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Paris
  

Arrivée du nuage radioactif mercredi en France : Faut-il avoir peur ?

Dernière mise à jour : jeudi 24 mars 2011,    par: Adele

Les restes du panache issu de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, devraient traverser la France métropolitaine mercredi 23 ou jeudi 24 mars.

Selon Météo France le nuage radioactif arriverait bien mercredi au-dessus de l’Hexagone et circulerait de manière « immédiate ». Météo France explique que le nuage « ne va pas stagner, il va se déplacer dès mercredi tout en se diluant dans tout l’atmosphère. Les vents vont continuer, le nuage peut ainsi repartir vers le nord de l’Europe et l’Asie ».

L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’organisation indépendante Criirad, assurent que ces masses d’air contaminées ne présentent pas de risque pour la population. La distance entre l’archipel nippon et la France, environ 15.000 km, serait trop importante. L’organisation Criiade a néanmoins promis de réaliser des analyses détaillées. Le système de surveillance officiel permettant de détecter l’augmentation de la radioactivité dans l’air, est consultable sur le site de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire(IRSN).

Les experts se veulent rassurants même si le risque 0 n’existe pas.

Selon l’IRSN, les concentrations attendues de césium 137 dans l’air sur les territoires balayés par le panache sont extrêmement faibles et sans conséquence sanitaire et environnementale.

Des mesures de précaution sont-elles nécessaires ?
Toujours selon l’IRSN, il n’y a aucune mesure à prendre lorsque les masses d’air en provenance du Japon arriveront au dessus de la France.
En effet, en l’état actuel, les retombées radioactives consécutives au passage des masses d’air en provenance du Japon devraient être 1000 à 10000 fois inférieures à ce qui a été observé en France après l’accident de Tchernobyl.
En conséquence, « Aucune précaution particulière n’est à prendre pour les adultes, femmes enceintes et les enfants : pas de restriction alimentaire, pas de prise d’iode stable, pas de mise à l’abri ou de confinement. »

Et en cas de pluie ?
La présence de pluies peut augmenter les dépôts consécutifs au passage des masses d’air en provenance du Japon. Cependant, même en présence de pluies, les retombées seront très faibles et ne nécessitent pas de précautions particulières.
<br/Les eaux de pluie feront l’objet de mesures par l’IRSN, sans qu’une contamination significative de ces eaux ne soit attendue.
<br/Aucune contamination des nappes phréatiques n’est attendue en France.

« Depuis le 12 mars 2011, le panache radioactif qui résulte des rejets des réacteurs nucléaires accidentés de la centrale de Fukushima se déplace, tout en se diluant, dans les courants atmosphériques de l’hémisphère nord. L’IRSN dispose d’une modélisation de cette dispersion, réalisée en collaboration avec Météo France, qui lui permet de suivre et d’anticiper ce déplacement.

Selon cette modélisation, le panache a recouvert dans la journée du vendredi 18 mars 2011 la plus grande partie de l’Amérique du Nord et le nord-est de la Sibérie. Il est passé ensuite sur l’Atlantique Nord et pourrait atteindre la France métropolitaine le 23 ou 24 mars 2011.  »

Les concentrations attendues pourraient être de l’ordre de 0,001 Becquerels/m3 en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer de l’hémisphère nord. À titre de comparaison, les valeurs mesurées au cours des jours suivant l’accident de Tchernobyl en France étaient de l’ordre de 1 à 10 Bq/m3 (le 1er mai 1986).

« Il n’y a aucune conséquence possible en termes de santé », a affirmé pour sa part André-Claude Lacoste, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Un trajet en avion, une radiographie, une radio dentaire, un scanner, ..., sont autant d’occasions d’être exposé à des concentrations radioactives bien plus importantes.