eVous
La ville dans la poche
Accueil Paris Arrondissements de Paris Ile-de-France Le Marais Lyon Marseille Nice Toulouse Bordeaux Nantes Lille Agenda France Guides France Montpellier Shopping Visiter la France Strasbourg Bruxelles Musique TV Cinéma Expositions Ailleurs Terres et saveurs Astuces, idées et inspirations

Accueil > Astuces, idées et inspirations > Santé, Bien-être > Médecine, santé générale > Jade Goody, ou l’importance du frottis pour prévenir le cancer du (...)

Jade Goody, ou l’importance du frottis pour prévenir le cancer du col

Dernière mise à jour : jeudi 18 février 2010, par Neel Chrillesen

L’ultra médiatisation de la maladie de Jade Goody, star de la télé réalité anglaise, a fait augmenté de 20 % le nombre de femmes effectuant un frottis de dépistage Outre-Manche.



La jeune mère de deux enfants, 27 ans, a succombé à un cancer généralisé dimanche 22 mars (jour de la fête des mères en Angleterre) après avoir permis à des caméras de la suivre durant toutes les étapes de son traitement - et de l’échec de celui-ci. L’effet produit par ce partage très public d’un cancer du col dépisté trop tard est jugé « phénoménal » par les professionnels de la santé anglais. Et pour cause : 20 % de plus de femmes faisant un dépistage, ce sont « des centaines de vies sauvées ».

Dépistage : effectué à temps, il permet la guérison

Le cancer du col de l’utérus est le 8e cancer féminin en France et le 2e dans le monde. Pourtant, un frottis cervico-vaginaux régulier permet de dépister les lésions précancéreuses, suite à quoi un traitement efficace peut être commencé, avec une guérison de 100%.

Jade Goody est un cas atypique. Alors que l’on a pour habitude de dire que le cancer du col se produit surtout chez les femmes de 40 à 55 ans – et qu’il n’est pas utile de commencer le dépistage avant 25 ans - on lui a trouvé des cellules cancéreuses pour la première fois à l’âge de 16 ans. Lorsque des cellules sont détectées à un stade précoce, comme dans son cas, le traitement consiste à une conisation au laser, ce qui assure la guérison.

La jeune Anglaise a donc été au courant très tôt de l’importance d’un frottis. Cependant, des années plus tard, lorsque Jade Goody a reçu une lettre du laboratoire lui annonçant que son dernier frottis présentait des anomalies, elle n’a pas donné suite. Trop occupée. Ce n’est qu’après des mois de douleurs au ventre et après s’être évanouie plusieurs fois qu’elle a consulté un médecin. Trop tard. Elle a passé les derniers mois de sa vie à inciter les femmes à ne pas commettre la même erreur qu’elle, conseillant à toutes celles qui n’effectuent pas des frottis d’en faire.

En France : trop de femmes non dépistées

En France, près de 3 400 cas incidents de cancer du col de l’utérus ont été estimés en 2000 et le nombre de décès par ce type de cancer a été de 900 en 2002. On estime que près de 70 % des femmes qui meurent du cancer cervical n’ont pas eu de frottis réguliers. Or, en France, elles sont près de 40 % à ne pas avoir un suivi gynécologique régulier, et ne se font donc pas faire de frottis.

Il n’existe pas de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus en France (En 2006, quatre départements français ont cependant été dotés d’un dispositif de dépistage organisé : l’Isère, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Martinique - ce qui a entraîné une nette amélioration de la couverture et un meilleur suivi des frottis anormaux). Cela est d’autant plus regrettable que le frottis est peu coûteux (15,40 €) et pris en charge par la Sécurité sociale.

 Dans les pays scandinaves (Norvège, Suède, Danemark) où le dépistage a été systématisé, le cancer du col de l’utérus est en voie de disparition.



Neel Chrillesen




Quand commencer le frottis de dépistage ?
Les avis divergent. En France, on a pour habitude de dire qu’il faut faire le premier à 25 ans. Un an après le premier frottis, il faut en faire un deuxième, et si les résultats de ces frottis sont satisfaisants, un nouveau dépistage tous les deux-trois ans est conseillé jusqu’à l’âge de 69 ans.
Ailleurs, on préconise un frottis dans l’année qui suit le premier rapport, puis un par an jusqu’à 70 ans ou plus…

A quel moment faire le frottis ?
Le frottis devrait être idéalement fait : en période ovulatoire, à distance de tout rapport, en l’absence de saignements et d’infection. La grossesse n’est pas une contre-indication.

Et le vaccin ?
Actuellement, deux vaccins (Gardasil et Cervarix) sont autorisés et recommandés en France et dans 62 autres pays. Ils protègent contre l’infection par deux souches de papillomavirus humains transmis sexuellement (et responsables de 70 % des cancers). Le vaccin est recommandé pour les filles de 14 ans et en rattrapage pour celles de 15 à 23 ans n’ayant pas de rapports sexuels ou ayant débuté leur activité sexuelle depuis moins d’1 an. Attention, la vaccination ne se substitue aucunement au dépistage du cancer du col de l’utérus par frottis.

Quels peuvent être les signes d’un cancer de col de l’utérus ?
Aux premières stades de la maladie, il peut n’y avoir aucun signe ou symptôme évident. Dans la majorité des cas, les cancers du col sont découverts sur les frottis cervico-vaginaux. Un saignement vaginal après les rapports doit cependant alerter. De même, un saignement entre les règles ou une décharge vaginale importante nécessite une consultation.