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Exposition Balenciaga, l’œuvre au noir

Dernière mise à jour : mercredi 3 juillet 2019, par Expositions

Du 8 mars au 16 juillet 2017, au musée Bourdelle

Présentation de Cristóbal Balenciaga

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Cristóbal Balenciaga (1895-1972), couturier et modiste espagnol, est unanimement reconnu par ses pairs et surnommé "le maître" ou encore "le couturier des couturiers".

Cristóbal naquit à Getaria (Guétary), au Pays basque espagnol, dont son père, marin-pêcheur, était le maire. Sa mère... était couturière. Devenue très tôt veuve, elle élèvera seule ses 3 enfants, et transmettra à son fils son savoir-faire.

En plus de sa mère, une autre femme jouera un rôle-clé dans sa vocation : la marquise de Casa Torrès "dont l’élégance le fascine, et qui lui confiera certains de ses vêtements à copier, alors qu’il n’est encore qu’un enfant".

L’apprentissage professionnel de Cristóbal commence dès 12 ans à la Casa Gomez, et il entre comme tailleur en 1911 au rayon confection des grands magasins "Au Louvre", à San Sebastián. Deux ans plus tard, il est déjà chef d’atelier chez New England.

Il crée sa première maison, "C. Balenciaga", en 1917, avec une trentaine d’ouvrières, en 1924, toujours à San Sebastián (ville de la résidence d’été de la Cour d’Espagne), sa maison de haute couture "Cristóbal Balenciaga", au 2 avenue de la Libertad, puis en 1927 un nouvel établissement qu’il nomme Eisa (du nom de jeune fille de sa mère, Eisaguirre) Costura.

Son talent et sa réputation l’amènent assez vite à habiller notamment la reine Victoria Eugenia et la reine mère Maria Cristina, et... toutes les dames de la haute société deviennent par voie de conséquence, par goût ou par conviction ses clientes régulières.

Balenciaga effectue de nombreux séjours à Paris où il se fait connaître comme acheteur de modèles (qu’il démontait et remontait à sa façon) chez les couturiers, rencontrant Worth, Jeanne Lanvin, Chéruit, Paquin, Lelong et Coco Chanel avec qui il liera une étroite amitié.

Balenciaga se fait reconnaître du monde international de la couture pour la perfection de ses coupes et sa passion pour le noir (que l’on dit espagnol !).

Fin de la monarchie espagnole et d’une époque en 1931... Ouverture d’une maison à Madrid.

Après son départ d’Espagne, en 1936, Balenciaga ouvre en 1937 sa griffe parisienne avenue George-V, où il présente sa première collection. Succès immédiat.

L’Occupant allemand ordonne en 1944 la fermeture des maisons Balenciaga et Grès.

En 1945, Balenciaga participe au Théâtre de la mode, spectacle itinérant organisé par la Chambre syndicale de la couture parisienne, qui commence une tournée au pavillon de Marsan.

Lancement de la ligne "Tonneau" et création du parfum "Le Dix" en 1947 par Balenciaga.

Le décès de son ami et proche collaborateur Wladzio d’Attainville en 1948 fait craindre un temps qu’il n’arrête son activité. Christian Dior l’encourage mais la tonalité de la collection suivante est particulièrement sombre et noire.

Ce sera durant les années 1950 qu’il transformera radicalement la silhouette de la femme, l’amenant dans un style classique et épuré jusqu’à l’apogée des années 1960 quand il comptera parmi ses clientes tant de têtes couronnées.

Les mannequins de Balenciaga ont plus de chien que ne sont belles, le Maître aimant, comme il dit "habiller les pur-sang".

Il engage en 1950 André Courrèges selon les sources comme assistant ou comme coupeur. 1951 voit le premier tailleur "semi-ajusté", 1957 la première robe "sac", et en 1958 il invente la robe Baby Doll.

Emmanuel Ungaro entrera en 1958 chez Balenciaga. Création en 1960 de la robe de mariée de Fabiola de Mora y Aragón, qui devient reine des Belges.

Présentation en 1968 de la dernière collection et fermeture de la maison de couture de Paris. Le commentaire qu’il en fera alors laissa tout le monde interdit : "C’était une vie de chien !"

Robe. Été 1965. Laize et volants de dentelle mécanique de soie type Chantilly sur ruban de crin dentelle. Coutures. Taille et dents incrustées. Ruban de satin de soie rose. Fond en pongé de soie. Collection Palais Galliera © Julien Vidal / Galliera / Roger-Viollet

Balenciaga se retire en toute discrétion en Espagne, où en 1972 la robe de mariée de la petite-fille du général Franco, duchesse de Cadix, est sa dernière création.

Il meurt cette même année et sera inhumé dans son village natal, à Getaria, où un musée présente en 6 salles la vie et l’œuvre de Balenciaga.

Il aura beaucoup "inventé" : encolures dégagées, volumes basculés de l’avant vers l’arrière, dos blousant, poitrine plate, marinière, robe chemise, robe-sac, ajoutant aussi à sa prédilection pour le noir des couleurs vives qui embrasent l’ensemble, par des roses ou des violets marqués.

Il aura habiller têtes couronnées et milliardaires et obtenu le plus profond respect de ses concurrents, ce qui n’est pas simultanément courant.

Présentation de l’exposition Balenciaga, l’œuvre au noir

Cet hommage au "Couturier des couturiers Cristóbal Balenciaga est présenté par le Palais Galliera au musée Bourdelle, résonnant des sombres sonorités de la haute réputation de cet alchimiste de la couture.

L’idée originale ménage dans ce musée d’intéressants effets, quand les habits souvent dans de profonds noirs attirent le visiteur à s’en approcher pour mieux en mesurer la force graphique, l’audace et l’austérité mêlées. Les sculptures de Bourdelle, monumentales ou à taille humaine sont pour l’événement particulièrement accueillantes.

Du grand hall des plâtres du musée Bourdelle, jusqu’à son extension créée par Portzamparc, en passant par les ateliers du grand sculpteur, les pièces du couturier établissent un dialogue tranchant, noir sur blanc, avec le grand maître de la sculpture du tournant du XXe siècle que fut Bourdelle.

Noire, l’irrigation de Balenciaga puisant les racines de son œuvre dans l’Espagne traditionnelle de son enfance et de ses folklores. Noir, le goût de l’épure de ce technicien hors normes avec ses lignes tonneau (1947), ballon (1950), semi-ajustée (1951), tunique (1955), ou sa célèbre robe-sac (1957)...

Noires, les inspirations monacales du maître dont Dior disait que : « Le vêtement était sa religion ». Rappelons-nous les récits sur le maître au travail. Silence, concentration, recueillement, rigueur, coupant, ambidextre, de la main droite comme de la main gauche.

Ensemble robe sans manches et veste (détail). Hiver 1965. Laize et volants de dentelle mécanique en soie. Bordures incrustées. Ceinture en ruban de satin. Ruban de crin dentelle. Fond de robe en pongé de soie à dépassant en crêpe de Chine. Collection Palais Galliera © Julien Vidal / Galliera / Roger-Viollet

Cette première partie du parcours de l’exposition « Ébauches et construction » est suivie de « Silhouettes & volumes », puis de « Noirs & lumières » et enfin de « Noirs et couleurs ». Car chez Balenciaga, le noir, plus qu’une couleur ou même une non couleur, est une matière vibrante, tour à tour opaque ou transparente, mate ou brillante, tout en jeux de lumière qui doit autant à la somptuosité des tissus qu’à l’apparente simplicité de ses coupes.

Avait-il su que Clemenceau avait arraché le linceul de la dépouille de son ami Monet en s’écriant "Pas de noir pour Monet. Ce n’est pas une couleur !" Et avait-il rencontré Soulages ?

Chez Balenciaga, un rehaut de dentelles, une composition de broderie, une guipure, un épais tombé de velours de soie et c’est une jupe, un boléro, une mantille, une cape réinventée en manteau, un manteau taillé en pèlerine...

Ici, des pièces de jour, tailleur, veste... et là, des ensembles du soir, des robes de cocktail doublés en taffetas de soie, bordés de franges, ornés de rubans de satin, de perles de jais, de paillettes... et des accessoires, noirs bien sûr...

D’un noir conjugué à travers 70 pièces issues du fonds Galliera et des archives de la Maison Balenciaga qui a apporté son plein soutien à cette exposition.

Cette exposition met aussi en lumière d’une façon judicieuse et fine le musée Bourdelle dans ce qu’il a d’original et de multiple, dans chacune de ses atmosphères. Riche idée, vraiment.

Cette exposition au musée Bourdelle inaugure la saison espagnole du Palais Galliera qui se poursuivra avec « Habits aux couleurs de l’Espagne » à la Maison Victor Hugo (juin 2017) et se clôturera avec « Mariano Fortuny » (octobre 2017) au Palais Galliera.

Commissariat : Véronique Belloir, chargée des collections haute-couture au Palais Galliera.

Illustration de collection. Hiver 1967, modèle n° 128. Mine de plomb. Balenciaga Archives Paris

Balenciaga, l’œuvre au noir, au musée Bourdelle, 18, rue Antoine-Bourdelle, 75015 Paris. 01 49 54 73 73. www.bourdelle.paris.fr. Renseignements et réservations 01 84 82 14 55, action-culturelle.bourdelle-zadkine@paris.fr. Métro Montparnasse-Bienvenüe. Du mardi au dimanche de 10 à 18h. Fermé le lundi et certains jours fériés. Le musée sera ouvert les dimanche 15 avril, jeudi 25 mai, dimanche 4 juin, et vendredi 14 juillet. 10 ou 7€. Gratuit moins de 18 ans.

Voir aussi nos Archives :
Balenciaga et Comme des garçons aux Docks de la Mode et du Design
L’Âge d’Or de la mode en France (1947-1957)
Fashion Mix, ou les créateurs étrangers qui ont participé à faire de Paris la capitale mondiale de la mode


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Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, au Petit Palais, et au Château de Versailles.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Ce catalogue fait partie de notre sélection 2017 de catalogues d’expositions de Paris.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Aix-en-Provence - Albi - Les Alpilles - Angers, - Angoulême - Antibes - Arles - Aubagne - Avignon : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bègles - Biarritz - Biot, - Blois - Bordeaux - Bourg-en-Bresse - Cagnes-sur-Mer, - Cannes, - Carcassonne - Dijon - Grasse- Grenoble - Hyères - Ile-de-France : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Le Cannet - Le Havre - Lens - Le Rayol - Le Canadel/Mer - Les Sables-d’Olonne - Libourne - Lille : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lodève - Lyon - Marseille - Martigues - Metz - Monaco, - Montauban - Montpellier - Mougins, - Nantes - Narbonne - Nice - Nîmes - Ornans - Rennes : Landernau, Quimper - Rodez - Rouen - Saint-Étienne - Saint-Nazaire- Saint-Paul-de-Vence, - Saint-Tropez - Sérignan - Sète - Strasbourg - Toulon - Toulouse - Tours - Valence - Vallauris - Vence - Vendôme - Villeurbanne

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc, Bâle, Berlin, Bruxelles, Genève, Liège, Londres, Madrid, Milan, Monaco, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Musée Galliera, Véronique Belloir, Wikipédia, Éditions du Regard...

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