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Temps de transport moyen en minutes/jour : Parisien 85 / Francilien 82 / autres 64

Dernière mise à jour : mardi 13 avril 2010, par Expositions

Alors que les autres Français y consacreraient à peine plus d’une heure (64min), une étude de l’Insee révèle ces temps de transport quotidiens ahurissants des Parisiens et des Franciliens. L’étude révèle même que : « Y passer plus de 2 heures n’est pas une situation exceptionnelle. C’est une réalité quotidienne pour 22% des Franciliens, soit deux fois plus qu’en province. »

Selon une récente enquête de l’Observatoire régional de santé au travail d’Ile-de-France, ce serait notamment le cas des usagers des transports en commun, qui passent entre 1 heure 30 (pour les Parisiens), et 2 heures 30 (pour les habitants de la grande couronne) dans les RER, bus et métros.

L’Insee remarque que les déplacements professionnels sont de loin les plus chronophages (32 min en IdF contre 17 en province), la région concentrant bon nombre de ses emplois au centre et ses logements en périphérie.

À la longue, trains bondés (dans lesquels 40% des passagers sont debout) et embouteillages à répétitions sont même devenus des repoussoirs, puisque les Franciliens se déplacent, en moyenne moins que les autres (3,4 fois par jour contre 3,9 en province).

La voiture reste le mode de transport dominant (43,2%) à un niveau toutefois inférieur au reste de l’Hexagone (65%). Ce sont surtout les Parisiens qui la boudent : seuls 42% des ménages en possèdent une et 12% s’en servent au quotidien.

Les habitants de la capitale privilégient la marche (47%), les transports en commun (33,9%), et depuis peu le deux-roues (4,1%).

En banlieue, la voiture reste en revanche reine, notamment parce que, comme en province, « les petits déplacements courts » sont légion (travail, enfants, achats quotidiens…), et que les transports en commun sont « moins compétitifs ». J’ajouterai que les réseaux leur sont, structurellement bien sûr, moins adaptés qu’ils ne le sont, forcément, aux Parisiens.

C’est pourtant là, de banlieue à banlieue, que s’effectuent les 3/4 des déplacements franciliens : seul 1/10 rejoint Paris. Une statistique qui n’a pas échappé aux auteurs des projets concurrents Arc Express (conseil régional) et Grand Paris (gouvernement), dont les tracés, quoique différents dans l’esprit, visent tous deux à relier entre elles les villes de banlieue.

André Balbo

Sources : Insee, Les Échos, Observatoire régional de santé au travail d’IdF