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Sida et Vih, médicaments et vaccins, la recherche et le Sidaction 2018

Dernière mise à jour : jeudi 22 mars 2018, par Denis

Plus de trois décennies après la découverte du rétrovirus vih, le Sidaction continue. A l’aube des nouvelles stratégies encourageantes, un point sur les avancées scientifiques et les traitements (encore trop chers) de cette pathologie devenue une maladie chronique mais toujours mortelle.
Rendez-vous pour la nouvelle édition du Sidaction, une opération unique, vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 mars 2018. Ce week-end du Sidaction est l’occasion de sensibiliser le public et de collecter des fonds pour la lutte contre le VIH/sida.

Depuis 1991, la recherche scientifique a effectué en plus de 25 ans des avancées révolutionnaires en matière d’immunologie. Elle se dirige maintenant, vers des progrès sans précédent dans la lutte contre le VIH.
Aujourd’hui, les traitements sont devenus très efficaces contre cette pathologie, jusqu’à des médicaments de prévention et de pré-exposition (appelé la Prep), qui reste néanmoins suspensif et sont sujets à polémiques. Le vaccin thérapeutique n’est pas en place, mais il est en cours de réalisation, à travers plusieurs études et projets.

Le LAV ("lymphadenopathy associated virus"), le Sida (syndrome de l’immuno-déficience acquise) a ravagé la planète avec pas loin de 36 millions de morts, depuis 1980, date de la découverte du mystérieux virus de l’immuno-déficience humaine (VIH).

Parallèlement, les avancées en matière d’immunologie n’ont jamais été aussi grandes. À tel point que la recherche médicale s’oriente vers une possible maîtrise totale et progressive de ce rétrovirus. Trente années de lutte qui aboutissent à de nouveaux résultats, prolongeant de manière durable la vie des malades et permettant aujourd’hui une procréation bien contrôlée.
Maintenu dans une charge virale indétectable avec un compte de CD4 supérieur à 500, permet aujourd’hui de vivre toute sa vie et d’être non contaminant, (on dit « indétectable »).
L’observance du traitement et la prise en charge de sa santé et de son hygiène de vie (alimentaire, sport, arrêt du tabac ou de drogues...), sont les conditions incontournables à ce succès.

Les progrès de la science continuent, des chercheurs maîtrisent de mieux en mieux l’identité et le comportement de ce virus jusqu’aux stratégies pour le bloquer, et peut-être même un jour l’éradiquer.

PROGRES DES TRAITEMENTS DU SIDA - HISTOIRE ET EVOLUTION

En 1987, la commercialisation en France de l’AZT (un antirétroviral) est une première lueur d’espoir pour les malades. Ce tout premier traitement, aujourd’hui arrêté en raison des effets secondaires très lourds et douloureux, engagea, en 1990-92, les essais cliniques vers les trithérapies. Ritonavir, lopinavir, ténofovir, raltégravir, etc..., sont aujourd’hui des médicaments plus perfectionnés et confortables, sous blister, mieux dosés, avec des effets secondaires minorés, mais lourd sur le long terme.

Les années 2010, Atripla, Quad et récemment Sustiva..., derniers nés des molécules de co-formulation de plusieurs antirétroviraux "deux voir quatre en un", offrent un confort nouveau et notable, ils illustrent bien les progrès dans la modernisation et la simplification des traitements.

2016, en ce qui concerne la Prep, qui est l’acronyme de prophylaxie préexposition : la PrEP est utilisée par les hommes et les femmes séronégatifs qui estiment avoir un risque élevé d’acquisition du Vih, dans le cadre de leur sexualité. En utilisant ce traitement, ils souhaitent renforcer leur protection contre le Vih, sachant que sa consommation régulière ou permanente peut-être nocive, surtout si il s’agit d’un Truvada première génération.
Prescrit depuis début 2016 et pris en charge à 100 %, il faut consulter un médecin spécialiste du Vih, uniquement dans les hôpitaux et dans les centres de dépistage. Le mieux pour ce sujet est de s’entretenir avec les associations telles que Aides (http://www.aides.org/), Arcat sida (http://www.arcat-sante.org/) ou Sida info service.

2017, la toute dernière génération de médicament arrive, le Genvoya (Ténofovir Alafénamide) contre l’infection au virus du sida de type 1, fait son apparition au printemps 2017 dans les pharmacies françaises et européennes.
Cette nouvelle version de l’antirétroviral Truvada, avec le ténofovir alafenamide (TAF), confirme également son efficacité en termes de suppression du Vih.
Avec un comprimé par jour, mais sans les effets néfastes du Truvada primitif à long terme (notamment sur les reins et les os).
Le TAF est également actif à un dosage 10 fois inférieur. "Genvoya" : Ténofovir alafénamide, Emtricitabine, Cobicistat et Elvitégravir, une coformulation aux effets secondaires clairement réduits.

En 2018, d’autres études ont commencé : le bictégravir, contre certaines souches du Vih qui sont résistantes. L’allègement thérapeutique avec fenêtres d’ouverture sans traitement (1 comprimé 4 jours/7). Notamment l’essai en cours Quatuor (Inserm, Anrs et Sécurité Sociale) qui une fois validé pourra se généraliser à une grande partie de la population séropositive vers 2019-20.
En effet, 4 comprimés (nouvelle génération) par semaine, semble bien maintenir indétectable (étude sur plus de 2 ans), un malade ayant une souche non résistante et déjà indétectable avant l’étude. Ceci une fois confirmé en 2019, sera d’un confort considérable pour le patient et une économie financière certaine pour la sécurité sociale.
Autre étude en démarrage : par injection, soit une injection par mois, avec un transport par nanoparticules, un objectif de confort maximum, mais avec les contraintes d’injection.

A ce jour, la maladie ne se guérit toujours pas et reste donc mortelle sans médicaments ! Ces traitements allégés restent souvent assez lourds au quotidien et les malades sont en demande de vaccins ou d’éradication. Tels sont donc, les prochains objectifs et enjeux, qui sont actuellement déjà en cours d’essai et de recherches.
D’autre part, le prix délirants demandés par plusieurs industriels laboratoires sur certains médicaments (sida, cancer, hépatite C...), obligera peut-être à recourir à une licence d’office, pour que tout le monde puisse être soigné dans le monde ...

ESPOIR DES VACCINS - ERADICATION

Les chercheurs, financés par des firmes et des instituts ou des laboratoires, ont engagé une lutte déterminée contre ce virus. Capside, protéine tat oyi...etc, les essais ne manquent pas et prouvent aujourd’hui la grande connaissance de ce rétrovirus qui a totalement révolutionné l’immunologie.
En 2018, les essais se dirigent vers un vaccin prophylactique et thérapeutique, une piste prometteuse après des décennies de flous. Actuellement plusieurs laboratoires sont en train de tester de nouveaux essais sur des animaux, ils pourraient bien arrivés prochainement en phase 2 puis surtout phase 3, cette dernière phase étant incontournable pour que le nouveau traitement puisse voir réellement le jour sur le marché. Il s’agit d’une affaire de financement et de temps...

Des études en cours

La société de biotechnologie norvégienne Bionor, développe une stratégie plutôt encourageante, d’un traitement qui déloge le virus des « réservoirs » dans lesquels il se cache sous forme dormante. Puisque le virus se dissimule dans des zones de l’organisme où les traitements actuels ne peuvent l’atteindre jusque là. Une perspective de réussite potentielle très intéressante pour trouver une guérison fonctionnelle.

Pasteur, Antipolis, Biosantech, Montpellier, Ap-HP Henri-Mondor, ... les laboratoires et des unités de l’INSERM sont en pleine recherche sur ce sujet, des tests sont en cours, jusqu’en phase 2, et peut-être bientôt en phase 3.
N’oublions pas que très peu de vaccins arrivent au stade des essais sur l’homme, et les quelques uns ne sont pas de grands succès jusqu’à présent (succès à 20 et 30 %).
Cependant, les avancées vaccinales et scientifiques de ces dernières années sont très prometteuses, dans leurs nouvelles stratégies (molécules, vaccin ADN, élimination des réservoirs, …). Ainsi aujourd’hui, le succès d’un vaccin à 50% et plus d’efficacité assurée, n’est plus une chimère, et serait assuré de voir le jour.

Autre nouvel angle d’attaque du Vih, l’immunoprophylaxie vectorisée est aussi à l’étude. L’enveloppe virale ou capside qui protège l’acide nucléique ou le matériel génétique du virus, les scientifiques de l’Institut Beckman à l’Université de l’Illinois ont pu déterminer la structure chimique précise de la capside du Vih, un élément clé de sa virulence.
Les capsides comprennent des milliers de copies de la protéine virale, c’est une cible prometteuse pour le développement et les stratégies de nouveaux médicaments antirétroviraux.

Vers l’avenir

Les nouveaux traitements antirétroviraux améliorent notablement la santé et la vie des patients, le Sida est devenu aujourd’hui une maladie chronique.
La lutte contre le sida s’accentue ainsi de multiples façons, plusieurs stratégies nouvelles sont lancées : éliminer la réplication résiduelle du VIH en intensifiant la trithérapie avec des antirétroviraux plus modernes et moins néfastes, éliminer les cellules réservoirs (les cellules latentes), rendre les cellules résistantes au VIH, favoriser des réponses immunitaires efficaces contre le VIH, et voir un jour venir la possibilité d’un vrai vaccin, voir même d’une éradication.

Avec le Sidaction, un marqueur a été identifié par le professeur Benkirane à l’institut de génétique humaine de Montpellier pour identifier les dormantes infectées dans les réservoirs, découverte récente qui est une nouvelle piste vers l’éradication et la rémission durable.

Mais les crédits se réduisent et les états se désengagent, alors que la recherche a besoin d’argent pour avancer plus vite. Le Sidaction demeure plus que jamais d’actualité, avec environ 7000 contaminations par an en France, il ne diminue pas, notamment chez les jeunes.
Le Sidaction est une opération unique, avec un dispositif qui n’existe dans aucun autre pays dans le monde. En 2018, il soutient des dizaines de projets de recherche, c’est aussi grâce à lui que la recherche avance et se rapproche du but !

2018, Faites un don ! Financez la recherche et offrez aux malades un véritable espoir, rendez-vous pour l’édition 2018 du Sidaction, une opération unique au monde.

https://www.sidaction.org/

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Messages

  • Je suis Fabrigas Tema, de Malines en Belgique. C’est une grande joie d’écrire ce témoignage de comment j’ai obtenu ma guérison du virus du vih il y a 9 mois en utilisant les médicaments à base de plantes Dr APAMA. J’ai lu tant de commentaires de personnes qui ont obtenu des guérisons grâce à l’APAMA, mais je n’ai jamais cru qu’ils disaient la vérité et le Dr APAMA est réel jusqu’à ce que je bénéficie de son traitement aux plantes médicinales. J’étais confus et à un point de suicide, Et j’étais dans tous les moyens de me retrouver vivre une vie normale comme toutes les autres personnes, donc je devais écrire le Dr Apama dans son courriel DrapamaherbalHealingcentre@gmail.com, je lui ai écrit, il a promis pour me guérir bien que je n’étais pas encore convaincu, j’ai accompli tout ce qu’il a demandé. À ma grande surprise, j’ai pris les médicaments à portée de la main juste une semaine et j’ai commencé à prendre le médicament conformément aux instructions qu’Il a données. Mon traitement a été un énorme succès, il m’a vraiment aidé comme il l’avait promis. Je suis donc allée faire un check-up à la 4ème semaine de prise du médicament, à ma grande surprise, le résultat a été le séronégatif du Virus Hiv après le traitement, je suis tellement heureuse que je suis guérie et que je revois une vie normale. Je suis allée pour une série de check-up pour être sûr que je suis libre, et ils étaient tous négatifs, mais je pouvais sentir la guérison dans mon système de corps parce que j’étais tellement en forme et faire tout ce que je faisais avant le traitement. Si vous êtes là-bas avec l’hépatite B, HPV, VIH, HSV-1 ou HSV-2, le diabète, le cancer, les infections vaginales et d’autres infections virales et les maladies, écrire à Dr.Apama son courriel : Drapamahivhealingcentre@gmail.com. Et le numéro de WhatsApp est +2349072570496. Réjouissez-vous d’entendre vos témoignages aussi.
    Mon email est Fabrigastema231@gmail.com

  • courrage au chercheur mais il faut que le pays donne de l’argent por soutenir les chercheur si non ...

  • j’espere que le nouveau président de la république (2017) va d’avantage aider pour la recherche pour éradiquer le V.I.H. et aussi les autres maladies qui sont toujours incurables .

  • Bjr grand merci pour votre recherche.. Faites commercialisé l’injection à la place des comprimé chaque 6moi e partout dans le monde surtout en Afrique

  • bonsoir et chapeau a vous chercheurs, ma question est la suivante : qu’en est il de l’Afrique parrapport au traitement du VIH à l’aide du Genevoya aux effets secondaires tres clairement réduits ? car en parcourant la publication du Truvada je m’en rend compte que ce medicament n’est qu’utilisé en europe. et nous les Africains ne sommes nous pas aussi des humains ?.

    encore bravo pour tous les combats que vous faites pour éradiquer le VIH

  • Bonjour a tous les chercheurs sur le v.i.h....Je mène des recherches sur le.v.i.h. depuis fin des années quatre vingt ..Veuillez recevoir une petite question==Est-que le composants de la capside du v.i.h. font leurs rotation sur un axe unique.....Merci

  • Bonjour a tous les chercheurs(ses) dans le domaine du sida....Malgré toutes les recherches faites sur le sida.Ce dernier demeure un phénomène résistant tout simplement les diagnostiques génétiques.Moléculaire.virales et comportemental des populations demeurent fragmentaires.merci

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