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Pickpockets à Paris : la grève du Louvre révèle à quel point les hauts lieux touristiques filent un mauvais coton

Dernière mise à jour : mercredi 16 mai 2018, par Expositions

Il aura suffi apparemment d’une courte grève pour que les médias réalisent avec un bel ensemble l’étendue, la densité, et le systématisme de pratiques délictueuses maintenant bien installées à Paris : le pickpockétisme en bande !

Le 10 avril 2013, le Louvre, reconnu pour être le plus grand des musées du monde et celui qui reçoit le plus de visiteurs, était brusquement fermé, et les files d’attente de touristes et d’amateurs… dispersées, dépitées. Un problème ?

Ses agents s’étaient spontanément mis en grève.

Un ras-le-bol général les avait mobilisé contre les répétitions d’injures, d’intimidations physiques, d’agressions qu’ils subissaient eux-mêmes régulièrement sur leur lieu de travail, même si ces comportements délictueux visaient de préférence les touristes, et plus précisément encore, les visiteurs asiatiques du musée (Coréens, Chinois, Japonais), cibles privilégiées en quelque sorte de jeunes délinquants.

Les syndicats des agents demandaient tout simplement, pour que cette état de choses cesse, que des mesures de sécurité renforcées soient prises de toute urgence afin d’empêcher les bandes organisées de jeunes pickpockets d’intervenir aussi régulièrement et en toute impunité dans l’enceinte du musée.

Le lendemain, 11 avril, les syndicats acceptaient de reprendre le boulot, ayant obtenu des assurances que leurs revendications seraient bien prises en compte. La représentante de SUD annonçait l’engagement de la direction sur "une série de mesures visant notamment à renforcer la présence policière aux abords de l’établissement". Et il fut effectivement fait appel à des renforts de police. Des patrouilles (en tout une vingtaine de policiers en uniforme) se mettaient rapidement en place dans les alentours immédiats du Louvre, et dans ses galeries.

Les mêmes soucis existent depuis lurette et sont bien pérennes sur les Champs-Élysées, au Champs-de-Mars, dans les environs de Notre-Dame-de-Paris, et autour de l’Opéra, où les guides touristiques, qui connaissent bien leurs lascars, apostrophent à l’ouverture des portes de leur car, mais ne parviennent pas à écarter de leur petit troupeau.

Les jeunes prédateurs, qui se présentent le plus souvent comme mineurs de moins de 13 ans, chassent en groupe. Ils seraient en grande partie, selon la police, serbes, bulgares ou roms, mais parfois aussi viendraient d’autres horizons que de l’Europe de l’Est.

Il y a de cela quelques mois, j’avais été étonné, en descendant un matin assez tôt de la colline de Montmartre, de croiser un groupe d’une trentaine de jeunes filles qui allaient un peu "aux touristes" comme on va vendanger ou à l’usine. Gaies, rigolant bien fort ensemble, chantant, elles avaient ce "je-ne-sais-quoi" d’allant et d’insouciance de la garde montante dans le Carmen de Bizet, et avançaient fièrement, en groupe compact.

Un ami commerçant de la Butte me raconta les plus grandes difficultés que rencontraient ses collègues à se défendre, et surtout à protéger leurs clients, plutôt asiatiques, de ces vols d’étourneaux, chapardeurs, acharnés à leur labeur, et parfois, par le nombre et la précipitation des situations, agressifs… Des problèmes récurrents et quasiment quotidiens. Que faire ?

À Belleville, de véritables agressions avaient ciblé si précisément les commerçants chinois, que cette communauté, pourtant réputée discrète, avait manifesté en masse dans les rues de ce quartier, demandé et même obtenu un temps une surveillance policière accrue.

Le reportage d’un journal télévisé avait étonné, il y a de cela 6 mois environ, parce qu’il décrivait un Paris devenu une copie du Chicago de la grande époque, aussi dangereux et agressif ! Et des représentants d’agences de voyages asiatiques de détailler les conseils de prudence qu’ils prodiguaient à chacun des groupes de leurs clients. Que faire ?

Et dans le métro, la RATP et ses messages ? Les entendez-vous en toutes langues ? Que faire quand une bande monte dans une rame ? Que dire tant qu’il n’y a pas encore de délit ?

Comment évaluer et écarter le danger ? Reconnaître les prémices d’une action ? Pour les services de sécurité de la Régie, cette chasse au flagrant délit a quelque chose de désespérant...

Prudence, prudence !

Sans verser dans une paranoïa qui ne serait pas de mise, et supprimerait même toutes les joies du séjour et de la découverte dans une si jolie ville, il est vrai que certaines précautions sont bonnes à prendre, et ne peuvent pas faire de mal…

Amis touristes :
- Vous êtes curieux et attentifs ? Soyez en plus un peu plus vigilants ;
- N’hésitez pas à laisser vos valeurs, passeports et bijoux au coffre de votre hôtel ;
- Il est prudent d’avoir sur soi en voyage, et séparément, copies de ses différentes pièces d’identité ;
- Privilégiez les appareils photos et autres gadgets électroniques discrets, si possible ;
- Quand vous photographiez, gardez la cordelette enroulée autour de votre poignet ;
- Ne demandez pas à un inconnu de photographier votre groupe en lui confiant votre appareil ;
- Messieurs, gardez votre liasse de billets de banque de préférence dans la poche arrière de votre pantalon, ou séparez les sommes dans plusieurs poches ;
- Mesdames, fermez vos sacs, et tenez-les ;
- Restez groupés autant que possible et ne vous mettez pas trop à l’écart pour téléphoner ;
Connaissez les téléphones d’urgence : Santé (Samu 15), Police Secours (17), Pompiers (18).

Verriez-vous d’autres conseils à faire connaître aux victimes de ces situations désagréables, ou à ceux qui cherchent à les éviter ?

André Balbo

sources : Les Échos, France Inter, A2

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