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Sequencially Yours, d’Elliott Erwitt, photographe américain, galerie Polka

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

La galerie Polka a été créée en mars 2007 par Adélie de Ipanema et Édouard Genestar.

Marilyn Monroe sur le tournage de "Sept ans de réflexion". New York City, USA, 1954

Son catalogue propose des signatures internationales comme Elliott Erwitt, Françoise Huguier, William Klein, Peter Lindbergh, Daido Moriyama ou Marc Riboud, ou d’autres, également talentueux, comme Ethan Levitas, Yves Marchand et Romain Meffre, ou Donata Wenders.

3 espaces d’exposition et une librairie de photographie : éditions rares et/ou récentes, comme le Sumo d’Helmut Newton, par exemple.

La galerie Polka édite une revue passionnante, devenue une référence internationale, « Polka Magazine », que vous connaissez certainement, fondée et dirigée par Alain Genestar.

À chaque saison, les photographes exposés rue Saint-Gilles sont également présents dans la revue (à moins que ce ne soit le contraire) et sur les pages du site Internet. Ainsi les trois supports, complémentaires, racontent-ils l’histoire de chaque photo et permettent de mieux apprécier le travail du photographe, qu’il soit déjà reconnu ou qu’il s’agisse d’un jeune talent.

Passez régulièrement voir leurs espaces. Il m’étonnerait beaucoup que vous en soyez un jour déçus.

Une exposition, jusqu’au 29 mai 2012 : Sequencially Yours, d’Elliott Erwitt. Un photographe américain de grande classe qui manie le bel humour… et pratique une sorte de Bdgraphie.

« Pour être Elliott, vous devez avoir :
- 1. un instinct exquis non seulement du moment mais aussi de ce qui peut se passer le moment même qui suit ;
- 2. un point de vue sympathique mais sans encombre du monde comme un feuilleton sans fin de mini-comédies et drames. (…)
- il faut aussi être né à Paris (1928) de parents juifs russes émigrés, s’être échappé d’Italie pour fuir Mussolini, avoir été élevé en Californie, parler au moins quatre langues et savoir être effacé au point d’en devenir transparent (…).

Dans « Sequentially Yours », Elliott a créé une nouvelle forme intermédiaire entre les photos simples et les films. Nous, les metteurs en scène, nous avons besoin de milliers d’images, 24 par seconde en fait, pour raconter une histoire. Elliott a réduit ce chiffre à deux ou trois au plus. » (Marshall Brickman, scénariste de Woody Allen, dans « Sequentially Yours », d’Elliott Erwitt, éd. teNeues, 2011)

Chez Elliott Erwitt, la légèreté se substitue comme par magie à la gravité de l’instant, le rire relègue l’émotion au registre des accessoires. « Si les gens pensent que mes photos sont amusantes, cela me fait plaisir de l’entendre. Je préfère être amusant que tragique. Mais ce n’est pas une chose consciente », a-t-il dit.

La galerie Polka invite à redécouvrir des photographies d’Elliott Erwitt que le monde entier a pu connaître et aimer, mais au fil des séquences regroupées. Il est vrai qu’au long de l’accrochage, elles prendront sensiblement à vos yeux un sens nouveau, peut-être celui voulu par le photographe, à se voir ainsi encadrées d’un avant ou d’un après… en général inattendu.

Entre l’image fixe et le film, les histoires se déroulent et la vie s’anime sous nos yeux amusés. Les œuvres exposées permettent de comprendre le travail et les choix du photographe : pour chaque planche-contact, il n’aura gardé qu’un cliché devenu emblématique.

Allez-y. C’est un grand plaisir de les voir, et la malice de l’accrochage fait que l’on commence souvent par la fin de l’histoire (à moins que ma dyslexie spatio-temporelle n’en soit la cause), puis on suit la flèche, et là, nous sommes attrapés. Fin de la séquence. Sourire. Et superbes photos.

FRANCE. Cannes. 1975.

Qui saurait mieux dire qu’Erwitt l’élégance et le sang-froid du lévrier afghan le soir au bord d’un lac, ou pourquoi il serait préférable d’attacher les personnes âgées à leur siège (illustration), ou mieux expliquer encore les raisons qui font que l’enfer est pavé de bonnes intentions... dont celles des grands-mères.

Polka Galerie, jusqu’au 29 mai 2012. Entrer par le 12, rue Saint-Gilles 75003 Paris, puis très belle cour d’immeubles, du mardi au samedi de 11 à 19h30.

André Balbo

sources : Polka Galerie, Marshall Brickman, Elliott Erwitt, visite