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DERNIERS JOURS. Ne pas rater l’exposition Rodin, la lumière de l’antique, au musée Rodin

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Le musée Rodin de Paris présente, du 19 novembre 2013 au 16 février 2014, l’exposition "Rodin, la lumière de l’antique". Mise en scène du lien de l’art du sculpteur avec cette période, elle met en regard 45 sculptures, 17 dessins et une peinture de Rodin avec 12 des grands modèles antiques qu’il admirait.

Le clou de la démonstration, presque la cerise sur le gâteau, qui matérialisera cette fascination et ce carrefour de son inspiration, étant bien entendu Pallas au Parthénon, la déesse Pallas ni plus ni moins que coiffée du Parthénon.

Notre grand sculpteur national Rodin disait "l’antique est ma jeunesse".

Auguste Rodin. Pallas au Parthénon (vers 1910), musée Rodin, donation Rodin, 1916

Il pensait que pour bien apprendre à quelqu’un la sculpture, il convenait avant tout de le faire travailler face à la nature, puis de l’amener à voir ce qu’avait fait ce qu’il regroupait dans l’appellation l’antique : "les Étrusques sont plus sombres, les Grecs ont donné plus de douceur dans l’ombre, les Égyptiens et les Assyriens sont plus sauvages...".

En fait, cela faisait beaucoup de monde... Alors qu’après, l’école néogrecque, pour ne citer qu’elle par exemple, n’avait fait... que du carton.

Rodin s’était constitué à partir de 1890, mais l’affaire s’accélèrera à partir de 1900, une collection de sculptures antiques, profusion de Vénus, pas forcément très grandes, souvent un peu voire très abîmées, parfois de simples morceaux, des fragments, des vases grecs et des plats, des terres cuites...

Auguste Rodin. Homme qui marche (1907). Bronze fondu par A. Rudier (1913)

Sa réputation est maintenant solidement installée, nous sommes à Meudon où il se pose en 1893, et il s’entoure de cette sorte de "musée d’antiques" dans la "villa des Brillants", avec en prime quelques statues grandeur nature et colonnes... disséminées dans le jardin.

Après sa jeunesse studieuse passée à étudier les chefs-d’œuvre du Louvre (Vénus de Milo, Vénus du Capitole, buste de Sénèque, Gladiateur Borghèse...), il en dira "la voilà ma vieillesse studieuse"... et posséder de l’antique fut d’ailleurs pour lui une véritable jouissance, et le mot n’est pas trop fort.

En octobre 1905, il écrivait à Hélène de Nostitz : "Maintenant j’ai fait une collection de dieux mutilés, en morceaux, quelques-uns, chefs-d’œuvre. Je passe du temps avec eux. Ils m’instruisent, j’aime ce langage d’il y a deux ou trois mille ans, plus près de la nature qu’aucun autre. Je crois les comprendre, je les visite continuellement, leur grandeur m’est douce, et il y a un rapport en eux avec tout ce que j’ai aimé. Ce sont des morceaux de Neptune, de femmes déesses. Et tout ceci n’est pas mort, ils sont animés, et je les anime encore plus, je les complète facilement, en vision, et ce sont mes amis de la dernière heure."

Auguste Rodin. Homme au nez cassé (vers 1903), bronze, fonte au sable. A. Rudier (1916)

L’Auguste Rodin avait aussi connu une véritable révélation à Florence en 1876 devant les sculptures de Michel-Ange : "l’art de la sculpture (...) tient tout entier dans le modèle". Ah, "la sérénité des marbres diaphanes : (...) accord parfait de la pensée et de la matière qu’elle animait".

Sans aller beaucoup plus loin, l’antique dans toutes ses acceptions était avant tout pour lui un formidable "réservoir de formes", comme l’atelier de Jordaens était doté par le maître d’un réservoir de têtes dans lequel ses assistants piochaient allégrement pour répondre aux commandes trop nombreuses...

Enfin ce trésor personnel, cette collection "privée" qu’il plaçait plus haut que tout était le lieu de l’inspiration absolue, celui où les Métamorphoses d’Ovide devenaient tangibles, quand Rodin pouvait magnifier le fragment, conserver le sculpté émergeant de la matière encore vierge du burin, faire les assemblages les plus audacieux, avec des matières paradoxales venant d’origines différentes, bref des figures hybrides.

Satyre. Bronze de l’époque hellénistique (BnF). En 1908, Rodin restaure les pieds de cette statuette à la demande de Georges Clémenceau (décidément très investi dans les arts, voir Monet). Ne fait-elle pas penser aux esquisses faites par Rodin pour la Porte de l’Enfer, et à sa statue l’Ombre ?

Cette exposition vous permettra de passer de l’antique à Rodin et réciproquement, de déceler l’exagération dans un mouvement de sculpture antique qui fascina le grand homme, celui qui avait su faire le saut des "héros souffrants et maudits de Michel-Ange" aux dieux heureux d’Athènes... et parfois de ce point d’appui vaincre ses propres contradictions.

Rodin tenait beaucoup que l’on puisse regarder une sculpture sous tous ses angles. Ici, c’est possible. Des moulages, des assemblages, des sculptures mythologiques, l’usage qu’il osait faire de ces fragments d’antiques nous devient accessible, et la rage fiévreuse de ses recherches plastiques ne peut ici nous échapper.

Rodin tient bien là son rôle de passeur, à mi chemin des statuaires de l’Antiquité et de certaines des grandes expressions de la sculpture moderne...

Cette exposition, qui s’était tenue l’été dernier à Arles, dans un espace plus important, avait pour commissaire et initiatrice Pascal Picard, conservateur du Patrimoine. Bénédicte Garnier, qui est la responsable scientifique de la collection d’antiques de Rodin, est la commissaire de son expression parisienne.

Elle a bénéficié de nombreux prêts exceptionnels et prestigieux.

Rodin. La lumière de l’antique, du 19 novembre 2013 au 16 février 2014, au musée Rodin, 79, rue de Varenne, 75007 Paris, 01 44 18 61 10, du mardi au dimanche de 10 à 17h45. Nocturne le mercredi jusqu’à 20h45.

Lire aussi :
L’Enfer, selon Rodin
Rodin, la chair, le marbre
Rodin, la lumière de l’Antique
Rencontre Mapplethorpe - Rodin
Auguste Rodin, dessinateur
Rodin : l’exposition du Centenaire

Vous retrouverez dans l’article 2013 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

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Angoulême
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Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

André Balbo

sources : Visite, musée Rodin, Gallimard, musée de l’Arles antique

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