Evous

Repérez, partagez, proposez, annoncez

Accueil > Paris > Vivre à Paris > Votre santé à Paris > Sida : recherche, traitement et médicaments > Sida et Vih, médicaments et vaccins, la recherche et le Sidaction

Sida et Vih, médicaments et vaccins, la recherche et le Sidaction

lundi 20 mars 2017, par Denis

Plus de trois décennies après la découverte de ce rétrovirus, le Sidaction continue. A l’aube des nouvelles stratégies encourageantes, un point sur les avancées scientifiques et les traitements (encore trop chers) de cette pathologie devenue une maladie chronique.
Rendez-vous pour la nouvelle édition du Sidaction, une opération unique, le week-end du 24, 25 et 26 mars 2017.

Depuis 1991, la recherche scientifique a effectué en 20 ans des avancées révolutionnaires en matière d’immunologie. Elle se dirige maintenant, vers des progrès sans précédent dans la lutte contre le VIH.
Depuis 1980, date de la découverte du mystérieux virus de l’immuno-déficience humaine (VIH) – à l’époque, le LAV ("lymphadenopathy associated virus"), le Sida (syndrome de l’immuno-déficience acquise) a ravagé la planète avec des dizaines de millions de décès. Cette maladie est l’une des plus graves dans l’histoire de l’humanité : 36 ans de VIH, plus de 39 millions de morts.

Parallèlement, les avancées en matière d’immunologie n’ont jamais été aussi grandes. À tel point que la recherche médicale s’oriente vers une possible maîtrise totale et progressive de ce rétrovirus. Trente années de lutte qui aboutissent à de nouveaux résultats, prolongeant de manière durable la vie des malades et permettant aujourd’hui une procréation bien contrôlée.
Maintenu dans une charge virale indétectable avec un compte de CD4 supérieur à 500, permet aujourd’hui de vivre toute sa vie et d’être non contaminant, (on dit « indétectable »). Mais l’observance et la prise en charge de sa santé et de son hygiène de vie (alimentaire, sport, arrêt du tabac...), sont les conditions incontournables à ce succès.

Les progrès de la science continuent, des chercheurs maîtrisent de mieux en mieux l’identité et le comportement de ce virus jusqu’aux stratégies pour le bloquer, et peut-être même un jour l’éradiquer.

Evolution et progrès des traitements

- En 1987, la commercialisation en France de l’AZT (un antirétroviral) est une première lueur d’espoir pour les malades. Ce tout premier traitement, aujourd’hui arrêté en raison des effets secondaires douloureux, engagea, en 1990-92, les essais cliniques vers les trithérapies. Ritonavir, lopinavir, ténofovir, raltégravir, etc..., sont aujourd’hui des médicaments plus perfectionnés, sous blister, mieux dosés, avec des effets secondaires certes minorés, mais moins sur le long terme.

- Les années 2010, Atripla, Quad et récemment Sustiva..., derniers nés des molécules de co-formulation de plusieurs antirétroviraux "deux voir quatre en un", offrent un confort récent, et illustrent les progrès dans la modernisation et la simplification des traitements.

- Aujourd’hui en 2016, la toute dernière génération de médicament arrive, le Genvoya (Ténofovir Alafénamide) contre l’infection au virus du sida de type 1, fait son apparition au printemps 2017 dans les pharmacies.
Cette nouvelle version de l’antirétroviral Truvada, avec le ténofovir alafenamide (TAF), confirme également son efficacité en termes de suppression du Vih.
Avec un comprimé par jour sans les effets néfastes du Truvada (notamment sur les reins et les os). Le TAF est également actif à un dosage 10 fois inférieur. Autre avancée, c’est que qu’il sélectionne mieux ses cellules cibles, de façon à permettre l’utilisation d’une dose inférieure de médicament. Il devient ainsi l’un des médicaments les plus efficaces actuellement à venir dans la lutte contre ce fléau et permet aux malades d’envisager l’avenir clairement sur du long terme.
"Genvoya" : Ténofovir alafénamide, Emtricitabine, Cobicistat et Elvitégravir) un quatre en un aux effets secondaires très clairement réduits.
Le Truvada étant reléguer à la préexposition (Prep) pour ceux qui le souhaitent, sachant que sa consommation régulière est nocive. Il faut consulter son médecin spécialiste, le mieux pour ce sujet est de s’entretenir avec les associations telles que Aides (http://www.aides.org/), Arcat sida (http://www.arcat-sante.org/) ou Sida info service.

D’autres études ont commencé : le bictégravir, l’allègement thérapeutique avec fenêtres d’ouverture sans traitement (1 comprimé 4jours/7), comme l’essai Quatuor, ou bien un transport par nanoparticules donc sans cachet à absorber... etc, un objectif de confort maximum.

Mais à ce jour, la maladie ne se guérit toujours pas et reste donc mortelle sans médicaments ! Ces traitements allégés restent souvent assez lourds au quotidien et les malades sont en demande de vaccins ou d’éradication. Ce sont les prochains objectifs et enjeux actuellement en cours d’essai et de recherches sur cette maladie grave qui a causé la perte de millions de vies humaines...

D’autre part, face au prix scandaleux demandés par plusieurs industriels sur certains médicaments dont les prétentions sont délirantes ! (sida, cancer, hépatite C...), peut-être faudra-t-il recourir à une licence d’office, pour que tout le monde puisse être soigné.

Vers l’espoir des vaccins et peut-être de l’éradication

Dans une perspective de soigner définitivement les malades et faire reculer le Sida dans le monde, les chercheurs, financés par des firmes et des instituts ou des laboratoires, ont engagé une lutte déterminée contre ce virus. Capside, protéine tat oyi...etc, les essais ne manquent pas et prouvent aujourd’hui la grande connaissance de ce rétrovirus qui a totalement révolutionné l’immunologie.
Après des essais des laboratoires thaïlandais, en partenariat avec les laboratoires de l’Institut Pasteur en France, qui ont tenté en 2009 un tout premier vaccin restant très largement à optimiser... un nouveau vaccin en 2010 a été d’abord testé sur les singes, il apparaît déjà un peu plus efficace mais pas suffisant.

Pasteur, Antipolis, Montpellier, ... les laboratoires et des unités de l’INSERM sont en pleine recherche sur ce sujet, des tests sont en cours, jusqu’en phase 2.
N’oublions pas que très peu de vaccins arrivent au stade des essais sur l’homme, et les quelques uns ne sont pas de grands succès jusqu’à présent. Cependant, les avancées vaccinales et scientifiques de ces dernières années sont très prometteuses, dans leurs nouvelles stratégies (molécules, vaccin ADN, élimination des réservoirs, …). Ainsi aujourd’hui, certains patients sous protocole expérimentale, ont même arrêté leur traitement et contrôle leur virologie.

Autre nouvel angle d’attaque du VIH, son enveloppe virale ou capside qui protège l’acide nucléique ou le matériel génétique du virus. C’est à l’aide d’un supercalculateur, que ces scientifiques de l’Institut Beckman à l’Université de l’Illinois ont pu déterminer la structure chimique précise de la capside du VIH, un élément clé de sa virulence.
Les capsides comprennent des milliers de copies de la protéine virale, c’est une cible prometteuse pour le développement et les stratégies de nouveaux médicaments antirétroviraux. L’immunoprophylaxie vectorisée est aussi à l’étude.

Par ailleurs, les nouvelles recherches actuelles menées en France et aux Etats-Unis, essais par injection dans les réservoirs, (ces fameux sanctuaires de l’organisme humain dans lequel le rétrovirus se retranche contre les traitements qui ne peuvent l’atteindre dans ces zones), sont des voies possibles vers l’éradication, très étudiées. Mais cela nécessite une longue recherche en cours, afin de mieux déloger le virus.
D’autres produits et stratégies sont aussi à l’étude ou à l’essai, question de temps mais aussi d’argent...

- Vers l’avenir

Les nouveaux traitements antirétroviraux améliorent notablement la santé et la vie des patients, le Sida est devenu aujourd’hui une maladie chronique.
La lutte contre le sida s’accentue de multiples façons.
Plusieurs stratégies nouvelles sont lancées : éliminer la réplication résiduelle du VIH en intensifiant la trithérapie avec des antirétroviraux plus modernes et moins néfastes, éliminer les cellules réservoirs (les cellules latentes), rendre les cellules résistantes au VIH, favoriser des réponses immunitaires efficaces contre le VIH, et voir un jour venir la possibilité d’un vrai vaccin, voir même d’une éradication.
A ce titre et dans une perspective de stopper la maladie et la contamination dans le monde, Onusida et les associations ont décrété l’objectif Zéro et le nombre mondial de décès a commencé a baissé.

Mais les crédits se réduisent et les États se désengagent, alors que la recherche a besoin d’argent pour avancer plus vite. Le Sidaction demeure plus que jamais d’actualité, avec environ 7000 contaminations par an en France, où il ne diminue pas, notamment chez les jeunes qui ne se protègent pas.

Françoise Barré-Sinoussi, fut la première française a recevoir un prix Nobel de médecine en 2008, avec le professeur Luc Montagnier, pour avoir découvert en 1983 le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida. Elle a déclaré en 2012 que c’était encore une affaire d’une dizaine d’année au moins ... Un espoir en vue ?
Le Sidaction est une opération unique, avec un dispositif qui n’existe dans aucun autre pays dans le monde. En 2016, il soutien des dizaines de projets de recherche. C’est aussi grâce à lui que la recherche avance et se rapproche du but !

2016, Faites un don ! financez la recherche et offrez aux malades un avenir meilleur, et rendez-vous pour l’édition 2017 du Sidaction, une opération unique.

https://www.sidaction.org/

Cet article est remis à jour plusieurs fois par an afin d’être réactualisé

A LIRE AUSSI :
- La liste des centres de dépistage VIH anonymes et gratuits à Paris
- Sidaction : Les dates
- Sidaction : L’album et la chanson Kiss and Love
- La Journée mondiale de lutte contre le Sida
- L’association Solidarité Sida à Paris

En images

Adresse

228 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris


Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.