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DERNIERS JOURS d’Angkor à Guimet, après prolongation et Mention spéciale au Prix CatalPa 2013 pour le catalogue

Dernière mise à jour : mercredi 3 juillet 2019, par Expositions

Le musée Guimet présente du 16 octobre 2013 au 27 janvier 2014 (prolongation) l’exposition "Angkor. Naissance d’un mythe : Louis Delaporte et le Cambodge", dont le catalogue a reçu une Mention spéciale au Prix CatalPa 2013 pour les catalogues d’expositions de Paris.

En remontant à ses origines, on pourra mieux comprendre de quelle façon se construisit le mythe d’Angkor, à la fin du XIXe siècle. Et également comment, au début du XXe, le patrimoine khmer a été littéralement redécouvert et présenté au public, aux occasions des expositions universelles et coloniales.

Vue idéale du perron Nord de la terrasse des éléphants (détail). Louis Delaporte, vers 1890. Mine graphite, aquarelle, rehauts de peinture dorée sur papier vélin. Musée national des arts asiatiques-Guimet, MG 26650. © D. R

Quelque 250 pièces rendent compte des premiers contacts de la France avec l’art du Cambodge ancien autour de la personnalité emblématique de Louis Delaporte (1842-1925), grand explorateur français. Les moulages réalisés entre les années
1870 et la fin des années1920 seront, après restauration complète, exposés dans les salles d’expositions temporaires du rez-de-jardin, mais aussi dans la grande salle khmère du rez-de-chaussée.


Base de fronton, ornée de danseuses, Bayon (enceinte extérieure) XIIe - XIIIe siècles

1863. La France de Napoléon III contracte avec le Cambodge un protectorat qui desserre pour ce pays l’étau du Vietnam et du Siam (Thaïlande) voisins. L’utopie de pouvoir remonter le cours du Mékong et commercer par cette voie avec la Chine est à l’origine d’une mission stratégique et scientifique. Les photographies n’étant pas encore à l’époque imprimables, on adjoint à l’expédition un jeune dessinateur présent à Saïgon qui en sera le versant culturel.

C’est ainsi que Louis Delaporte découvre le Cambodge dans cette mission d’exploration du Mékong que dirigent Ernest Doudart de Lagrée (1823-1868) et Francis Garnier (1839-1873). Le choc esthétique qu’il éprouve alors en visitant les ruines des monuments khmers va "sceller son destin".

Portrait présumé de Jayavarman VII. Preah Khan de Kompong Svay (province de Kompong Thom, Cambodge). Fin XIIe – début XIIIe siècle, grès. Musée national de Phnom Penh. © D. R.

En introduction à l’exposition, vous découvrirez des documents et des œuvres conservés par ses descendants, de prestigieuses publications établies à l’issue de la mission, des photographies originales d’Émile Gsell (1838-1879) et des dessins des monuments d’Angkor que Delaporte réalisa personnellement. Louis Delaporte (1842-1925) dirigera par le suite deux autres missions (en 1873 et en 1881-1882).

Il obtiendra d’une audience auprès du roi du Cambodge l’autorisation de visiter les sites, d’effectuer des dessins, des moulages, et même de faire des prélèvements de fragment dans l’objectif de pouvoir les montrer à Paris.

Anne Leclercq, DR

Ainsi en rapportera-t-il un ensemble d’œuvres originales, de photographies, de relevés et de moulages de grande qualité (à la gélatine), qui lui permettront d’élaborer son grand projet de « faire entrer l’art khmer aux musées ».

Ces documents, pour l’essentiel inédits, témoignent du regard particulièrement avisé dont il fit preuve dans un domaine pourtant alors totalement méconnu. Son carnet de voyage personnel, redécouvert récemment dans les archives familiales, apporte un éclairage neuf à la mission de 1873.

C’est autour de sa personnalité et de ses talents de dessinateur, que cette exposition aborde la redécouverte des monuments d’Angkor et, plus largement celle du patrimoine khmer.

Des sculptures originales, des dessins aquarellés, des plans, des photographies
anciennes (nécessitant un rétro-éclairage), des moulages (ayant récemment bénéficié d’une complète restauration), permettent de découvrir le Cambodge de cette époque mais aussi la façon dont l’Europe l’imagina par le relais des Expositions universelles et coloniales.


Têtes originales en grès découvertes par Delaporte (Shiva, Brahma, Vichnou)

Le parcours de cette manifestation dans les salles d’exposition temporaire du rez-
de-jardin et dans les galeries khmères du rez-de-chaussée, pose ainsi les jalons
d’une analyse critique sur l’aventure archéologique au Cambodge et les fantasmes qu’elle suscita.

Le parcours muséographique de Louis Delaporte et de ses témoignages de l’intérêt artistique et patrimonial de ses découvertes khmères ne sera pas de tout repos : refus de les accueillir au Louvre "par manque de place", court séjour à Compiègne, et il fallut attendre les Expositions universelles et coloniales pour que le public en découvre réellement l’intérêt et l’originalité.

Le sculpteur Auguste Rodin fut aussi à sa manière un précurseur et un découvreur de l’esthétique khmère à l’occasion du passage d’une troupe de danseuses se rendant à l’exposition de Marseille en 1906. Quelques-uns de ses dessins, présents dans l’exposition, en témoignent.

Angkor. Naissance d’un mythe : Louis Delaporte et le Cambodge, du 16 octobre 2013 au 27 janvier 2014, au musée national des Arts asiatiques-Guimet, 6, place d’Iéna, 75116 Paris, 01 56 52 53 00, Galeries du Panthéon bouddhique, 19, avenue d’Iéna 75116 Paris.

Vous retrouverez dans l’article 2013 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2013 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

**Celui de cette exposition en a fait partie, puis a été Nominé, et s’est finalement vu décerner une Mention spéciale au Prix CatalPa 2013 pour les catalogues d’expositions de Paris.**

Les Grandes Expositions et Calendrier 2014 peuvent déjà être consultés sur Évous.fr... et complétés, si vous disposez de plus d’informations que nous !

André Balbo

sources : Visite, musée Guimet

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