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Jérémie Rénier, avant "Cloclo"

Dernière mise à jour : vendredi 15 février 2019, par Charles Martin

Avant d’interpréter le populo meurtrier dans "Possessions" et la vedette de variétés dans "Cloclo", Jérémie Rénier a aussi emprunté les sentiers de la cinéphilie, chez les Dardenne, Bertrand Bonello, Patricia Mazuy ou Eugène Green.

Comment oublier la première apparition importante au cinéma de Jérémie Rénier dans La Promesse de Jean-Pierre et Luc Dardenne (1996) ? Le comédien était alors âgé de quatorze ans et sa grâce encore enfantine, son naturel, éclataient en interpétant Igor, jeune apprenti mécanicien tentant d’aider son père (Olivier Gourmet), embourbé dans toutes sortes de trafics avec des travailleurs illégaux.

On se souvient notamment des longs plans du jeune Jérémie à mobylette, traversant la grisaille de la région liégeoise, ou de la scène de karaoke où, avec Olivier Gourmet, ils interprètent en duo Siffler sur la colline de Jo Dassin (pas encore de Claude François à l’horizon...), entre légèreté de la chanson (zaï zaï zaï) et les ambiguïtés d’un rapport père-fils plutôt complexe.
Jérémie Rénier restera fidèle aux Dardenne pour L’Enfant en 2005 (Palme d’Or à Cannes) et Le Gamin au vélo cinq ans plus tard (Grand Prix du festival de Cannes 2011).

L’autre réalisateur qui jouera un rôle important dans la carrière de Jérémie Rénier sera François Ozon. Il lui propose un rôle aux côtés de sa compatriote Natacha Regnier dans Les Amants criminels (1999) et, dix ans plus tard, l’entraîne vers la comédie avec le très "Au Théâtre ce soir", Potiche.

Jérémie Rénier retrouve Natacha Regnier pour une expérience de comédien plus singulière où il doit adopter le jeu mi-baroque mi-bressonien du cinéma d’Eugene Green dans le Pont des Arts (2004).

Dans ce registre du cinéma d’auteur on le verra (brièvement) dans Saint-Cyr (1999) de Patricia Mazuy, dans le deuxième long métrage de Bertrand Bonello, Le Pornographe (2001), puis chez Olivier Assayas (L’Heure d’été, 2008) et Laetitia Masson (Coupable, 2008).

2012 semble l’année où il décide de se tourner plus franchement vers un cinéma grand public, avec Possessions d’Eric Guirado et le biopic consacré à Claude François, Coclo de Florent Emilio Siri.

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