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Tags et graffitis dans le 11e

Tags, affichages sauvages..., le 11e paye de plus en plus, le prix fort d’une dégradation portée sur les murs de l’arrondissement. Combien de murs souillés, combien d’argent dépensé à nettoyer, combien d’énergie gaspillée ?

Avec plus de 50 000 m2 de murs traités chaque année, le 11e arrondissement de Paris est le plus touchés par les graffitis et les tags. Une souillure sur le bâti c’est un coût pour le contribuable. De surcroit, certains s’amusent même à revenir dès que la grille ou le mur en question vient d’être repeint, pour ne citer qu’un exemple : la Bourse du travail boulevard du Temple, boulevard Voltaire…

Des dizaines d’immeubles souillés, des porches, vitres ou murs abimés, juste pour le plaisir de la dégradation pour ne pas dire le vandalisme, à travers la gratuité de leur geste stupide et probablement frustré de ne pas être des artistes ou jeux idiots entre potes crétins.

La mairie a proposé une action de street art avec de vrais artistes cette fois, elle soutient également une action culturelle comme la Générale.
Des commerçants ont également participé à une opération de décoration des volets de vitrine. Ces actions n’ont bien sûr strictement rien à voir avec le graffitis de bas étages.
Il ne faut donc pas confondre artistes et "salisseurs" dont les planètes sont opposées, si ce n’est que la dernière porte atteinte à l’image de l’autre.
Ceux qui aiment le dessins ou les pochoirs et autres objets insolites ne s’y tromperont pas, un artiste même en herbe, se reconnaît tout de suite...
Heureusement il y a le Street art, Invader, Futura et tellement d’autres... pour nous consoler de la bêtise aussi gratuite que laide.

Sanctions et délits

Concernant les tags, l’article 322-1 du code pénal prévoit une peine allant de 3750 euros avec une peine d’intérêt général, jusqu’à 30 000 euros d’amende et 2 ans d’emprisonnement pour une destruction avérée. La lutte contre les infractions aux règles du respect de la propreté de Paris est encadrée par les inspecteurs du Centre d’Action pour la Propreté de Paris (CAPP). Ces agents assermentés dressent les procès verbaux à l’encontre du contrevenant.
Vous pouvez signaler un tag en téléphonant au 3975 du lundi au vendredi de 8h30 à 18h, et demander l’intervention de la société Korrigan. La ville a en effet choisi de faire appel à des entreprises privées.

Le dégraffitage coûte cher à la ville et donc à fortiori aux parisiens, et aussi aux propriétaires lassés de repeindre leurs portes et leurs murs, en attendant que le salisseur soit pris au piège...

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