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DERNIERS JOURS de l’exposition du designer Pierre Paulin

Dernière mise à jour : mardi 19 février 2019, par Expositions

Du 11 mai au 22 août 2016 au Centre Pompidou, événement design par cette exposition didactique sur l’œuvre de Pierre Paulin.

Présentation du designer

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Pierre Paulin (1927-2009), d’une famille de sculpteurs et de designers, est lui-même un designer français qui utilisait souvent dans ses créations un rembourrage de mousse et habillait notamment les sièges qu’il créait de jersey.

Refusé aux beaux-arts, se targuant d’être mauvais élève, Paulin obtint en 1950 son diplôme de fin d’année du Centre d’art et de techniques, qui allait devenir l’École Camondo.


Fauteuil F582 dit Ribbon Chair, 1966. Armature en tube d’acier, garnissage en mousse de latex, revêtement textile en jersey de polyamide, piètement en bois laqué. Éditeur Artifort. Cetre Pompidou

Il voyagea l’été 1951 en Scandinavie, découvrant à quel point le grand public y était sensible à la modernité du mobilier et plus largement du design, à l’opposé des Français.

Grande figure de la création de l’après-guerre, Pierre Paulin marqua de son œuvre prolifique et singulière l’histoire du design contemporain international.

Ses créations sont entrées, dès la fin des années 1960, dans les collections du MoMA, à New York.

Paulin appréciait tout particulièrement le mobilier scandinave et puisait son inspiration dans des lignes de production comme celles de Charles Eames et de Florence Knoll.

Ses premières créations de meubles furent éditées avec l’aide financière de son père, par l’entreprise Thonet-France dès 1954.

Sièges 577 dit Langue, Pierre Paulin

Puis il travaillera à partir de 1958 pour la maison d’édition de meubles Artifort pour laquelle il développe une gamme de sièges faits de coques de bois moulé, garnies de mousse Pirelli, habillées de housses en tissu extensible.

Ses plus grands succès de sièges sont Mushroom (Champignon) Model No. 560, (1960), Tongue Chair (Langue) Model No. 577, (1967), Ribbon Chair (Ruban) Model No. 582, (1966).

Il a aménagé le foyer des artistes de la Maison de la Radio (1961), l’aile Denon du musée du Louvre dans les années 1970, les appartements privés de Claude et Georges Pompidou à l’Élysée (1971), le bureau de François Mitterrand (1984), et travaillé avec la SNCF pour la gare TGV de Lyon, le Mobilier national, la manufacture nationale de Sèvres...

Designer, architecte d’intérieur et créateur, Pierre Paulin sculptait et aménageait l’espace. Ses environnements, ses pièces de mobiliers, ses objets industriels, dépouillés ou spectaculaires se mettent toujours au service du corps, lui offrant confort et réconfort.

L’exposition du Centre Pompidou

Avec plus de 70 pièces de mobilier et une cinquantaine de dessins, l’exposition inédite que le Centre Pompidou consacre à ce grand designer traverse 40 années de création sous l’angle du dialogue, avec l’histoire et avec le corps.

L’événement didactique est rythmé par des lais de papier peints, support de documents, d’articles de presse, de couvertures de revues, et de catalogues d’exposition.

Fauteuil du salon des tableaux, palais de l’Élysées, 1971-1972, armature tubulaire, mousse, cuir retourné, éditeur Mobilier national.

Le visiteur avance selon un parcours chronologique à la découverte des plus emblématiques de ses créations (sièges, bureaux, luminaires, produits industriels) et de ses nombreux projets éclectiques (dessins inédits, films et documentation). À la fin de la boucle, qui revient à aux débuts du designer, le visiteur aura constaté le chemin parcouru et les grandes étapes.

Au printemps 2015, la famille du designer a fait don au Centre Pompidou d’un exceptionnel fonds d’archives, de documents et de dessins dédié à l’œuvre du créateur.

L’exposition présente des pièces phares de l’œuvre de Pierre Paulin, qui ont marqué l’histoire du design : Anneau, Mushroom, Ribbon Chair, Butterfly, Tulip...

D’autres projets inédits, auto-édités, comme le Tapis-siège, la déclive, le projet d’aménagement Herman Miller, la tente, enfin des pièces rares des années 1950, ainsi que des prototypes sont également de la fête.

Les pièces, présentées sur des « stands », façon Salon de design ou foire, au sens noble, d’ameublement, rendent aussi hommage aux collaborations que le designer mena avec ses éditeurs : Meuble TV, Thonet, Disderot, Artifort, Mobilier international, Mobilier national...

L’exposition dévoile des pièces plus industrielles dessinées pour ADSA, l’agence que Pierre Paulin créa avec son épouse Maïa Paulin et Marc Lebailly en 1975.

L’événement attire l’attention du visiteur sur le dialogue posé entre corps et confort. En effet, sans cesse les recherches de Pierre Paulin étaient motivées par ces sujets et un nouvel art de vivre à découvrir (au ras du sol par exemple).

Le public est invité à s’asseoir dans certains des sièges du créateur. Des rééditions sont à la disposition du public : Mushroom, Ribbon chair, Tulip, Butterfly, F444, Amphis.

Pierre Paulin : Siège 577, 1967 © Centre Pompidou, mnam-cci / Dist. RMN-GP, Photo : B. Prévost © SAIF

L’exposition présente également une reconstitution inédite du living room de la Calmette, cette villa dessinée dans les Cévennes par le designer dans les années 1990.

Le public y expérimente encore un épais diwan (tapis) glissant le long d’un mur, se retournant sur le sol et accueillant quatre fauteuils Tongue, d’un beige un peu fragile.

Trois films inédits participent de cet éclairage nouveau de l’œuvre de Pierre Paulin : une biographie de 12 minutes dévoile des images inédites, un film relate le lien entre Pierre Paulin, Georges Pompidou et le Centre Pompidou, enfin une série de 12 petits films souligne l’intérêt des sièges iconiques du designer.

À un moment du film de l’entrée, Paulin dresse une autocritique marmonnée du plus bel effet. Il dit être resté admiratif de Charles Eames pour avoir su rester toujours exactement dans la ligne : n’en faire jamais trop et jamais trop peu. Une sorte de ligne directrice magique dont il reconnait sans peine être personnellement sorti de temps à autre. Revenir à cette ligne, voilà l’objectif pur, se prend-t-il à rêver ! Belle modestie et cruelle auto-critique, en partie imméritée.

Pierre Paulin, du 11 mai au 22 août 2016, Centre Pompidou, Galerie Sud, Niveau 1, 75191 Paris cedex 04. 01 44 78 12 33. Métro Hôtel de Ville, Rambuteau. Ouverte de 11 à 21h, tous les jours, sauf le mardi, 14 ou 11€. Valable le jour même pour le musée national d’art moderne et l’ensemble des expositions. Accès gratuit pour les adhérents du Centre Pompidou (porteurs du laissez-passer annuel).

Lire aussi : Toutes les expositions 2016 au Centre Pompidou.


***

Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, et au Petit Palais.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Le catalogue Paulin du Centre Pompidou fait partie de notre sélection 2016 des catalogues d’expositions de Paris.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Cloé Pitiot, Centre Pompidou, Wikipédia

Messages

  • Le designer Pierre Paulin a créé des formes ondoiementes nouvelles, avant lui il faut citer
    Eero Saarinen et Arne Jacobsen qui introduisent la ligne ondulante au Nord de l’Europe, mais le designer français Pierre Paulin cache toute structure métallique, ses sièges sont
    capitonnés entièrement.
    Waterloo Belgique le 19/06/2016 à 10:29

  • Article et annonce sur Paulin. Je signale à l’attention d’André Balbo, auteur de l’excellent article sur Pierre Paulin, quelques menues fautes qui sont venues s’y nicher : "papier peints", "à aux débuts" ; il faut écrire "reconnaît" et non "reconnait", "prend-il" au lieu de "prend-t-il".
    Et enfin, dans le cadre bleu par "pelletrat" sur l’exposition Paulin qui suit les deux articles, "20ème" et non "20éme", et "superbe expositions".
    Cela dit, l’article et l’annonce ont pour objectif de donner envie de courir à Beaubourg : objectif atteint.

  • Pierre Paulin
    Dans le riche article d’André Balbo sur Pierre Paulin, une faute est venue se nicher à la fin (passage sur l’autocritique) : on écrit "prend-il" et non "prend-t-il".
    Une autre à droite de la 4ème photo (fauteuil gris) : "à aux débuts".
    Dans l’annonce qui suit l’article (encart bleu, "Mai 2016. Exposition du designer Pierre Paulin...") : faute d’accord "superbe expositions" et faute d’accent sur "20éme".
    Cela dit, l’article donne envie d’aller voir, et c’est l’essentiel.

  • Superbe expositions sur l’œuvre d’un maitre du design : Pierre Paulin, ses fauteuils sont à jamais intemporels et resteront dans l’histoire du design du 20éme siècle

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