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Le Palais de Tokyo laisse à Philippe Parreno une carte blanche... dont il use totalement !

mercredi 22 novembre 2017, par André Balbo

Le Palais de Tokyo a accordé carte blanche du 23 octobre 2013 au 12 janvier 2014 au plasticien français Philippe Parreno, dont le travail s’alimente souvent au cinéma, au théâtre, au spectacle, se jouant de leurs codes narratifs, des notions de temps et de spatialité, des alphabets du réel ou de la narration.

Cet artiste français fut exposé en 2009 au Centre Pompidou, où d’ailleurs il fut commissaire de l’exposition-installation que nous avions remarquée d’Anri Sala, l’an passé. Il fut exposé au MAMVP, puis l’été dernier à Bâle, à la Fondation Beyeler.

Le jeu-exposition autour de Marcel Duchamp à Philadelphie ? C’est encore lui. Le film "Zidane, un portrait du XXIe siècle" (2004), c’est lui toujours, avec son complice Douglas Gordon. Dans ce film, qui est visible au Palais de Tokyo, il décortique en temps réelles les petits gestes insignifiants de la starissime du ballon rond au cours d’un match resté célèbre entre tous... Zidane, carton rouge ! La dramaturgie est amplifiée d’une image démultipliée sur des vagues d’écrans, et anglée de nombreuses manières, de gros plans, et d’une musique que l’on situerait entre la liturgique et la dramatisation hollywoodienne...

Philipe Parreno s’est attaché à traité cette exposition rétrospective comme une œuvre en elle-même. D’un noyau central électronique où trône un piano jouant seul l’entière partition de Petrouchka d’Igor Stravinski, partent les impulsions. Répartis dans cette immense grotte qu’est le Palais de Tokyo, 3 autres pianos, droits ou à queue, reprendront mécaniquement, avec des interruptions, des extraits.

Déambulation sensitive. Une estrade ronde et blanche, cernée d’un panneau à la rotation lente. Si vous prêtez l’oreille, les pas et les souffles de deux danseurs (dit-on de la troupe de Merce Cunningham) qui y furent enregistrés mais qui n’y sont plus...

Là un vaste écran de LED renvoie au fin fond d’un gigantesque volume, vrai luxe de cette exposition, des images à points fortement lumineux : nage voluptueuse de seiche, nourrisson pas très content, manifestation et cris d’enfants...

Plus profond dans les entrailles du lieu, Annlee, ce personnage de manga qu’achetèrent ensemble Philippe Parreno et Pierre Huyghe, en ce moment-même au Centre Pompidou, Galerie Sud. Elle est réincarnée par une toute jeune fille au propos et questions... philosophiques : "Le plus difficile est-il d’être trop ou pas assez occupé ?" ou "Quelle relation peut-il y avoir entre un cygne et la mélancolie ?"

Ailleurs, une bibliothèque de 300 ouvrages pivotera pour ouvrir l’accès à une exposition, qui fut un temps à New York, et dont un tableau est régulièrement remplacé...

Et d’autres choses encore, des pulsions électriques aux appliques murales invitant au mouvement, et à la curiosité, des marquises de lumières, 17 ensembles, obéissant là encore au cœur stratégique de l’événement...

Lors de la présentation de l’exposition, Mouna Mekouar, Jean de Loisy, et Philippe Parreno

Ne vous inquiétez de rien si tout cela vous parait au prime abord un peu abscons. Des médiateurs et médiatrices culturels éclaireront le cheminement de vos pensées et relieront entre elles les différents cailloux blancs du chemin créatif de Philippe Parreno, un des maîtres internationaux actuels de l’art contemporain. Automate, l’exposition est aussi un automate, Petrouchka, Annlee, piano, Merce Cunningham, la lumière... Saurons-nous échapper à ce destin ? Dans quelle dimension préférez-vous être ? La 1ère, la 2e, la 3e, la 4e ? Seriez-vous prêt à tenter la 5e ?

Alors que l’intention intime de Philippe Parreno ne devait être finalement que de nous faire vivre... une toute nouvelle expérience.

Quel teasing !

Les commissaires de l’exposition sont Mouna Mekouar et Jean de Loisy.

Carte blanche à Philippe Parreno, du 23 octobre 2013 au 12 janvier 2014 au Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson 75116 Paris, 01 81 97 35 88, ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 12 à 24h. Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Fermeture exceptionnelle à 18h les 24 et 31 décembre. 10 ou 8 euros. Métro Iéna ou Alma-Marceau.

Vous retrouverez dans les articles « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » et 2013 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 et celles de 2013 déjà annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans les articles « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », et « Calendrier 2013 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Nous tenterons aussi de vous les présenter chaque mois , à partir de Février 2013.

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012, celui de cette exposition en fait partie, en vous indiquant en plus les nominés, et les primés au Prix CatalPa 2012 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Nous procéderons de la même manière en 2013, avec PARIS 2013 : les meilleurs catalogues d’expositions de Paris.

André Balbo

sources : Visite, Palais de Tokyo, Wikipédia, Les Échos

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