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Une étude souligne le lien métro, boulot, stress et déprime

Dernière mise à jour : jeudi 11 février 2010, par Expositions

Rames et bus bondées, retards récurrents et inexpliqués, les trajets domicile-travail sont devenus l’une des premières sources de stress des Franciliens. Une étude du cabinet spécialisé Technologia montre que la mauvaise qualité des transports a un impact important sur la santé physique et mentale des salariés, phénomène d’autant plus inquiétant que la tendance est à l’allongement des trajets.

Pour des millions de personnes en région parisienne, prendre les transports en commun pour aller au travail est un véritable enfer. C’est long et inconfortable, mais en plus, les salariés craignent toujours d’être en retard. Problèmes techniques et grèves à répétition viennent à bout des plus flegmatiques. En un an, 20 000 retards sur la ligne du RER A. Le plus souvent, RATP ou SNCF n’indemnisent pas les passagers. Le nombre de voyageurs aurait augmenté de 25%, celui des trains que de 7%. Les lignes 1, 3, 6, 7 et 13 du métro sont officiellement saturées. 15 à 20% des 8 millions de voyageurs qui empruntent chaque jour le réseau seraient particulièrement concernés par ce stress des transports. La multiplication des délocalisations des bureaux des entreprises en banlieue, dans des zones parfois mal desservies, ne peut qu’aggraver le phénomène.

"Le temps passé dans les transports, en rendant les salariés moins énergiques et moins disponibles, en les exposant à l’opprobre des managers contrôlant leur ponctualité et en modifiant leur rapport au travail, est un catalyseur multifactoriel des risques psycho-sociaux (stress, dépression)", indique l’étude. Les employés, plus que les cadres, souffrent particulièrement. Il n’est pas rare pour des caissières en retard de trouver la porte d’entrée du personnel verrouillée. Des entreprises exigent un justificatif en cas de retard, que RATP ou SNCF ne délivrent presque jamais. Selon M. Delgènes, DG de Technologia, " ces salariés, qui supportent par jour plusieurs heures dans trains ou bus, arrivent fatigués à leur travail, et voient leur carrière bloquée, c’est la triple peine ". L’étude qualitative menée auprès de plus de 150 personnes a montré que le problème était mal pris en compte du côté des DRH. 28% seulement des RH voient les transports en commun comme source de fatigue.

A un mois des élections régionales (14-21 mars), cette étude remet les transports à la Une de l’agenda politique. L’UMP dénonce "l’échec de 12 années de cogestion des transports d’IdF par Jean-Paul Huchon. Il est temps que ce dernier assume son bilan et rende compte aux Franciliens de l’usage qu’il a fait de leurs impôts, en hausse de 46 %". Alain Dolium, chef de file du MoDem estime que "l’autosatisfaction récente de Jean-Paul Huchon sur les transports en commun dans la région est malvenue et pour tout dire un peu maladroite." Incitation financière au covoiturage, création de navettes, ou mise en place d’une information efficace à destination des voyageurs et des entreprises, des solutions existent.
André Balbo

Sources : AFP, lepetitjournal, Technologia