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Incroyable : le 19 octobre, les fonctionnaires du Sénat ont accompagné le mouvement national en se mettant en grève !

Ce fut la première grève de toute l’histoire de la Haute Assemblée. Notez-le, soyez gentils, car personne ne s’en est rendu compte ! Et le préavis déposé était reconductible !

Le débat sur les retraites a pu se poursuivre pourtant sans aucun souci entre sénateurs, qui avouèrent, étonnés, n’avoir rien remarqué.

Le syndicat maison, unique, qui revendique 632 adhérents sur un total de 1 200 fonctionnaires, entendait protester contre une réforme des services engagée par le président UMP du Sénat, Gérard Larcher interdisant notamment « de manifester dans le Sénat et ses dépendances », mais qui surtout tentait de répondre aux critiques récurrentes sur le train de vie de la Haute Assemblée.

Il s’agirait par exemple de ramener de 21 à 14 le nombre de directions, de mutualiser des services, de développer la mobilité du personnel et de revenir sur le temps de travail.

« On veut nous faire travailler plus pour gagner moins » protestait Richard Salvador, le dirigeant syndical. Et les sénateurs de s’en irriter d’autant plus que cette réforme avait été pour eux l’occasion de découvrir la grille des salaires des fonctionnaires du Sénat, que certains ont jugés particulièrement élevés. Quelques exemples, dans le désordre : 3 000€ pour un administrateur stagiaire, 4 800 pour un jeune titulaire, et 17 000 en fin de carrière, ou encore 3 900 pour un chauffeur débutant, qui touchera 8 000€ en fin de carrière.

Et les plaisanteries les plus oiseuses de fuser « Et encore, sans les primes… » constate un sénateur PS, ou l’autre, un UMP cauteleux : « Le jour où mon mandat prend fin, j’aimerais bien être chauffeur au Sénat ».

Sic transit gloria mundi !

André Balbo

Sources : Le Canard Enchaîné, Le Parisien

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