) fait la preuve qu’il s’agit bien d’un expérimentateur de formes, travaillant l’épure, le croisement des images et les réappropriations dans des mises en scène poétiques voire métaphysiques.

Gus Van Sant, également photographe et plasticien, a présenté au dernier Festival de Cannes son film "La Forêt des songes".

Nicole Kidman, dans "Prête à tout" (1995)

L’exposition se veut "une plongée dans l’univers artistique protéiforme de Gus Van Sant".

Selon le commissaire de l’exposition Matthieu Orléan, l’événement propose une déambulation relativement organisée, bien qu’épurée, qui met également en valeur les œuvres plastiques du cinéaste, ses films, bien entendu, mais aussi "les collaborations originales qu’il a pu susciter chez d’autres artistes".

Le cinéaste était présent à l’ouverture de l’exposition, celle-ci étant accompagnée d’une rétrospective de ses films.

Gus Van Sant, du 20 avril au 31 juillet 2016, à la Cinémathèque française, 51, rue de Bercy 75012 Paris. 01 71 19 33 33. Métro Bercy (6 et 14). Lundi, et mercredi à vendredi de 12 à 19h. Week-end, jours fériés et vacances scolaires de 10 à 20h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22h. Fermeture le mardi. 6 ou 5€, pour les moins de 18 ans 3€. Forfait expo + musée 8€.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, et au musée Galliera.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Cinémathèque française