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DERNIERS JOURS de l’exposition de photos de Robert Adams, au Jeu de Paume

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Importante rétrospective du photographe américain Robert Adams, au Jeu de Paume, du 11 février au 18 mai 2014.

Parce que "L’endroit où nous vivons..." mérite de la part de chacun de nous davantage d’attention et de respect.

Robert Adams a très tôt été considéré comme l’un des importants chroniqueurs d’images de l’Ouest américain. Après le Wisconsin, il résida une trentaine d’années dans le Colorado, avant de se poser en Oregon.

Cette exposition, dont le titre « Robert Adams : l’endroit où nous vivons » marque on ne peut plus clairement l’importance que le photographe accorde à son / notre environnement, mais aussi la tragique relation tissée entre l’homme et la nature.

Dans le North West, 90% de la forêt ont été rasés au moins une fois. Qu’avons-nous eu en échange ? Un message nous aurait-il été délivré en échange ? Un conseil de vie ? De prudence ?

Robert Adams, malgré les déchirures, les meurtrissures de ces paysages, et leur "quelconquitude" recherche-t-il inlassablement de quoi espérer : une lumière, une esthétique, un scintillement, et cela même dans des panoramas corrompus et dégradés... par l’Homme. Et si une femme, un homme, un enfant venait à passer devant l’objectif (rares sont les humains dans les tirages de cette expositions dont l’ensemble reste assez aride et rigoureux, comme le serait un plaidoyer), un zeste de compassion, d’amour ou d’amitié suffirait à nimber de chaleur la rencontre.

La rigueur, l’économie d’effets amènent à des constats qui permettent malgré tout d’espérer encore et de ne pas s’abîmer dans la tristesse.

Cette exposition rétrospective, en rassemblant quelque 250 tirages, parvient à mettre en valeur la complexité et la richesse du travail et du système démonstratif que Robert Adams a adopté depuis le milieu des années 1960. Vous pourrez, grâce à lui, constater ce que l’Ouest est devenu au long des dernières décennies. Cet ensemble imposant d’images éclate par instants des contradictions et de la violence de notre société mondialisée si désacralisée.

Edge of San Timoteo Canyon, Redlands, California (Au bord de San Timoteo Canyon, Redlands, Californie), 1978. Épreuve gélatino-argentique, 32 x 39 cm. Yale University Art Gallery, acquis grâce à un don de Saundra B. Lane, une subvention du Trellis Fund, et du Janet and Simeon Braguin Fund © Robert Adams. Courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco et Matthew Marks Gallery, New York

Qu’est donc devenu ce grand Ouest naturel des États-Unis dont les grandioses paysages furent très tôt saisis dans l’émotion par des photographes tels que Timothy O’Sullivan ou William Henry Jackson ? Malgré les efforts faits pour paraître "objectif", on sent bien que Robert Adams déplore les sinistres stigmates laissées sur cette nature par des hommes ingrats ou inconséquents.

Robert Adams s’était fait particulièrement remarquer dans un registre neutre d’approche documentaire à ses débuts, notamment par son livre The New West (1974), dont les images fixaient l’aménagement suburbain dans le Colorado.

Chacun des projets majeurs d’Adams, dont sa participation à l’exposition « New Topographics » (1975), est présenté dans cette exposition, des toutes premières images sobres montrant les constructions et monuments érigés par les anciens occupants du Colorado, jusqu’aux dernières vues de forêts et d’oiseaux migrateurs prises dans le Nord-Ouest Pacifique. Citons encore « From the Missouri West » aux lointains paysages majestueux, ou les portraits désarmants de tendresse de gens du quotidien à l’ombre protectrice... d’une centrale nucléaire (« Our Lives and Our Children »), ou encore « Los Angeles Spring », où l’on voit les effets de la force abrasive de la pollution.

Ouvrons nos yeux sur les négligences et les dégâts que nous nous infligeons de mille manières à nous-mêmes. Ainsi ce photographe humaniste nous rappelle-t-il à notre obligation citoyenne, mais aussi de terrien, qui fait que chacun de nous, où qu’il soit, doit faire naître en lui l’intention et ressentir l’urgence de protéger son propre environnement, en quelque lieu de notre commune planète.

"Le paysage est pour nous l’endroit où nous vivons. De sorte que si nous en avons fait mauvais usage, nous ne pouvons pas le rejeter sans nous rejeter nous-mêmes. Si nous l’avons maltraité, si nous avons dégradé son état, si nous y avons érigé des monuments à notre ignorance, il reste malgré tout notre lieu de vie. Et avant d’aller plus loin, nous devons apprendre à l’aimer." (Préface de John Szarkowsky à The New West.)

Les tirages, réalisés par le photographe lui-même, sont dans leur grande majorité de petit format (beaucoup n’excèdent pas 15 x 15 cm).

La visite de l’exposition s’appuie sur de courts textes tirés des écrits d’Adams (40 monographies), d’ailleurs exposées. Pour lui, le livre de photographie est un support poétique à part entière.

Dans le mode de traitement des prises de vue de Robert Adams, il s’agissait le plus souvent de décrire un paysage dans lequel tous les fragments, même imparfaits, soient parfaits...

Voir aussi au Jeu de Paume aux mêmes dates Mathieu Pernot. La Traversée.

Robert Adams. L’endroit où nous vivons. Du 11 février au 18 mai 2014 au Jeu de Paume. 1, place de la Concorde 75008 Paris 01 47 03 12 50 www.jeudepaume.org. Ouvert le mardi (nocturne) de 11 à 21h, du mercredi au dimanche de 11 à 19h. Fermé le lundi et le 1er mai. 8,5 ou 5,5€. Entrée gratuite : programmation Satellite ; mardis jeunes (le dernier mardi du mois de 17 à 21h pour les étudiants et les moins de 26 ans). Abonnement annuel 25 ou 20€ / tarif jeune 15€.

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Vous retrouverez dans les articles 2013 et 2014 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2013, et CALENDRIER 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avions établi notre sélection, avec Paris 2013 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris. Nous commencerons dans quelques jours notre sélection 2014.

N’hésitez pas à nous critiquer, corriger ou même... à compléter nos informations, si vous disposiez de plus de détails que nous !

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

Et juste quelques expositions 2014 pour Bruxelles et Londres, Genève, Bâle...

André Balbo

sources : Visite, Jeu de Paume

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