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Liège, Odessa et Vilnius se confient au photographe Thomas Manneke

Thomas Manneke évolue à la frontière du reportage et de l’œuvre personnelle. Quand il dérive dans les rues, il décide de saisir au vol ce quelque chose, ce rebond que découvrira l’œil et fera que l’on sera en présence du cœur vrai de la ville.

Ainsi ce jeune garçon, si blondinet et si bien mis, dont on découvre plus tardivement la bouteille, acuité sur de possibles excès venus toujours trop tôt.

Si le regard de Thomas Manneke paraît dénué de pathos, les récits se déclenchent très vite et l’histoire se déroule. Ses photographies ont saisi le réel. Avec pudeur, qu’il s’agisse d’arrière-cours misérables ou de monuments emphatiques.

Thomas Manneke rencontre. Observe. S’il reste certainement discret, on voit bien que la scène l’intègre et se fige devant l’appareil. Et c’est ainsi que naît ce style, cette occupation de l’espace, cette composition… attentive et « regardante ».

S’il n’y a pas jugement, l’image raconte et plaide… Les personnages ne sont pas condamnables mais peut-on en dire autant des sociétés qui les malaxent ?

Dansez vite jeunes gens ! Ici aussi le temps galope, et la rouille ronge.

Thomas Manneke est un artiste parce qu’il est attentif. Et ses personnages, soudain tranquilles, lui permettent de les offrir au monde.

Thomas Manneke, Liège, Odessa, Vilnius. Galerie Bertrand Grimont. Du 6 novembre au 30 décembre 2010 info@bertrandgrimont.com / www.bertrandgrimont.com Du mardi au samedi, de 11 à 19h.

André Balbo

sources : Claire Taillandier, Bertrand Grimont, Sensations

47 rue de Montmorency 75003 Paris

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