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À Paris, peut-on boire l’eau du robinet ?

Dernière mise à jour : lundi 7 décembre 2009,    par: Adele

Une eau potable est une eau qui peut être bue sans risque pour la santé.

L’eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé de France, l’eau du robinet obéit au même cahier des charges que l’eau de source en bouteille et quasiment le même que l’eau minérale.

Eau de Paris est garante de la qualité de l’eau de Paris au robinet du consommateur, et du respect des normes sanitaires.

Pour être reconnue potable, l’eau doit respecter deux conditions essentielles :
— ne pas contenir de germes ou de bactéries susceptibles de provoquer des maladies
— ne pas présenter de concentrations de substances indésirables supérieures aux normes

Chaque jour, l’eau de Paris est soumise à une multitude d’analyses très rigoureuses de surveillance et de contrôle, effectuées sur la base des critères de qualité définis par le décret du 3 janvier 1989.

A Paris, le contrôle sanitaire des eaux est effectué par la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS de Paris). Les prélèvements et analyses sont réalisés par le Centre de Recherche, d’Expertise et de Contrôle des Eaux de Paris (CRECEP). Le CRECEP, régie autonome de la Ville de Paris, est un laboratoire accrédité par le COFRAC et agréé par le Ministère de la Santé.

Les mesures effectuées sur l’eau portent sur :
— ses caractéristiques : couleur, saveur, odeur, transparence
— sa composition en éléments minéraux : calcium, magnésium
— l’absence de substances indésirables : nitrates, pesticides, métaux lourds (mercure, plomb…)
— ses paramètres microbiologiques : absence de germes et bactéries pathogènes
… soit au total 64 paramètres contrôlés pour garantir la qualité de l’eau.

La minéralisation de l’eau de Paris
- L’eau de Paris apporte à l’organisme des éléments essentiels : calcium, sodium, magnésium, potassium… C’est une eau minéralement équilibrée qui peut être consommée par tous.

Composantes minérales de l’eau à Paris :
- Calcium 80 à 100 mg / l
- Magnésium 2 à 10
- Sodium 5 à 15
- Potassium 1 à 3
- Bicarbonate 170 à 300
- Sulfate 10 à 50
- Chlorure 12 à 35
- Nitrate 10 à 40
- Fluor 0,1 à 0,25

Où s’informer ?
- Vous pouvez consulter la synthèse annuelle de la DASS. Celle-ci est jointe une fois par an aux factures.
- Un bilan mensuel du contrôle sanitaire effectué sur l’unité de distribution de votre quartier est porté à la connaissance du public dans chaque mairie d’arrondissement.

Pourquoi l’eau de Paris contient-elle du chlore ?
- Le chlore garantit la potabilité de l’eau à son arrivée à votre robinet.
- Avant de parvenir au robinet, l’eau doit parcourir de nombreux kilomètres de canalisations. De doses infimes de chlore (environ 0,3 gramme pour 1000 l) sont injectées dans le réseau public d’eau potable afin de préserver sa qualité durant son transport jusqu’au robinet.
- Le taux de chlore est surveillé et ajusté au strict nécessaire tout au long du processus de production et de distribution.

Quelques astuces pour faire disparaître le goût du chlore.
- Avant de consommer l’eau, laisser la couler quelques instants,
- Rafraîchir l’eau au réfrigérateur dans une carafe en verre fermée. La température neutralisera le goût de chlore,
- Vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes de jus de citron ou des feuilles de menthe.

Le calcaire
- La teneur en calcaire de l’eau de Paris se situe entre 20 et 30 degrés français. Elle est moyennement dure. Elle contient 80 à 100 mg/l de calcium, couvrant ainsi jusqu’à 25% de vos besoins quotidiens en minéraux.

Le plomb
- Le plomb est un métal toxique qui pénètre dans l’organisme par voie pulmonaire et digestive.
- A Paris, le risque principal d’intoxication au plomb (saturnisme) est principalement lié à l’ingestion d’écailles de vieilles peintures (à base de céruse). La consommation régulière d’une eau qui a stagné dans des canalisations en plomb peut, dans une moindre mesure, présenter un risque pour la santé, notamment pour les femmes enceintes et les nourrissons.

L’eau de Paris contient-elle du plomb ?
- A la sortie des captages ou des usines, l’eau de Paris ne contient pas de plomb. Les grosses conduite sont en béton ou en fonte, jamais en plomb. Il n’y a pas de plomb dans le réseau public de distribution parisien.

En revanche, peuvent contenir du plomb :
- les branchements (petite canalisation reliant la conduite à l’immeuble)
- les canalisations à l’intérieur des immeubles (colonnes montantes et distribution à l’intérieur des appartements)
- Le plomb est aujourd’hui interdit.

Si vous soupçonnez la présence de plomb dans les canalisations de votre immeuble, parties communes ou logements, faites réaliser par votre syndic un diagnostic.
- Si vous avez décelé la présence de plomb, des travaux devront être effectués d’ici 2013.
- Supprimer tout contact de l’eau avec le plomb d’ici 2013 exige une synergie entre la collectivité pour le domaine public et les propriétaires pour les habitations privées.

Les Fontaines Wallace
- Cent huit fontaines de distribution d’eau potable sont disséminées dans les rues, squares, jardins et bois de Paris.
- En 1872, Sir Richard Wallace, éprouvé par les années de guerre franco-allemande, le siège de Paris et la Commune, se révéla un philanthrope pour ses concitoyens parisiens marqués par la misère et le manque d’eau au cours de ces terribles années. Il offrit à la Ville de Paris "50 fontaines à boire", à établir sur les points les plus utiles pour permettre aux passants de se désaltérer ".

L’eau en bouteille, une ressource qui coûte cher à l’environnement
- La consommation mondiale d’eau minérale en bouteille a augmenté de près de 60% depuis 1999. Un phénomène qui ne s’explique pas toujours logiquement et qui coûte cher à l’environnement

"L’eau en bouteille coûte finalement plus cher que l’essence"
- Selon une étude publiée par l’Earth Policy Institute aux Etats-Unis, en 2004 environ 154 millions de litres d’eau en bouteille ont été consommés, soit un bond de 57% par rapport à 1999 où 98 millions de litres d’eau en bouteille avaient été consommées.
- "Alors que l’eau minérale en bouteille n’est souvent pas plus saine que l’eau du robinet dans les pays industrialisés, elle peut coûter jusqu’à 10 000 fois plus cher si l’on tient compte de l’énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons et l’éventuel recyclage des contenants, a averti Emily Arnold, auteur de l’étude sur l’eau.

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