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Promenade dans le Paris des Expositions Universelles

Dernière mise à jour : jeudi 1er février 2018, par Jean, Pauline

Pour les villes organisatrices, les expositions universelles ou internationales sont l’occasion de grands changements et chantiers : Paris en ayant accueilli pas moins de sept entre 1855 et 1937, la capitale garde de nombreux vestiges de ces évènements singuliers.

Exposition Universelle de 1900 à Paris

Les pavillons, palais et structures édifiés pour les Expositions Universelles ou Internationales étaient parfois détruits immédiatement après leur terme. D’autres étaient démontés et leurs matériaux réutilisés ; d’autres enfin, comme la Tour Eiffel ou le Grand Palais, ont été conservés, et font aujourd’hui partie intégrante du décor. Monuments fameux, statues replacées aux quatre coins de la ville ou structures recyclées, les vestiges des Expositions Universelles dans la capitale sont nombreux, variés et plutôt éparpillés ! Voici un itinéraire pour un découvrir quelques uns, des incontournables aux plus secrets. Il en existe bien sûr d’autres, mais nous avons sélectionné les plus importants ou les plus insolites.

On commence au 36 Rue Guilleminot, dans le 14ème.

CHARPENTE DE L’ÉGLISE NOTRE DAME DU TRAVAIL (14ème) : Cette église inaugurée en 1902 porte ce nom car elle était à l’origine destinée aux ouvriers logeant dans le 14e arrondissement, en charge des installations et désinstallations des Expositions Universelles dans la capitale. Elle est en ce sens un hommage au travail et à la condition ouvrière. Elle se distingue des autres églises par sa charpente en métal et ses poteaux de fer, imaginés par l’architecte Jules Astruc, inspiré par les techniques de Gustave Eiffel. Le curé à l’origine du projet aimait à rappeler que l’ouvrier devait se sentir à l’église comme à l’usine, chez lui, entouré des matériaux qu’il utilisait au quotidien. Les pièces métalliques proviendraient en outre du Palais de l’Industrie, construit par l’architecte Victor Viel et l’ingénieur Alexis Barrault pour l’Exposition Universelle de 1855, puis démoli en 1899 pour faire place aux Grand et Petit Palais.

Rejoignez le 61 du Boulevard Arago, en passant par la Rue de l’Ouest et la rue Froideveaux.

CITÉ FLEURIE (13ème) : Cette cité d’artistes ouvrit ses portes en 1878. Elle est constituée de plusieurs maisonnettes et ateliers conçus avec les façades et structures du Pavillon de l’Alimentation, imaginé par Hunebelle pour l’Exposition Universelle de 1878. Ses façades et ses toitures sont aujourd’hui classées Monuments Historiques. De façon générale, le lieu présente un caractère champêtre insolite à Paris, où règne un grand calme, dans une atmosphère simple et fleurie.

Par la rue Pascal et la Rue Monge, retrouvez à l’angle de la rue Monge et de la rue des Écoles, le Square Paul Langevin.

CÉRAMIQUES DU SQUARE PAUL LANGEVIN (5ème) : A l’angle de la rue Monge et de la rue des Écoles, le petit square Paul Langevin recèle plusieurs trésors. En plus de ses nombreuses fontaines et statues, il accueille en effet des bas reliefs en céramique, qui sont les vestiges d’une fresque conçue pour le pavillon des Beaux Arts de l’Exposition Universelle de 1889. Elle avait été réalisée par Loebnitz, célèbre céramiste et faïencier français, qui reçut pour cette œuvre la médaille d’or de l’Expo Universelle. La porte des Beaux Arts mesurait à l’origine 12 mètres de haut. Elle représentait les symboles des différents arts, comme la lyre symbole de la poésie, et rendait hommages à certaines grandes figures, comme Ingres, dont le médaillon est visible dans le square.

Empruntez la rue des Écoles et le Boulevard Saint Germain pour atteindre au n°168bis le Square Félix Desruelles.

CÉRAMIQUES DU SQUARE FÉLIX DESRUELLES (6ème) : Ce square agréable situé au pied de l’Église Saint Germain des Prés, le long du Boulevard du même nom, accueille un portique monumental en grès émaillé, visible depuis la rue. Cette pièce impressionnante avait été imaginée par l’architecte Charles Risler et le sculpteur Jules Coutan, pour illustrer l’utilisation des produits sortis de la Manufacture Nationale de Sèvres. Elle avait été présentée lors de l’Exposition Universelle de 1900, comme décor du pavillon de cette Manufacture. On y distingue des motifs floraux propres au style Art Nouveau, ainsi que bas reliefs représentant des femmes et des enfants.

Par la rue de l’Université et la rue du Bac, rejoignez le quai Henry de Montherlant et longez le Musée d’Orsay pour atteindre son esplanade.

GARE ET ANIMAUX AU MUSÉE D’ORSAY (7ème) :

Le Musée d’Orsay prend place dans une ancienne gare, dont il a gardé la façade indiquant le nom des villes desservies, et l’immense horloge. Cette gare était la tête de ligne de la compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans. Elle devait accueillir les visiteurs de l’Exposition universelle et les délégations étrangères se rendant dans la capitale, car elle présentait l’avantage d’être plus centrale que la gare d’Austerlitz. Conçue par Victor Laloux, inaugurée pendant l’Exposition Universelle de 1900, elle ne servit son objectif originel que jusqu’à la fin des années trente, car ses quais étaient trop courts. Devant le Musée d’Orsay trônent d’autres vestiges de l’Exposition Universelle de 1900, des statues d’animaux (un cheval, un rhinocéros et un éléphant) et, sur le côté de l’esplanade, des statues représentant les Six Continents, qui se trouvaient toutes à l’origine autour de la cascade du Trocadero.

Traversez la Seine au prochain pont, celui de la Concorde, pour rejoindre via l’Avenue Edward Tuck le Petit Palais, puis de l’autre côté de l’Avenue Winston Churcill, le Grand Palais.

PETIT ET GRAND PALAIS (8ème) : Ils figurent avec la Tour Eiffel au rang des vestiges les plus fameux des Expositions Universelles organisées dans la capitale. Construits pour celle de 1900 à la l’emplacement du Palais de l’Industrie et des Beaux Arts, lui-même édifié pour l’Exposition Universelle de 1855, ils ont été conçus par l’architecte Charles Girault, accompagné de plusieurs collaborateurs. Le Petit Palais abrite aujourd’hui le Musée des beaux-arts de Paris. Le « Grand Palais des Beaux-Arts » était, comme l’indique l’un de ses frontons, un « monument consacré par la République à la gloire de l’art français ». Il devait accueillir les grandes manifestations artistiques officielles. Cet établissement public appartenant à la Réunion des Musées Nationaux organise aujourd’hui des salons et des expositions de prestige. Les deux palais, petit et grand, sont classés Monuments Historiques.

La rue Jean Goujon et l’Avenue du Président Wilson vous mènent au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, situé dans le Palais de Tokyo.

FRESQUE "LA FÉE ÉLECTRICITÉ" AU PALAIS DE TOKYO / MUSÉE D’ART MODERNE (16ème) : Le bâtiment du palais de Tokyo abrite dans deux ailes opposées le centre d’art contemporain dit "Palais de Tokyo" ainsi que le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. L’accès aux collections permanente de ce dernier étant gratuit, entrez-y pour admirer l’une des œuvres les plus étonnantes imaginées dans le cadre des Expositions Universelles organisées dans la capitale, la grande fresque de Raoul Duffy, "La Fée électricité". Le peintre effectua cette commande pour la Compagnie parisienne de distribution d’électricité, qui lui avait demandé de « mettre en valeur le rôle de l’électricité dans la vie nationale et dégager notamment le rôle social de premier plan joué par la lumière électrique », afin d’orner le Pavillon de l’Électricité de l’Exposition Internationale de 1937. Elle fut longtemps la plus grande peinture du monde sur support indépendant, s’étendant sur 624 m². Plus de cent personnages représentent des savants comme Aristote ou Pierre Curie, mais aussi les Dieux de l’Olympe trônant au-dessus de la centrale électrique de Vitry-sur-Seine. Ce panorama se lisant de droite à gauche semble une source intarissable de découvertes, évoquant de nombreux univers, comme la navigation, l’industrie ou les travaux des champs.

Continuez sur l’Avenue du Président Wilson pour rejoindre le Trocadero.

QUARTIER DU TROCADERO (16ème) : L’histoire du quartier du Trocadero est indissociable de celle des Expositions Universelles : le jardin, l’aquarium et la Place du Trocadero ont été construits pour l’Exposition Universelle de 1867. On érigea également dans la zone pour l’Exposition Universelle de 1878 le Palais du Trocadero, remplacé par l’actuel Palais de Chaillot pour l’Exposition Universelle de 1937 ! Le Palais de Chaillot, qui lors de sa création avait servi de cadre à la commémoration de la Révolution française de 1789 et de la Fête de la fédération de 1790, accueille aujourd’hui la Cité de l’architecture et du patrimoine et le Musée de l’Homme (qui devrait rouvrir ses portes en 2015). L’aquarium du Trocadero servait d’attraction pendant les Expositions Universelles, et garde aujourd’hui de ce passé un goût pour le spectacle et les animations. L’écrivain Jules Verne s’est inspiré de ses fréquentes visites dans ce lieu pendant l’Expo de 1867 pour son fameux roman Vingt mille lieues sous les mers  : c’est pourquoi l’aquarium lui rend aujourd’hui hommage à travers quelques salles reproduisant l’intérieur d’un sous-marin.

TOUR EIFFEL : Depuis le Trocadero, n’oubliez pas bien sûr d’admirer la Tour Eiffel, construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l’Exposition Universelle de 1889, qui s’appelait originellement « Tour de 300 mètres ». Malgré les critiques à l’encontre de cette singulière structure de métal plantée dans la capitale, elle connut le succès populaire dès son inauguration, puisque la première semaine, avant l’installation des ascenseurs, 28 922 personnes grimpèrent à son sommet. Au total, à la fin de l’exposition, 2 des 32 millions de visiteurs avaient réalisé cet exploit !

Par l’Avenue Paul Doumer, rejoignez le quartier de la Muette et la Villa de Beauséjour.

ISBAS RUSSES À LA VILLA DE BEAUSÉJOUR (16ème)  : Dans cette voie privée mais ouverte aux piétons, se cachent aux n°3, 6 et 8, quelques isbas russes, insolites demeures en bois aux façades et toits particulièrement raffinés. Elles viennent du village russe aménagé sur le Champ de Mars pour l’Exposition Universelle de 1867, dont la Russie était l’un des invités d’honneur. Elles avaient étaient directement importées de Russie, mais à la fin de la manifestation, lorsqu’elles furent démontées, on décida pour des raisons pratiques et économiques, de les remonter en France plutôt que de les renvoyer dans leur pays d’origine. L’une se trouve à Saint-Cloud, Rue des écoles et trois autres sont dans la villa Beauséjour, à Paris.

SANS OUBLIER : le métro et les bateaux-mouches, deux moyens de transports inaugurés lors d’Expositions Universelles, le métro en 1900 et les bateaux mouche en 1867 !

Itinéraire de la balade

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