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Sciences et curiosités à la cour de Versailles

Prolongation jusqu’au 3 avril 2011
Une nouvelle image de Versailles, inattendue

Machine à faire le vide, ménagerie exotique..., cette exposition retrace le rapport entre Versailles et les sciences à travers les instruments et ouvrages scientifiques des collections des souverains, les outils de recherche et de pédagogie ou encore les innovations et inventions ayant eu le château pour lieu d’application.

C’est depuis Versailles que la tutelle sur les sciences s’exerçait. Sous l’impulsion de Colbert, le pouvoir royal prit conscience des enjeux de la recherche scientifique. La fondation de l’Académie des Sciences par Jean-Baptiste Colbert instaurait un nouveau contrat entre le pouvoir et les savants. Nombre d’entre eux, parmi les plus renommés, fréquentaient la cour, de façon assidue en tant que précepteurs des princes, officiers de santé, ingénieurs aux armées... Diderot et d’Alembert s’y retrouvaient dans l’entresol du docteur Quesnay, médecin de Madame de Pompadour. Sous les yeux du roi, l’abbé Nollet et Benjamin Franklin confrontaient leurs théories. Et certains courtisans s’affirmaient comme de réels experts...

Le château de Versailles offrait des ressources pour la recherche : la Ménagerie et ses animaux rares furent à la disposition des anatomistes, le domaine de Trianon à celle des botanistes, des zoologues et des agronomes, aux Grandes Écuries apparut l’hippiatrie, prélude à la science vétérinaire...

Plusieurs pièces prêtées par le Muséum viennent enrichir la présentation, à l’image
du rhinocéros de Louis XV, l’un des plus anciens spécimens des collections.

Le Rhinocéros de Louis XV retourne à Versailles
Acquis en 1769 en Inde pour le roi Louis XV, ce rhinocéros mâle débarque en France
en 1770 puis est acheminé jusqu’à la Ménagerie royale de Versailles.
Pendant la
Révolution, les animaux de la Ménagerie royale sont confisqués au profit de celle
du Jardin des Plantes, récemment créée, mais l’animal meurt en 1793 avant d’avoir
pu la rejoindre. Son cadavre y est quand même transporté. Il est disséqué dans le
cadre d’une démonstration publique, puis naturalisé. C’est la première opération de
taxidermie moderne sur un animal de cette taille. L’animal naturalisé est aujourd’hui
visible dans la Grande Galerie de l’Évolution, tandis que son squelette se trouve dans
la Galerie d’Anatomie comparée.

Informations pratiques :
De 9 h à 18 h 30 jusqu’au 31 octobre ; 17 h 30 à partir du 1er novembre (dernière admission 30 min avant fermeture) ;
Aile nord du château de Versailles, Salles d’Afrique et de Crimée ;

Tarifs : 15 €, tarif réduit : 13 € ;

Source : Le Museum, Château de Versailles

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