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Été 2016. Sélection de musées et d’expositions de villes étrangères

Parmi les grandes villes européennes pour lesquelles nous indiquons les grands musées et quelques grands événements culturels : Amsterdam, Bâle, Berlin, Bois-le-Duc, Bruxelles, Genève, La Haye, Londres, Madrid, Milan, Rotterdam, et Venise.


Accès rapide par ville : Amsterdam - Bâle - Berlin - Bois-le-Duc - Bruxelles - Genève - La-Haye - Londres - Madrid - Milan - Rotterdam - Venise


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Amsterdam

Le Rijksmuseum Amsterdam , accès par Stadhouderskade. Pour l’aile Philips, par Jan Luykenstraat 1. Rijksmuseum Museumplein/Museumstraat 1, 1071 CJ Amsterdam. 31 (0)20 674 7000. www.rijksmuseum.nl/. Ouvert tous les jours de 9 à 17h. Au départ de la gare centrale, prendre le tramway 2, ou le 5, et descendre à l’arrêt Hobbemastraat, derrière le musée. Au départ du Dam, prendre le 16, le 24 ou le 25, et descendre à l’angle du Stadhouderskade et de Ferdinand Bol Straat. Bus 26, 65, 66 ou 170. Le musée est à 10 minutes à pied de Leidseplein. 17,5€. Gratuit pour les moins de 18 ans et les détenteurs de la Museumkaart. Un conseil ? À visiter avant 11h ou après 15h.

+ Les collections. Ce musée a réouvert en 2013, après 10 années de travaux (375M€).

Rembrandt. La Ronde de nuit

Le plus important du pays, il rassemblerait un million de pièces essentiellement des domaines des beaux-arts (Peintures, Sculpture et Arts décoratifs, Art asiatique), de l’artisanat, des estampes, et de l’Histoire, centrées sur les Pays-Bas. Quelque 200 salles d’expositions, dont la muséographie a été confiée en grande partie à l’architecte français Jean-Michel Wilmotte...

Le rez-de-chaussée du Rijks est consacré à la République, instaurée après 80 années de guerre contre l’occupant espagnol, et à l’Âge d’Or en général. Armures, carabines, canons et pistolets datant du XVIIe siècle, mais aussi une large maquette de navire et divers portraits de commandants en chef de l’époque.

Le musée met également en scène les débuts de l’expansion coloniale, de la puissance commerciale, et l’histoire de la Compagnie des Indes orientales, quand les influences asiatiques séduisaient l’Europe : porcelaine chinoise, armes orientales, objets de décoration, tableaux.

Une autre salle est consacrée aux maisons de poupées, hobby favori des femmes fortunées de cette époque. Bronzes, pièces d’orfèvrerie hollandaise, cabinets en marqueterie et belles faïences de Delft.

La Laitière – Johannes Vermeer

L’extraordinaire département des peintures, raison principale de votre visite, est au 1er étage. Autrefois cantonnée aux représentations de héros et demi-dieux, la peinture du XVIIe siècle nous livre une vision du monde, plus réaliste, plus ouverte, plus sociale aussi. Paysages, natures mortes, portraits, intérieurs d’églises, scènes de vie sont autant de sujets d’inspiration révélant ce mouvement.

Peintures de Jan van Goyen, Torrentius, Hendrik Avercamp, Johannes Verspronck, Frans Hals, Willem Heda, Pieter Saenredam, Nicolaes Maes, Jan Lievens, Gérard Dou, Jacob van Ruysdael, Jan Steen, et bien sûr 25 chefs-d’œuvre de Rembrandt (dont le portrait de sa mère, son petit Autoportrait peint à l’âge de 22 ans, ou encore la Fiancée juive, Le Syndic de la guilde des drapiers, La Leçon d’anatomie du docteur Deyman).

La Ronde de Nuit, son plus célèbre et son plus grand tableau, occupe une salle entière à lui tout seul.

De Vermeer vous pourrez voir La Laitière, Femme en bleu lisant une lettre, La Ruelle et La Lettre d’Amour. Ces chefs-d’œuvre représentant des scènes de la vie quotidienne dégagent une puissance bouleversante.

+ Du 2 juillet au 2 octobre 2016. Marten et Oopjen à Amsterdam

Rembrandt van Rijn (1606-1669), Portrait of Marten Soolmans, 1634. Oil on canvas, 210 x 135 cm. Acquired by the Dutch State for the Rijksmuseum / Portrait of Oopjen Coppit, 1634 Oil on canvas, 210 x 133 cm. Acquired by the French Republic for the Musée du Louvre

Formidable histoire d’achats de ces chefs-d’œuvre réalisés conjointement par le Louvre et ce musée pour ne déplaire à personne et ne pas séparer ce couple dont chacun des membres a été immortalisé par Rembrandt...

Nous savions déjà que l’art avait de tous temps été domestiqué par les puissants, mais tel l’enfant d’un couple séparé, ou même, et cela devient de plus en plus fréquent, un animal de compagnie qui fut commun, nous voilà en présence d’une garde alternée caractérisée au sujet de ces deux tableaux du maître du Siècle d’Or hollandais.

+ Du 24 juin au 11 septembre 2016. Japon moderne. La Collection Elise Wessels

Dancer, Kobayakawa Kiyoshi (1899-1948). Kleurenhoutsnede op papier, 1932. Elise Wessels Collection. Nihon no hanga

Pour la première fois, le Rijksmuseum présente 170 peintures japonaises de la Collection d’Elise Wessels.

Celle-ci couvre des premières décennies du XXe siècle, de la période de la rapide modernisation de l’art japonais.

Cette collection unique en Hollande est consacrée à l’art au Japon de la première moitié du XXe siècle, pays qui connut alors, comme l’Europe et les États-Unis, un boom économique considérable, l’explosion des grandes métropoles et les prémices de l’avènement de la femme moderne...

+ Du 24 juin au 25 septembre 2016. Adriaen van de Velde (1636-1672). Maître du paysage hollandais

+ Du 10 juin au 2 octobre 2016. Nouvelles sculptures de Giuseppe Penone dans les jardins du Rijksmuseum


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Bâle

Fondation Beyerler. 101 Baselstrasse. Riehen. 41 61 645 97 00. http://www.fondationbeyeler.ch/fr.

Parau api, (Quelles nouvelles ?), 1892, Galerie Neue Meister, Staatliche Kunstsammlung Dresden (Fondation Beyerler - Paul Gauguin

+ Collections permanentes. La Fondation Beyerler détient quelque centaines d’œuvres classiques ou modernes, et quelques objets d’art tribal qui témoignent du regard personnel que portaient Hildy et Ernst Beyeler sur l‘art du XXe siècle. Le bâtiment, d’une discrète et plane élégance, a été conçu et réalisé par l’architecte Renzo Piano.

Ce musée fut inauguré en 1997. L’excellente sélection des œuvres souligne au public les importantes étapes picturales des temps modernes : Monet, Cézanne, van Gogh, Picasso, Warhol, Lichtenstein ou Bacon. Quelque 25 objets d’art tribal d‘Afrique, d’Océanie et d’Alaska sont mises en regard des œuvres du classique moderne.

+ Du 29 mai au 4 septembre 2016. Alexander Calder & Fischli/Weiss

Une généreuse exposition consacrée à Calder, l’artiste américain, et aux Suisses Peter Fischli et David Weiss, qui ont travaillé en association sous le nom de Fischli/Weiss.

Elle a été conçue autour de l’instant d’équilibre instable, un état précaire en même temps que prometteur, toujours fugace. Alexander Calder (depuis le début du XXe siècle) et Peter Fischli et David Weiss (depuis la fin du même siècle) avaient trouvé des formulations exemplaires de cet instant.

Radicalement différentes à première vue, elles apparaissent ensuite comme les deux faces d’une même médaille, le fruit de perspectives différentes sur le même thème, nées à des périodes différentes.

Cette exposition noue un dialogue ouvert et amplement déployé dans l’espace entre une sélection d’ensembles d’œuvres de Calder et plusieurs travaux de Peter Fischli et David Weiss. Les points forts qui en dessinent le fil conducteur retracent des moments historiques déterminants de la création de Calder.

Partant du travail sur le Cirque Calder des années 1920, ils font place au passage à l’abstraction et à l’invention du mobile au début des années 1930 pour aboutir au jeu souverain et grandiose avec les possibilités formelles ainsi découvertes. En contrepoint, les œuvres de Peter Fischli et David Weiss prêtent un ton tout à fait original à cette exposition.

Dans cette association inattendue, les éléments de bricolage, d’observation et d’expérimentation prennent un poids tout à fait particulier, l’interaction entre pesanteur et apesanteur devenant ainsi perceptible sous un angle nouveau comme un processus incroyablement vivant. Légèreté et poids,
exploration des limites du jeu, de l’échec et du hasard comme pratique artistique, oscillation sur la ligne ténue entre humour et poésie, le funambule devenant le prototype d’une réalité existentielle – de nombreux points de contact permettent aux œuvres d’Alexander Calder et à celles de Fischli/Weiss d’affirmer leur efficacité à la fois ensemble, et indépendamment.

L’ensemble de cette présentation ne ménage qu’une rencontre directe entre les travaux de Fischli/Weiss et ceux de Calder ; celle-ci ouvrira l’exposition et son récit.

Calder (1898-1976) est le maître de l’équilibre instable dans l’art moderne. Avec l’invention révolutionnaire du « mobile », il a rendu visible l’équilibre constamment changeant entre pesanteur et apesanteur. Toute son œuvre est consacrée à cette recherche. Elle fascine par la concomitance entre un
équilibre factice qui fait systématiquement l’objet d’une nouvelle quête et est généralement atteint, et sa visualisation sous des formes diverses.

À partir de 1979, Peter Fischli (né en 1952) et David Weiss (1946-2012) ont, dans leur création commune, donné au thème de l’équilibre précaire une forme iconique très différente. Avec la même ardeur inlassable et voluptueuse, ils ont élaboré, dans des films et des sculptures, par le langage, la photographie et la peinture, un irrésistible jeu sur l’équilibre, la clarté et la vue d’ensemble, dans lequel les impondérables et les pierres d’achoppement l’emportent toutefois souvent sur l’élégance et l’assurance des grands gestes de l’art moderne, incarnés par le mobile.

Cette exposition, dont le commissaire est Theodora Vischer, Senior Curator à la Fondation Beyeler, a été conçue avec la Calder Foundation de New York et l’artiste Peter Fischli.


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Berlin

Alte Nationalgalerie. Bodestraße 1-3, 10178 Berlin, +49 30 266424242. http://www.smb.museum/en/museums-institutions/alte-nationalgalerie/home.html. Prix musée et expositions temporaires 12 ou 6€. Tlj sauf lundi de 10 à18h, jeudi jusqu’à 20h. U-Bahn U6, station Friedrichstraße, S-Bahn S1, S2, S25, station Friedrichstraße ; S5, S7, S75, station Hackescher Markt. Tram M1, 12, station Am Kupfergraben ; M4, M5, M6, station Hackescher Markt. Sur l’île aux musées. Bâtiment dans un style de temple grec consacré à l’art allemand du XIXe siècle et aux impressionnistes français.

+ Les collections. Peinture et sculpture des mouvements classique et romantique : Caspar David Friedrich (L’Île des morts), Karl Friedrich Schinkel, Adolph von Menzel, Anselm Feuerbach, Max Liebermann, et Carl Blechen ; de la période Biedermeier ; de l’impressionnisme français : Édouard Manet (Dans le jardin d’hiver), Claude Monet, Auguste Renoir, Paul Cézanne, et, depuis peu, du XXe siècle (Adolph von Menzel, Max Liebermann, Lovis Corinth). À ne pas rater.

Édouard Manet, Dans le jardin d’hiver, 1878/79 huile sur toile, 115 x 150 cm © Staatliche Museen zu Berlin, Nationalgalerie

+ Du 5 août au 20 novembre 2016. Paysages urbains de Rome. Un panorama de 360° de Friedrich Loos

Ville et paysage. Qu’est-ce qui pourrait paraître plus contraire, et qu’un peintre a rassemblé.

La peinture de paysages fit florès autour de 1800, entrainant aussi la mélancolie d’une rêverie urbaine. L’Italie fut la destination reine d’un voyage réalisé dans le but d’approfondir les talents artistiques. Et Rome, dotée de ses antiques ruines et de sa lumière méditerranéenne fascinait les esprits et les éperdus de panoramas comme de nature et de paysages.

Friedrich Loos s’y rendit et tenta d’en dresser un portrait panoramique à partir de la Villa Mattei et des plans du mont Celio. Images de la Rome de la seconde moitié du XIXe siècle.

+ Du 1er juillet au 30 octobre 2016. Le Siècle d’Or. L’époque Velazquez 14 ou 7€. Fermé le lundi. Du mardi au vendredi ouvert de 11 à 18h, jeudi jusqu’à 20h, samedi de 11 à 18h.

El Siglo de Oro, l’Âge d’Or de l’art espagnol, est un des plus importants chapitres populaires de l’histoire culturelle européenne.

Cette exposition présente quelque 150 chefs-d’œuvre de Velazquez, du Greco, de Francisco de Zurbaran et de Bartolomé E. Murillo, comme d’artistes moins connus dont Alonso Cano et Gregorio Fernández.

Les musées de la ville de Berlin, en coopération avec le Kunsthalle de Münich, présentent à une échelle encore jamais atteinte en Allemagne ce panorama du XVIIe siècle espagnol tant en peinture qu’en sculpture et en dessins.


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Bois-le-Duc

Noordbrabants Museum, Verwersstraat 41’s-Hertogenbosch, Bois-le-Duc. 12€ et gratuit pour les moins de 18 ans.

Les collections de ce musée traitent de l’art, de l’histoire et de la culture du Nord-Brabant et du Sud de la Hollande. 30 000 pièces, dont seulement 15% est exposé, qu’il s’agisse de peintures, gravures, dessins, textiles, monnaies et médailles, verre, argent, artisanats, ou objets archéologiques ou typique.

+ Du 11 juin au 18 septembre 2016. Jan Fabre. Hommage à Hieronymus Bosch au Congo.

Jan Fabre. Skull with te tool of Power, 2013 © Angelos bvba

De 2011 à 2013, l’artiste belge de réputation mondiale Jan Fabre (Anvers, 1958) a créé quelque séries d’exemples de mosaïques avec pour titre "Hommage à Hieronymus Bosch au Congo". Cette série faisait partie d’une réflexion critique touchant à l’histoire coloniale belge, sujet souvent apparu dans le travail de Fabre depuis 2002.

Cette exposition est une symbolique description des atrocités et absurdités commises par le Congo et transcrites dans le langage de la peinture de Bosch.

Le travail de Jan Fabre rend évident le fait que le langage visuel de Bosch n’a rien perdu de sa force quelque 5 siècles plus tard.

+ Du 18 juin au 9 octobre 2016. Van Eyck, Brueghel, Jordaens, chefs-d’œuvre de Roumanie.

Quelque 40 tableaux de vieux maitres du musée Brukenthal, à Sibiu, en Roumanie, rassemblés par le Baron Samuel von Brukenthal (1721-1803). Une passionnante et érudite collection d’art, comprenant plusieurs chefs-d’œuvre de différentes écoles européennes de peinture (Jan van Eyck, Hans Memling, Marinus van Reymerswaele, Jacob Jordaens, David Teniers, Jan van Goyen, Leonaert Bramer et Pieter Brueghel de Jonge).


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Bruxelles

Palais des Beaux-Arts (BOZAR). 23, rue Ravenstein. 1000 Bruxelles. 32 2 507 82 00. www.bozar.be. Fermé le lundi. De 10 à 21h le jeudi, et les autres jours de 10 à 18h. 12, 10, 8, 6, 2€.

Expositions ouvertes du mardi au dimanche, de 10 à 18h. Le jeudi jusqu’à 21h, sauf durant les vacances d’été.

Le Palais des Beaux-Arts est aussi ouvert en fonction des activités - concerts, spectacles ou autres événements - qui y sont organisées. Fermeture annuelle les 25 décembre et 1er janvier.

Haut-lieu de la culture bruxelloise, dans toutes ses acceptions : cinéma (thèque royale), danse, exposition, littérature, mode, musique, théâtre...

+ Du 1er janvier au 31 décembre 2016. AfricaMuseum@BOZAR. De 12 à 6€.

AfricaMuseum@BOZAR est au Palais des Beaux-Arts l’espace refuge du Musée royal de l’Afrique centrale qui sera en rénovation jusqu’en 2017. Studio Congo, une présentation de la rénovation autour de la maquette du projet, AfricaMuseum@BOZAR abrite également des installations temporaires.

La première installation concerne les publications du MRAC depuis la création de l’institut en 1898. Quarante mètres linéaire de livres retracent l’histoire et la production de cette institution comme centre de recherche et de connaissances. À côté de la ligne du temps, des ouvrages sont présentés en consultation pour le public.

Studio Congo est un espace éducatif, ludique et créatif de découverte des richesses naturelles et culturelles du Congo, destiné aux enfants et aux familles. Les activités suivantes y sont organisées :
- Studio Congo Mini (2e maternelle>1ère primaire ou groupes 4-7 ans)
- Studio Congo Maxi (2e>6e primaire ou groupes 8-12 ans)
- Studio Congo One day (groupes d’enfants 8-12 ans)
- Studio Congo Birthday (8-12 ans)
- Africa Sunday’s family
- L’Afrique au Zénith

+ Du 17 juin au 4 septembre 2016. Vincen Beeckman. The Gang Dans le cadre de Summer of Photography 2016.

Entrée gratuite, du mardi au dimanche de 10 à 18h, jeudi jusqu’à 21h (jusqu’à 18h du 21/07 au 15/08). Fermé le lundi.

Accompagné d’une horde de chasseurs d’images passionnés, le photographe Vincen Beeckman sillonne les rues de Bruxelles jusqu’en juillet 2016.

Armé d’un appareil photo et d’un sens aiguisé de l’observation, ce « gang » se penche sur la faune et la flore urbaines, dans les endroits les plus inattendus de la capitale, au moment le plus opportun.

Le Gang © Laurence Bodart

Centreville ou périphérie, supermarchés, piscines d’hôtels cinq étoiles ou quartiers délaissés...

Les lieux à immortaliser sont déterminés par le gang, dont les membres sont : Laurence Bodart, Vittoria Boccarsi, Eve Brutout, Jeroen De Vlaeminck, Judith Emilia Eszes, Patrick Garçon, Alina Garkova, Myriam Goetgeluck, Pierre Gouzou, Jacques Misonne, Maite Morren, Cyrus Pâques, Daniel Soil, Geneviève Thulliez.

+ Du 17 juin au 4 septembre 2016. Dey your Lane. Lagos Variations

10 ou 8€, -26 ans, 2€ le mercredi ! Ouvert du mardi au dimanche de 10 à 18h, le jeudi jusqu’à 21h (Jusqu’à 18h du 21/07 au 15/08). Fermé le lundi.

« Dey your Lane ! » est une expression lagosienne typique qui signifie « mêle-toi de ce qui te regarde ». Quand on sait que Lagos est l’une des villes à la croissance la plus rapide au monde, et qu’elle abrite une population dépassant les 18 millions d’habitants, on comprend pourquoi cette expression y est aussi populaire.

Logo Oluwamuyiwa Adeyemi (Monochrome Lagos) 2013-ongoing, Dancers Rechersing at the National Stadium. 2015
À travers des photographies, vidéos et ambiances sonores, cette exposition illustre la dynamique innovatrice, individualiste et créative générée par cette mégapole. Découvrez la façon dont ses habitants s’approprient l’espace public et réalisent leurs ambitions tant personnelles que collectives. Cette exposition est accompagnée d’un programme étoffé mêlant cinéma, littérature et danse contemporaine du Nigeria.

Commissaire : Azu Nwagbogu (directeur de Lagos Photo), avec des œuvres des artistes Abraham Oghobase (Lagos), Adeola Olagunju (Lagos), Adolphus Opara (Lagos), Akintude Akinleye (Lagos), Andrew Dosunmu (New York), Bas Losekoot (Amsterdam), Cristina de Middel (Mexico Ciudad), David Uzochukwu (Brussels), François Beaurain (Paris), George Osodi (Lagos), Iké Ude (New York), Ikiré Jones (Lagos), Kadara Enyeasi (Nigeria), Karimah Ashadu (London), Lard Buurman (Amsterdam), Logo Oluwamuyiwa Adeyemi (Lagos), Lakin Ogunbanwo (Lagos), Lorenzo Vitturi (London), Medina Dugger (Lagos), Robin Hammond (Auckland), Samuel James (New York), Zina Saro-Wiwa (New York/Lagos), Uche Okpa Iroha (Lagos), Hans Wilschut.

+ Du 17 juin au 4 septembre 2016. Open Spaces / Secret Places. Works from the Sammlung Verbund, Vienna

Cette exposition est placée dans le cadre de la biennale internationale de la photographie à Bruxelles par BOZAR.

La spatialisation croissante dans le domaine de l’art est intimement liée à l’évolution de notre style de vie socio-culturel et à une nouvelle façon d’appréhender l’espace (mobilité croissante, espace virtuel...). Par le passé, au téléphone, on se demandait « Comment vas-tu ? ». Aujourd’hui, cette question s’est transformée en « Où vas-tu ? ».

Joachim Koester, The Kant Walks, 2003-2004 © Joachim Koester / the Sammlung Verbund collection, Vienna. Courtesy the artist and galerie Jan Mot, Brussels

L’exposition présente l’œuvre de 28 artistes contemporains dont Francis Alÿs, Eleanor Antin, Anthony McCall, Joachim Koester, Louise Lawler et Jeff Wall. Par leurs photos et installations, ils vous emmènent à la rencontre de plusieurs espaces, parfois historiques, parfois chargés d’émotions, parfois imaginaires, réels ou remis en scène.

+ Du 24 juin au 25 septembre 2016. Facing the Future. Art in Europe 1945-68

Facing the Future : Art in Europe 1945-68 met en lumière quelque 180 œuvres réalisées entre 1945 et 1968 par des artistes originaires d’Europe et d’ex-Union soviétique tels que Fernand Léger, Vladimir Tatlin, Gerhard Richter, Pablo Picasso...

Henry Moore, Falling Warrior (side view), 1956-57. Bayerische Staatgemâldesammlungen, Pinakothek der Moderne, Munich © The Henry Moore Foundation / Arthotek
Malgré les tensions opposant l’Europe orientale et occidentale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ces artistes expérimentaient simultanément avec des formes artistiques similaires, de l’art médiatique à l’action painting en passant par l’art conceptuel et sonore.

En collaboration avec le musée Pouchkine à Moscou et le ZKM, BOZAR présente pour la première fois un aperçu des plus importants courants artistiques qui ont marqué les années suivant la Seconde Guerre mondiale et ce, des deux côtés du Rideau de fer. Une coopération significative à l’aube d’une nouvelle épreuve de force entre l’Europe et la Russie.

Commissaires Dr. Eckhart Gillen et Prof. Dr. h.c. mult. Peter Weibel


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Genève

Fondation Martin Bodmer, 19-21 route Martin Bodmer - Cologny, Genève, 41 22 707 44 33, www.fondationbodmer.ch. Ouvert du mardi au dimanche, de 14 à 18h (accès handicapés possible). Fermé le lundi. Nocturnes culturelles jusqu’à 21h chaque premier mercredi du mois (visite guidée offerte à 19h). Bibliothèque et musée. Son fondateur, Martin Bodmer tenta de constituer une bibliothèque de la littérature mondiale...

+ Bien culturel suisse d’importance nationale, la bibliothèque de la Fondation abrite quelque 160 000 pièces en 80 langues environ, des centaines de manuscrits occidentaux et orientaux, 270 incunables (imprimés antérieurs à 1500), parmi lesquels l’un des rares exemplaires de la Bible de Gutenberg, et des partitions originales, dont l’allegretto en si mineur pour quartet à cordes de Beethoven dédicacé au collectionneur et voyageur Richard Ford.

+ Du 13 mai au 9 octobre 2016. Frankenstein, créé des ténèbres

Durant l’été 1816, Mary Shelley conçoit, à Cologny, son roman Frankenstein, le Prométhée moderne, expression mythique de l’inquiétude d’un monde confronté à la montée en puissance de la science et de la technologie. À l’occasion du 200e anniversaire de ce chef-d’œuvre iconique de la littérature romantique, la Fondation Martin Bodmer se penche sur la genèse de l’œuvre, sur les perspectives qu’elle ouvre et les questionnements qu’elle soulève.

C’est à la Villa Diodati, où séjournait Lord Byron, que Mary Shelley invente un récit d’horreur original et invente un nouveau genre littéraire : la science-fiction.

D’après Mary Shelley, Frankenstein, Frontispice de l’édition de 1831

Dans le contexte des fantasmes, des craintes et des espoirs de la médecine et de la science du début du XIXe siècle, elle élabore l’histoire de Frankenstein donnant la vie à un cadavre au moyen d’une « étincelle » d’électricité. Best-seller dès sa parution en 1818, ce roman de continue de frapper les esprits. Les thèmes qu’il aborde sont en effet au cœur des préoccupations littéraires et philosophiques modernes : l’éthique scientifique, le changement climatique, la technologisation du corps humain, l’inconscient, l’altérité humaine, la précarité des sans-abris et des sans-identités.

L’exposition ancre le phénomène de ce roman dans ses origines de l’écrit et de l’imprimé, documents accompagnés de tableaux et de gravures qui reflètent le monde de 1816. Elle présente au public un large éventail d’œuvres littéraires et scientifiques à l’origine des idées du roman de Mary Shelley. Tout en explorant les origines du roman, l’exposition est conçue de manière à évoquer les thèmes sociaux et scientifiques qui restent d’actualité.


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La Haye

Gemeentemuseum, 41 Stadhouderslaan, 2517 HV Den Haag. 31 70 338 11 11. www.gemeentemuseum.nl. Fermé le lundi et ouvert de mardi à dimanche inclus de 11 à 17h. 17€ plein tarif. Les Amis du musée et les jeunes jusqu’à 18 ans inclus bénéficient de l’entrée gratuite.

+ Exposition permanente .

Mondrian & De Stijl. Sans De Stijl, la maison, la rue et la ville du monde occidental auraient été bien différentes. Une aile complète a été réservée à ce mouvement artistique. Encore aujourd’hui, ce groupe gravitant autour de Piet Mondrian et Theo van Doesburg continue de fasciner artistes, designers et architectes. Une mouvance qui joue un rôle incontournable dans l’avant-garde européenne et dont l’influence ne peut être sous-estimée.

Unique au monde, la collection Mondrian du Gemeentemuseum Den Haag comporte près de 300 œuvres. Elle présente toutes les périodes de l’impressionnante carrière de ce grand maître de l’art moderne. Peu d’artistes sont parvenus à se renouveler sans cesse depuis le début de leur développement artistique jusqu’à leur mort, tout en maintenant un niveau aussi élevé. L’exposition montre également la dernière œuvre – inachevée – de Mondrian, Victory Boogie Woogie (1942-1944), son monument dédié à New York, la ville qui respire un rythme et une vitalité sans borne.

Le côté personnel de l’art moderne. Ressentez le doute, les tourments, l’exaltation, la sensualité, la recherche de l’utopie ou le jeu de l’enfant.

L’histoire n’est plus narrée comme une succession d’événements porteurs d’une seule et unique vérité. De nouvelles approches permettent de mettre à jour de nouveaux liens. Les sentiments ou les thèmes qui se rattachent aux grands cycles politiques, sociaux et économiques se retrouvent dans l’art. L’idée, typique du XIXe siècle, d’un musée présentant des rapports purement chronologiques n’est plus de ce temps. Le visiteur veut découvrir lui-même une histoire dans l’art. Découvrez le moderne (Ontdek het moderne) répond à cette aspiration.

L’exposition fait appel à des caractéristiques visionnaires, poétiques et humaines. Le visiteur découvre le côté personnel de l’art à partir d’œuvres d’artistes tels que Claude Monet, Vassily Kandinsky, Pablo Picasso, Piet Mondrian, Francis Bacon, Constant et Louise Bourgeois. Laissez-vous surprendre par les nouveaux dialogues qui s’établissent entre les œuvres. La démarche de l’exposition repose moins sur des courants artistiques que sur des leviers d’influence. L’immobilité et le mouvement, l’enfant et l’homme sauvage, la tradition et l’expérimentation, le jeu et l’utopie sont autant de nouvelles thématiques qui ont ainsi vu le jour.

Le Miracle du Bleu de Delft. Pour montrer cette collection unique au monde, le musée présente avec fierté depuis décembre 2012 une exposition permanente consacrée à cet important héritage culturel. Les chambres historiques servent de décor au Bleu de Delft et à ses 4 siècles d’histoire passionnante. Bien connu, le « bleu et blanc » de Delft côtoie des exemplaires polychromes ; aux vases tulipiers aux formes irréelles se juxtaposent de simples assiettes et même une tirelire Miffy. Une installation montre que même les créateurs contemporains se laissent inspirer par les exemples d’autrefois.

+ Du 28 mai au 25 septembre 2016. Constant / New Babylon. À nous la liberté

Un monde sans frontières. Des gens qui n’ont pas besoin de travailler, mais sont libres de jouer et de voyager. Constant Nieuwenhuys (1920-2005) a représenté ses idées sur un monde nouveau dans un des projets artistiques les plus visionnaires et les plus vastes de l’histoire de l’art d’après-guerre : New Babylon.

Celui-ci fût une source d’inspiration pour beaucoup jusqu’à ce jour, et apparaît d’autant plus signifiant dans la société actuelle. Le Gemeentemuseum Den Haag gère la majeure partie de ce projet et y a consacré des recherches approfondies en collaboration étroite avec la Fondation Constant. À cette occasion, le musée présente l’une des plus grandes expositions jamais tenues sur ce projet fascinant et qui se trouve au cœur de l’œuvre de Constant.

Pour mémoire, le Situationniste néerlandais Constant (1920-2005) a travaillé sur ce projet nommé Dériville puis Nouvelle Babylone par Guy Debord pendant plus de 20 ans... Une œuvre totale !


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Londres

Tate Modern Gallery, Bankside, London SE1 9TG, Royaume-Uni (Bankside), +44 20 7887 88 88. www.tate.org.uk. Accès gratuit, ouvert du dimanche au jeudi de 10 à 18h, et les vendredi et samedi de 10 à 22h.

Dans un ancien quartier industriel devenu très jeune et tendance, c’est le lieu des grandes expositions à Londres, et cette ancienne centrale est le musée londonien de référence pour l’art du XXe siècle.

La Tate regroupe les prestigieuses collections d’art contemporain : Dali, Picasso, Bourgeois, Andy Warhol, Hopper, Pierre Huyghes, et beaucoup d’autres...

Une nouvelle tour devrait étendre les espaces d’exposition de près de 50%.

+ Du 4 mai au 21 août 2016. Mona Hatoum 16 ou 14,50£.

Mona Hatoum, Hot Spot III 2009. © Mona Hatoum. Photo : Agostino Osio. Courtesy Fondazione Querini Onlus, Venice

Née à Beyrouth dans une famille palestinienne, Mona Hatoum s’est installée en Angleterre en 1975. Son œuvre est remarquée et connue internationalement.

Une exploration lumineuse de 35 ans du travail d’Hatoum en Angleterre, de sa performance la plus récente et à ses travaux en vidéo à ses sculptures et à ses installations monumentales. Incandescence de notre planète.

+ Du 14 septembre 2016 au 8 janvier 2017. Wifredo Lam.

La Jungla, 1943. The Museum of Modern Art, New York, 2015. Digital Image, The Museum of Modern Art, New York / Scala, Florence © Adagp, Paris 2015

Plus de 400 œuvres (peintures, dessins, photographies, revues et livres rares) dans cette ample rétrospective, chronologique et géographique à la fois, qui fut présentée à l’automne 2015 au Centre Pompidou.

+ Du 6 juillet au 30 octobre 2016. Georgia O’Keeffe

Bien qu’elle soit une icône de la peinture moderne américaine, aucune des œuvres de Georgia O’Keeffe ne figure dans les collections anglaises.

Plus de 100 tableaux remarquables de cette pionnière de l’art du XXe siècle sont présentés dans cette exposition.

Georgia O’Keeffe Jimson Weed/White Flower No. 1 1932. Crystal Bridges Museum of American Art, Arkansas USA © 2016 Georgia O’Keeffe Museum/DACS, London. Photograph by Edward C. Robison III

Cette femme représente des fleurs magnifiées, des crânes d’animaux et des paysages désertiques du Nouveau Mexique.

L’événement rassemblera plusieurs de ses principaux travaux dont Jimson Weed/White Flower No. 1, 1932, la peinture la plus chère d’une femme artiste jamais vendue aux enchères.


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Madrid

Musée du Prado, Paseo del Prado, s/n, calle Ruiz de Alarcon 23, 28014 Madrid. 34 913 30 28 00 ou 902107077. www.museodelprado.es/. Du lundi au samedi de 10 à 20h. Dimanches et jours fériés de 10 à 19h. Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Horaires réduits les 6 janvier, 24 et 31 décembre, de 10 à 14h. Horaires gratuits du lundi au samedi de 18 à 20h ; le dimanche et les jours de fêtes de 17 à 19h. 14 ou 7€. L’entrée comprend l’accès à la Collection et aux expositions temporaires, simultanées au jour de la visite.

Musée majuscule de Madrid, le Prado, conçu par l’architecte Rafael Moneo et construit au début du XIXe siècle par Juan de Villanueva, dispose d’une fabuleuse collection de plus de 8 000 œuvres (seules moins de 2 000 sont exposées), comprenant des Vélasquez, Goya, Murillo, Bosch, Greco, Zurbaran, Rubens et Titien. Toutefois, l’extension du musée à d’autres édifices a libéré une quarantaine de salles où l’on pourra voir quelque cinq cents toiles supplémentaires.

+ Les collections. Noter les 15 chefs-d’œuvre absolus du musée :
La Crucifixion, de Juan de Flandres ;
Le Chevalier à la main sur la poitrine, du Greco ;
Les Ménines (ou La Famille de Philippe IV), de Velàsquez ;
Le Songe de Jacob, de José de Ribera ;
Le 3 mai 1808 à Madrid : les fusillades sur la montagne du Principe Pio, de Francisco Goya y Lucientes ;
L’Annonciation, de Fra Angelico ;
Le Cardinal, de Raphaël ;
L’Empereur Charles Quint, à cheval, à Mühlberg, du Titien ;
Immaculée conception, de Tiepolo ;
La Descente de Croix, de Roger van der Weyden ; Le Jardin des délices ou la peinture de l’arbousier, de Jérôme Bosch ; Les Trois Grâces, de Rubens ; Autoportrait, d’Albrecht Dürer ; Judith lors du banquet d’Holopherne, de Rembrandt ; Offrande d’Oreste et Pylade (groupe de San Ildefonso), anonyme.

+ Six copies de toiles de maîtres en relief  ! Les non-voyants peuvent ainsi découvrir au musée du Prado par eux-mêmes de façon tactile des œuvres notamment du Greco, de Goya et de Vélasquez. Exceptionnel !

+ La Donation Placido Arango. Il s’agit de 25 œuvres qui sont venues enrichir de façon exceptionnelle les collections du Musée.

San Francisco en oración, Francisco de Zurbarán (1598-1664). Óleo sobre lienzo, 126 x 97 cm. Firmado en 1659

La donation Placido Arango comprend notamment des peintures de Pedro de Campaña, artiste flamenco jusque-là encore inédit au Prado, de Tristan, Zurbaràn, Herrera et Mozo, et Goya !

+ Du 18 mai au 4 septembre 2016. Les Annales des artistes d’Espagne, talbotypes de William Stirling Maxwell (1947).

Pour la première fois cette exposition, en plus de 7 exemplaires de l’ouvrage illustré des "Annals", réunit les différents matériels utilisés par Stirling pour l’élaboration de son livre, l’information sur les prémices de ce projet, les épreuves d’atelier et les modèles à partir desquels furent prises les images (sculptures, dessins, gravures et livres).

Il s’agissait du premier livre sur l’histoire et la chronologie de l’art espagnol qui comprenait des reproductions photographiques. Composé de 4 volumes, les 3 premiers, avec un texte de Stirling, furent édités en 1848, le quatrième rassemblant un supplément d’illustrations destiné aux collaborateurs et amis de Stirling.

Pour des raisons de conservation, l’exposition de ces ouvrages est soumise à de très strictes conditions d’éclairage. L’ouvrage, qui fit connaître l’art espagnol à l’étranger, reproduisait des œuvres des XVIe et XVIIe siècles, et de Goya, au total 68 reproductions photographiques réalisées par le photographes Nicolaas Henneman (1813-1898), assistant de Talbot, sous la supervision de Sterling.

Le procédé photographique utilisé fut inventé par William Henry Fox Talbot (1800-1877), éponyme des épreuves.

La sensibilité des négatifs à la lumière est basse, ce qui explique que les prises de vue furent réalisées en extérieur, et le temps de pose prolongé du fait de la faible sensibilité du papier.

+ Du 19 avril au 2 octobre 2016. Solidité et beauté. Miguel Blay au musée du Prado.

Hommage, à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance, à Miguel Blay (1866-1936), l’un des sculpteurs majeurs de la scène artistique espagnol de la fin du XIXe siècle au premier tiers du XXe. Exposition d’œuvres significatives de sa carrière, reflets des divers courants de la sculpture à cette époque : réalisme, modernisme, symbolisme.

+ Du 31 mai au 11 septembre 2016. Jérôme Bosch. L’exposition du 5e centenaire.

Appelé en Espagne El Bosco, dont on célèbre le demi-millénaire, ce peintre mérite pleinement cette exposition monographique exceptionnelle.

Elle a pu être élaborée grâce à l’important groupe d’œuvres que conserve le musée du Prado, dont les principaux triptyques qu’il réalisa. Mais aussi le prêt exceptionnel du triptyque des Tentations de Saint Antoine du musée d’Art antique de Lisbonne, et d’autres provenant d’importantes institutions dont l’Albertine et le musée d’Art historique de Vienne, du musée des Beaux-Arts de Boston, du Metropolitan de New York, de la National Gallery de Washington, du Louvre de Paris et du Polo Museale del Veneto de Venise, entre autres...

L’exposition est en 5 sections, auxquelles s’adjoint une sixième consacrée aux dessins.

En introduction, le peintre et son œuvre sont placés dans le contexte de sa ville, véritable signe d’identification, et parmi d’autres artistes de ses contemporains comme Alart du Hameel ou Adriaen van Wessel. En épilogue, la dernière section rassemble une sélection d’œuvres mettant en évidence l’influence que Bosch au-delà de sa mort tout au long du XVIe siècle et le goût pour le "boschisme" qui se manifesta durant ce siècle.

En complément de ces sections qui divisent les étapes de l’œuvre de Bosch en présentant peintures, miniatures, dessins, gravures au burin, entailles, représentant les thèmes abordés, et en particulier l’Enfer et les pêchés, un parallèle est fait avec d’autres éléments qui permettent de mieux comprendre les fondamentaux qui génèreront les tableaux de Bosch et la personnalité de certains de ses assistants dont Engelbert II de Nassau.


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Milan

La Pinacoteca de Brera, 28 via Brera. 20121 Milano, +39 02 7226 3264. www.brera.beniculturali.it. Ouverte du mardi au dimanche de 8h30 à 19h15. Fermée le lundi, 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. 10 ou 7€.

La Cène à Emmaüs, Le Caravage © DR

+ Les collections. Ce musée est l’un des principaux d’Italie, avec la Galerie des Offices de Florence, et ceux de la Cité vaticane.

Parmi les chefs-d’œuvre qu’il recèle, on trouve notamment les œuvres de Bellini (la Madone à l’enfant), Botticelli, Bramantino (la Crucifixion), Bronzino, Le Caravage (la Cène à Emmaüs), Piero della Francesca, Mantegna (la Lamentation sur le Christ mort), Modigliani (Portrait de jeune femme), Raphaël (le Mariage de la Vierge), Rubens (la Cène), Tintoret, et de bien d’autres.

+ Du 16 juin au 25 septembre 2016. Andrea Mantegna : Nouvelles Perspectives Pièce VI.

L’œuvre Lamentation à la mort du Christ, d’Annibale Carracci, est venue à Brera engager le dialogue avec le chef-d’œuvre d’Andrea Mantegna et aussi avec une autre version du même thème, la Lamentation sur la mort du Christ, d’Orazio Borgianni.

En partant de la gauche, Andrea Mantegna, Lamentation over the Dead Christ, 1470-1474. Annibale Carracci, The Body of Christ and the Implements of His Martyrdom , 1583-1585.


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Rotterdam

Musée Boijmans van Beuningen / Rotterdam. Museumpark 18, 3015 CX Rotterdam, +31 10 441 9400. www.boijmans.nl.

+ Les collections. Ce musée, créé en 1849, rassemble une collection de 126 000 œuvres, essentiellement constituée de peintures anciennes et modernes de cette importante ville néerlandaise et de la province de Hollande-Méridionale. On peut y voir notamment une version de La Tour de Babel, de Pieter Brueghel l’Ancien, des tableaux de Rembrandt, de Vincent van Gogh et de divers maîtres du XXe siècle.

+ Du 18 juin au 18 septembre. Olafur Eliasson. Notion Motion

Olafur Eliasson, Notion motion, Museum Boijmans Van Beuningen (2010)

Pour une immersion dans une installation qui se joue des sens des visiteurs...


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Venise

Palazzo Grassi. Campo San Samuele. www.palazzograssi.it. Ouvert tous les jours de 10 à 19h, sauf le mardi et le 25 décembre. Fermeture des billetteries à 18h. 15 ou 10€ / Punta della Dogana ou Palazzo Grassi ; 20 ou 15€ / Punta della Dogana + Palazzo Grassi.

Palazzo Grassi et Punta della Dogana sont les deux lieux muséaux présentant de grandes expositions temporaires basées tout ou partie sur les œuvres de la collection Pinault.

+ Du 17 avril au 20 novembre 2016. Accrochage Punta della Dogana. Fermé le mardi, ouvert les autres jours de 10 à 19h, dernière entrée à 18h.

« Accrochage » est un expérimentation fondée sur une règle de départ simple et unique : présenter 80 œuvres qui n’ont jamais été exposées depuis qu’elles sont entrées dans la Pinault Collection et s’attacher au processus de création et à la recherche de chaque artiste plutôt qu’à des considérations purement esthétiques.

En d’autres termes, « Accrochage » explore davantage le "comment" que le "pourquoi" de ces œuvres.

Goshka Macuga, "Of what is, that is it ; of what is not, that it is not 1", 2012. Pinault Collection. Courtesy the artist. Installation view at Punta della Dogana, 2016. © Palazzo Grassi, ph : Fulvio Orsenigo © Goshka Macuga by SIAE 2016

Reflet de la Pinault Collection dans son ensemble, la sélection que présente Punta della Dogana rapproche artistes historiques et artistes émergents, de Sol LeWitt à Prabhavathi Meppayil, de Philippe Parreno à Cerith Wyn Evans, de Pierre Huyghe à Nina Canell, et bien d’autres encore.

Malgré leur radicale diversité, les œuvres de ces artistes ont en commun une simplicité formelle et une tension contenue qui ont pour effet d’amplifier l’espace de l’autre, c’est-à-dire du spectateur et de la spectatrice.

C’est cette liberté face à l’expression artistique que veut encourager l’exposition « Accrochage », dont le titre volontairement générique, neutre, en retrait laisse la pleine lumière aux œuvres et nous lance une invitation simple : « regardez ! »

Commissaire de l’exposition : Caroline Bourgeois

+ du 17 avril au 6 novembre 2016. Sigmar Polke

A l’occasion des dix ans de sa réouverture, Palazzo Grassi présente l’exposition “Sigmar Polke”, dont le commissariat est assuré par Elena Geuna et Guy Tosatto, en collaboration avec the Estate of Sigmar Polke.

L’exposition marque le 30e anniversaire du Lion d’or reçu par l’artiste à la 42e Biennale de Venise en 1986. Athanor, le projet que Sigmar Polke conçoit pour le Pavillon de la République fédérale d’Allemagne, définit les techniques et les motifs qui seront dorénavant au cœur de sa recherche et qui constituent aujourd’hui les thématiques centrales de l’exposition de Palazzo Grassi : l’expérimentation alchimique et la conscience politique.

L’exposition suit un parcours chronologique à rebours et s’ouvre dans l’atrium avec Axial Age, monumentale série de tableaux réalisés entre 2005 et 2007.

Sigmar Polke, "Die Trennung des Mondes von den einzelnen Planeten", 2005. Pinault Collection. Installation view at Palazzo Grassi, 2016 © Palazzo Grassi, ph : Matteo De Fina © The Estate of Sigmar Polke by SIAE 2016

Les 90 œuvres présentées sur les deux étages du Palazzo Grassi parcourent l’œuvre éclectique de Sigmar Polke de la fin des années 2000 au début de sa carrière dans les années 60.

Dans son travail, le thème de l’alchimie se mêle à la dimension politique à travers des références continues au monde contemporain et à l’histoire antique. L’univers créatif de Sigmar Polke est un va-et-vient permanent entre figuration et abstraction, histoire de l’art et échos du présent, construisant ainsi un imaginaire singulier, pluriel et inépuisable.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, et au Petit Palais.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême 2016-2017 - Arles 2016-2017 - Avignon 2016-2017 : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bordeaux 2016-2017 : Biarritz, Bègles - Dijon 2016-2017 - Grenoble 2016-2017 - Ile-de-France 2016-2017 : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Lens 2016-2017 - Lille 2016-2017 : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lyon 2016-2017 : Bourg-en-Bresse, Valence, Villeurbanne - Marseille 2016-2017 : Aix-en-Provence, Les Alpilles, Draguignan, Le Rayol, Le Cannet, Saint-Tropez, Aubagne, Toulon, Hyères, Martigues - Metz 2016-2017 - Montpellier 2016-2017 : Lodève, Sète, Nîmes, Sérignan, Narbonne - Nantes 2016-2017 : Angers, Les Sables d’Olonne, Saint-Nazaire - Nice 2016-2017 : Cannes, Cagnes, Mougins, Saint-Paul-de-Vence, Vence, Biot, Grasse, Monaco, Antibes, Vallauris - Ornans 2016-2017 - Rennes 2016-2017 : Landernau, Quimper - Rodez 2016-2017 - Rouen, Le Havre 2016-2017 - Saint-Étienne 2016-2017 - Strasbourg 2016-2017 - Toulouse 2016-2017 : Albi, Montauban, Carcassonne - Tours 2016-2017 : Blois, Vendôme

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam 2016-2017 : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc Berlin 2016-2017 Bâle 2016-2017 Bruxelles 2016-2017 Genève 2016-2017 Londres 2016-2017 Madrid 2016-2017 Milan, 2016-2017 et Venise 2016-2017.

À voir également :
La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en France
La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en Europe

André Balbo

sources : visites, musées, presse...

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