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Archives. L’exposition América Latina, Photographies (1960-2013), à la Fondation Cartier

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Du 19 novembre 2013 au 6 avril 2014, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présente "América Latina 1960-2013, photographies", en coproduction avec le Museo Amparo de Puebla (Mexique).

Cette exposition sur la photo latino-américaine de 1960 à nos jours offre la nouveauté d’insister sur la relation particulière établie entre le texte et ce type d’images.

Avec plus de 70 artistes de 11 pays, elle dévoile la grande diversité des pratiques photographiques, couvrant les travaux de photographes comme des œuvres d’artistes contemporains, tous majeurs et rarement présentés en Europe.

Anna Bella Geiger , avec sa série Historia do Brasil, réutilise des cartes postales en couleurs représentant des Indigènes du Nord du Brésil, produits phares dans les kiosques touristiques, alors que leurs cultures sont détruites et leurs terres jusqu’à très récemment confisquées.

L’Amérique latine nous a toujours fascinés, voire mystifiés, et, aujourd’hui encore, ses cultures contemporaines éveillent en nous un intérêt fort sur l’ensemble de cette période, bien que l’environnement politico-historique de cette production nous demeure souvent imprécis : instabilité politique, économique, mouvements révolutionnaires divers, régimes militaires répressifs, émergence de guérillas et transitions démocratiques.

Pablo Ortiz Monasterio (né en 1952 à Mexico, où il vit) a réalisé ce Volando Bajo c. 1989, tirage gélatino-argentique d’époque, collection Charles et Elvire Fabry. Courtesy Toluca Fine Arts, Paris.

Que nous révèleront du regard de ces artistes les 50 dernières années tumultueuses si nous rapprochons texte et photographie dans l’art latino-américain ?

Dès les années 1960, et mus par un sentiment d’urgence face aux contextes politiques, certains artistes latinos juxtaposent dans leur œuvre texte et photographies, répondant efficacement par cette nouvelle approche visuelle aux urgences des situations extrêmes vécues. En effet, si la photo enregistrait au plus vite et au plus près la réalité, le texte permettait d’étendre ou de modifier le sens de l’image, comme de signifier de façon plus insistante.

À travers ces inventions formelles, les artistes cherchaient à rendre compte de la complexité et de la violence du monde qui les entourait, et, dans certains cas, de déjouer la censure. Ainsi, l’artiste chilien Eugenio Dittborn crée-t-il dans les années
1980 des « peintures aéropostales », qui pliées et envoyées à travers le monde, s’affranchissent de l’enfermement culturel du Chili de Pinochet. Figure de proue de la photographie brésilienne, Miguel Rio Branco donne à voir avec poésie les laissés-pour-compte d’une société à deux vitesses.

Juan Manuel Echavarria (né en 1947 à Medellin, en Colombie. Silencio Habitado, série La "O", 2010-2012. 10 ans après le passage d’un groupe paramilitaire dans la communauté de Mampujan, en Colombie, obligeant la population à quitter la région dans la nuit, exploration d’écoles rurales abandonnées, et autres vestiges...

L’espace de liberté créé en couplant texte et image devient ainsi le creuset d’une extrême diversité de modes d’expression et de reproduction, qui interroge la notion même d’Amérique latine.

En quatre sections thématiques (Territoires, Villes, Informer/Dénoncer, Mémoire et Identité), "América Latina" explore à sa manière les multiples façons dont les artistes latino-américains, dépassant les techniques photographiques traditionnelles pour explorer leur monde, s’emparent d’une large gamme de médias tels que l’impression photo-offset, la sérigraphie et les collages, la performance, la vidéo et l’installation.

Il aurait toujours été possible d’ajouter aux sections retenues d’autres, tout autant "clichés", dont les mouvements de populations, la beauté des populations, l’humour ravageur et philosophe, le dynamisme économique recouvré par endroits, la difficile lutte pour sa survie d’une nature grandiose, mais ne boudons pas notre plaisir de cette approche déjà si moderne, détaillée et multiforme. L’Amérique latine, d’un coup, s’est un peu rapprochée. Peut-être lui manquera-t-il les toutes dernières années...

L’artiste brésilienne Regina Silveira, née en 1939 à Porto Alegre et vivant à Sao Paulo, fait par exemple intervenir les stéréotypes communément accolés à l’Amérique latine dans To Be Continued... (Latin American Puzzle), œuvre murale en forme de grand puzzle créée à partir d’images récupérées dans des magazines et des guides touristiques.

C’est "une sorte de carte mentale (...) proposant une métaphore du problème de l’identité propre à l’Amérique latine, représenté visuellement par (des) associations chaotiques (...)." La complexité de ces associations est renforcée par la nature changeante du puzzle qui peut être monté différemment. Les pièces non illustrées sont peut-être des lacunes de l’histoire, ou sa critique...

Suivant une approche plus traditionnelle, le Vénézuélien Paolo Gasparini capture la cacophonie visuelle engendrée par la rapidité du développement urbain. Reproduisant de son côté des images issues de la presse populaire au moyen de l’impression, l’artiste argentin Juan Carlos Romero dénonce la violence
frontale de la société argentine dans son œuvre Violencia.

Citons enfin une vidéo intitulée Bocas de ceniza (Bouches de cendre), du Colombien Juan Manuel Echavarría, portrait filmé de ces hommes qui ont choisi de raconter en poésie et en chanson leur expérience personnelle de la violence de la guérilla.

Afin de donner la parole à ces photographes et artistes exceptionnels, le réalisateur et photographe paraguayen Fredi Casco a sillonné l’Amérique latine, de Buenos Aires à Mexico, Caracas, La Havane, Sao Paulo ou Lima, pour co-réaliser, avec Renate Costa, le film Revuelta(s), qui prend valeur de document historique, à voir absolument. Il est visible au sous-sol, et disponible en intégralité et haute définition sur le site fondation.cartier.com.

Réalisés à l’initiative de la Fondation Cartier, ces quelque 30 entretiens exclusifs offrent des portraits approfondis et personnels, proposant au visiteur de pénétrer dans l’univers créatif de chacun de ces artistes.

América Latina permet ainsi de souligner les affinités entre les artistes à travers les pays et les générations tout en reflétant la diversité des langages visuels propre au sous-continent latino-américain.

Marcos Lopez (né en 1958 à Santa Fe, en Argentine, vit à Buenos Aires. Portfolio Tristes Tropicos, 2003-2012, tirages cibachrome. "Je façonne, à la manière d’un artisan qui fabriquerait des masques d’argile, différents visages exprimant une seule et même sensation : le découragement."

Avec plus de 400 œuvres, elle témoigne de la vitalité de cet art et de l’héritage significatif que nous laissent ses artistes, montrant leur influence au-delà de leur territoire culturel ou géographique.

Plus particulièrement, la présence importante d’œuvres venues du Pérou, de Colombie, du Vénézuela ou du Paraguay, permet de découvrir des scènes artistiques situées en marge des trajectoires habituelles du monde de l’art contemporain.

Cet événement a été réalisé par la Fondation Cartier pour l’art contemporain (Paris) et le Museo Amparo (Puebla, Mexique), avec la collaboration d’Angeles Alonso Espinosa et Alexis Fabry, et en partenariat avec l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique latine (IHEAL).

América Latina 1960-2013, photographies, du 19 novembre 2013 au 6 avril 2014 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261, boulevard Raspail, 75014 Paris, fondation.cartier.com

Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

André Balbo

sources : Visite, Fondation Cartier pour l’art contemporain

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