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Delphine Batho : la nouvelle ministre quitte son logement social parisien

Dernière mise à jour : vendredi 18 mai 2012, par Benoît

La première véritable polémique du gouvernement Ayrault a-t-elle été tuée dans l’œuf ? Toujours est-il que le Premier ministre a tenu à couper court à toute surenchère : "C’est en cours, c’est fait parce que ça doit être fait." De quoi s’agit-il ? De la résiliation du bail de Delphine Batho. La nouvelle ministre déléguée de la Justice, qui devrait se spécialiser sur la question des prisons, occupe depuis 2001 un logement social à Paris (lire aussi l’article ci-dessous). Il s’agit d’un appartement du 19e, de 108 m2, loué 1.524 €, soit plus de 30% en-dessous des prix du marché.

Certes, la députée des Deux-Sèvres s’est toujours défendue, affirmant payer un surloyer. Mais la ministre a choisi de mettre fin à cette affaire en affirmant sur Twitter qu’elle vient de résilier son bail :

Sa ministre de tutelle Christiane Taubira a elle aussi tenu à éteindre la polémique : "Nous serons tous irréprochables", a-t-elle assuré ce vendredi matin sur France Info.


Logements sociaux : Paris trop généreux avec les élus ? (article du 29 mars 2012)

Logements à ParisQuelle est la dernière affaire en date ?

La semaine passée, un article du Monde faisait valser la porte-parole de François Hollande et députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho. Celle qui a marché dans les pas de Ségolène Royal en 2007 refuserait de quitter un appartement de 108 m2, faisant partie du parc social du 19e arrondissement, et loué... 1.524€ par mois.

"Je n’habite pas dans un logement social mais un logement intermédiaire (PLI). Celui-ci ne relève pas de la loi SRU", se justifie Delphine Batho dans un droit de réponse au Monde. Le quotidien évoque un écart de 37% entre son loyer et le prix du marché ? "Ce chiffre ne tient pas davantage compte du surloyer que je paie à ma demande suite à mon élection comme députée."

Il n’empêche... Sans la tuerie de Toulouse, qui a monopolisé les médias la semaine passée, cette affaire aurait probablement plus fait parler d’elle. Alors... la ville de Paris pratiquerait-elle le "copinage" ? "Depuis l’arrivée aux affaires de l’actuelle majorité municipale, aucun logement n’a été attribué à un élu", affirme l’entourage du maire dans l’article du Monde, arguant que les attributions révélées ces dernières années datent des précédentes équipes municipales. Plusieurs affaires ont en effet déjà mis en cause les équipes de Jacques Chirac maire de Paris.

Quel camp est concerné ? Qui a profité de logements HLM à Paris ces dernières années ?

En juin 2011, la fameuse RIVP précisait dans son rapport d’observations qu’elle avait "décidé d’alerter les personnalités (membre du Parlement ou du gouvernement en exercice) qui occupent un logement de la RIVP. Cette démarche amiable s’est traduite par un courrier de la RIVP à ces quelques locataires, les invitant à résilier leur bail pour des motifs déontologiques." Car l’attributation de logements sociaux à des élus semble être une pratique ancienne. Et il est désormais délicat de les déloger...

Résultat de la lettre de la RIVP aux élus en question ? "Cette action n’a suscité aucune réponse positive." Moralité ? L’affaire concerne de longue date des élus de droite comme de gauche. Les exemples les plus célèbres, pour ne citer que les plus récents, sont Jean-Pierre Chevènement, Fadela Amara, le directeur de cabinet de Christine Boutin lorsqu’elle était ministre du Logement, Jean-Paul Bolufer, ou encore Hervé Gaymard, ministre de l’Economie avant la révélation de l’affaire en 2005...

Que font les villes voisines ?

Si la majorité des affaires d’élus logés en HLM concerne Paris, ce n’est pas uniquement lié à une politique communale. Les élus sont en effet en forte concentration dans la capitale, siège de l’Assemblée nationale, du Sénat, des ministères, des locaux des différents partis...

Et les villes voisines ne sont pas forcément en reste... Christophe Grébert, élu Modem des Hauts-de-Seine et trublion de Puteaux révélait sur son blog en novembre 2011 que "48,6% des élus UMP de Puteaux habitent des logements sociaux". Il publiait même la liste, souligant que 5 des 12 adjoints résidaient en HLM. Réponse de l’équipe municipale ? Le 19 mars 2012, les élus visés ont lancé une procédure judiciaire à l’encontre de Christophe Grébert pour violation de vie privée...

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Faut-il prendre des mesures pour limiter ces pratiques ? Comment la mairie de Paris pourrait-elle agir ?

Contribuez !

Retrouvez ici les propositions des candidats à la présidentielle concernant le logement et la banlieue.

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