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Février 2017. Grande exposition Vermeer et maîtres du Siècle d’or hollandais

26 novembre 2016 par André Balbo

Du 22 février au 22 mai 2017, l’exposition Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Siècle d’or, au Louvre, Hall Napoléon Bas.

Présentation de l’artiste

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Vermeer (1632-1675), Johannes ou Jan Van der Meer (qui se traduirait par du lac), ou aussi Vermeer de Delft, dont le père fut tisserand de caffa (riche étoffe de soie mêlée de laine et de coton) puis aubergiste et marchand d’art, devint un des plus grands peintres baroques des Provinces-Unies néerlandaises. Un tel contexte familial aura-t-il favorisé chez le jeune Johannes sa sensibilité si particulière aux couleurs, aux drapés et aux nuances, et son aisance dans le milieu des artistes, de l’art et de son commerce ?

Sa biographie est restée suffisamment mystérieuse pour qu’il ait été surnommé le "Sphinx de Delft".

L’Astronome, dit aussi L’Astrologue, 1668, musée du Louvre, Paris

Ce ne sera qu’en 1989, que John Michael Montias, qui avait publié une étude socio-économique sur le marché de l’art à Delft au XVIIe siècle, écrira à partir d’archives Vermeer and His Milieu : A Web of Social History, un essai biographique sur Vermeer. Celui-ci apportera quelques éclairages sur la vie du peintre et l’histoire sociale de son temps.

On apprend ainsi qu’il effectua un voyage à Amsterdam pour mieux étudier les grands peintres du moment, et que ses premières œuvres furent des peintures d’histoire de grands formats, assez proches de celles de Jacob van Loo (1614-1670). Il aurait été également sensibilisé par l’École caravagesque d’Utrecht...

On suppose que Vermeer, d’éducation calviniste, se serait converti au catholicisme... pour raisons familiales, ce qui orientera par la suite passablement les sujets de certaines de ses toiles, parfois peu calvinistes.

Vermeer connut un début de carrière précaire du fait de dettes contractées par son père et qu’il dut rembourser sur plusieurs années. Son couple eut onze enfants, et on peut imaginer que l’harmonie que l’on retrouve indubitablement dans ses tableaux participait à une construction mentale... souhaitée si ce n’est onirique.

Son inscription à la guilde de Saint-Luc de Delft, qui lui permet de vivre de son art, librement et à son propre compte, comme de prendre des élèves, changera radicalement ses conditions de vie. S’en suivit la reconnaissance de ses pairs au point qu’il fut élu 3 fois à la tête de la guilde, et que l’on faisait même appel à ses qualités d’expert en marché de l’art.

Ayant acquis de plus une forte réputation d’artiste peintre innovant, Vermeer dépendit de la maison d’Orange comme de riches autres commanditaires (dont son principal mécène van Ruijven qui devait acquérir la plus grande part de sa production).

Vermeer ne réalisait pas plus de trois toiles par an, et nul besoin ou pression n’aurait apparemment pu accélérer ce rythme.

Il connut à la fin de sa vie des difficultés financières. Son œuvre sombra après sa mort dans un relatif oubli, à l’exception de quelques fidèles collectionneurs.

Retenons que sa production ne dépassa pas au total de 50 à 60 tableaux pour une carrière qui ne dura qu’une vingtaine d’années.

Le réveil plus large de l’attention portée à son œuvre, survint en 1866, quand le journaliste français critique d’art, Théophile Thoré-Burger, publia coup sur coup dans la Gazette des beaux-arts trois articles qui forgeront définitivement sa réputation, soutenu dans son entreprise par de nombreux hommages de peintres, impressionnistes notamment, et d’écrivains, parmi lesquels Marcel Proust.

Ses tableaux, extrêmement rares, seront dès lors recherchés avec d’autant plus d’acharnement, qu’ils n’étaient plus alors que 34 à lui être attribués avec certitude, 3 autres faisant encore l’objet d’âpres discussions.

Parmi la splendide production de Vermeer, La Jeune Fille à la perle et La Laitière font désormais partie des icônes les plus universellement reconnues de l’histoire de la peinture, et sont d’ailleurs allègrement et irrespectueusement détournées par des usages publicitaires répétés.

Jeune Femme écrivant une lettre, vers 1665-1666, 45 × 39,9 cm, National Gallery of Art, Washington

Vermeer, comme Rembrandt et Frans Hals, est aujourd’hui classé parmi les maîtres du Siècle d’or néerlandais, et les expositions qui présentent ses toiles déplacent toujours des foules considérables.

Les scènes de genre qu’offrent les tableaux de Vermeer conjuguent mystère et familiarité. Ces moments saisis de la vie domestique font montre d’une perfection formelle et d’une profondeur poétique.

Dans ses œuvres de maturité, les associations de couleurs de Vermeer sont réputées inimitables, avec la prédilection dont il use pour l’outremer naturel et le jaune, sa grande maîtrise du traitement de la lumière et de l’espace, et la combinaison d’éléments restreints, récurrents d’un tableau à l’autre.

Vermeer est principalement connu pour ses scènes de genre peintes sur de petits formats, qui représentent des intérieurs intimes, sereins, « bourgeois ».

Deux toiles peintes vers 1656-1657 assurent la transition entre la peinture d’Histoire et la peinture de genre : L’Entremetteuse et la Jeune fille assoupie. Elles comportent une dimension moralisante assez évidente pour condamner, l’une la prostitution, l’autre l’oisiveté.

Le thème de l’amour, apparaît par allusion (motifs de la lettre, de la musique, du vin).

Enfin quelques-unes de ses toiles valorisent des activités domestiques, modèles de vertu, comme La Laitière ou La Dentellière.

Présentation de l’exposition au Louvre

Johannes Vermeer (1632-1675) n’a pas atteint un tel degré de maîtrise et de créativité en restant coupé de l’art et des artistes de son temps, loin de là...

Par des rapprochements avec les œuvres d’autres artistes du Siècle d’or hollandais comme Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher ou Frans van Mieris, l’exposition démontrera l’insertion de Vermeer dans un réseau de peintres. Ne présida-t-il pas la guilde ? Ses avis d’expert n’étaient-ils pas recherchés ?

Spécialisés dans la représentation de scènes de la vie quotidienne, ces grands peintres s’admiraient, s’inspiraient mutuellement et rivalisaient en prouesses picturales les uns avec les autres.

Jan Vermeer, dit Vermeer de Delft, La Jeune Fille à la perle

Bien que ces artistes aient peint dans différentes villes de la République des Provinces-Unies (des Pays-Bas), leurs œuvres présentent de fortes similitudes sur le plan du style, des sujets, de la composition et de la technique. Cette rivalité artistique, cette émulation dynamique ont certainement contribué à la qualité exceptionnelle de leurs œuvres respectives.

En les rapprochant, on serait enclin à penser que Vermeer n’aurait été qu’un peintre parmi d’autres. En réalité, mis au contact d’autres talents, d’autres tempéraments et d’autres techniques, son tempérament d’artiste a tendu au contraire à se préciser, à s’individualiser, à se distinguer.

Jan Vermeer, dit Vermeer de Delft, La Dentelière © 2005 musée du Louvre / Angèle Dequier

Plus qu’un lanceur de styles, Vermeer rayonne comme un peintre de la métamorphose.

Cette exposition, organisée en partenariat avec la National Gallery of Ireland (Dublin) et la National Gallery of Art (Washington), présentera les grands chefs-d’œuvre de l’artiste et de ses contemporains les autres maîtres de la peinture de genre du Siècle d’or : Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher ou Frans van Mieris..

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Siècle d’or, du 22 février au 22 mai 2017, au musée du Louvre, Hall Napoléon Bas, de 9 à 18h, sauf le mardi. Nocturne les mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Tarif unique 15€. www.ticketlouvre.fr

Lire aussi Toutes les expositions 2016-2017 au musée du Louvre.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nouvellement en ligne :
Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris
PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs.

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André Balbo

sources : musée du Louvre, Wikipédia

Dernière modification : par André Balbo - Crédit image : Courtesy le musée du Louvre

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