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Giorgio de Chirico

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Giorgio De Chirico (1888-1978) est un artiste majeur du XXe siècle. Peintre, sculpteur et écrivain, il est l’inventeur de la peinture métaphysique. Il avait fait de Paris, après Rome tout de même, sa ville d’élection.

Giorgio De Chirico, qui plaçait sa peinture sous le signe de la révélation, s’installe en 1911 à Paris.

Guillaume Apollinaire le remarque, le trouve dans un premier temps "inhabile et moderne", puis il écrira à son sujet, dans Les Soirées de Paris : « L’art de ce jeune peintre est un art intérieur cérébral qui n’a point de rapport avec celui des peintres qui se sont révélés ces dernières années. Il ne procède ni de Matisse ni de Picasso, il ne vient pas des impressionnistes. Cette originalité est assez nouvelle pour qu’elle mérite d’être signalée. Les sensations très aiguës et très modernes de M. De Chirico prennent d’ordinaire une forme d’architecture. Ce sont des gares ornées d’une horloge, des tours, des statues, de grandes places, désertes ; à l’horizon passent des trains de chemins de fer. Voici quelques titres simplifiés pour ces peintures étrangement métaphysiques : L’Énigme de l’oracle, La Tristesse du départ, L’Énigme de l’heure, La Solitude et le sifflement de la locomotive".

Il l’introduit dans son cercle d’amis : Picasso, Derain, Max Jacob, Braque, Picabia... et va jusqu’à le présenter à Paul Guillaume, qui deviendra son premier marchand.

L’œuvre de De Chirico aura, dès le début des années 1920, un lien fort avec le surréalisme naissant, de Magritte, Ernst, Picabia et Éluard. Alors qu’en 1920 André Breton, comme les autres surréalistes, verra en De Chirico le démiurge d’une « mythologie moderne » en formation, il fera l’unanimité quelques années plus tard, en 1926, et tous de l’accuser de régressions anti-modernistes...

Des mannequins peuplent les toiles de De Chirico. Ils sont à la fois les personnages les plus énigmatiques et les plus reconnaissables de la période « métaphysique », bien qu’ils soient présents et représentés jusqu’à la fin de sa vie.

Il y a souvent dans les tableaux de Giorgio De Chirico des horloges et des références au temps qui passe. Mais, si vous regardez, l’heure que les aiguilles indiquent ne correspond pas du tout à la longueur des ombres au sol. Les objets présentés sur les tableaux mélangent les périodes : archéologie, antiquité passé proche ou modernité.

Dans la seconde partie de sa carrière, De Chirico avait parfois suscité chez ses contemporains incompréhension et agacement par ses « pratiques d’auto-citation et d’auto-parodie ».

Présentation de l’exposition au musée d’Art moderne de la Ville de Paris

En remerciement de la rétrospective faite en ses murs en 2009 « Giorgio De Chirico, la fabrique des rêves », le musée d’Art moderne de la Ville de Paris a reçu de la Fondation Giorgio et Isa De Chirico le legs de 61 œuvres de l’artiste, considéré par Christophe Girard, à l’époque adjoint au maire de Paris en charge de la culture, comme « un enrichissement merveilleux des collections de la ville ».

Cette rétrospective de 2009 présentait l’ensemble de l’œuvre de De Chirico, de la période dite « métaphysique » des années 1910 et 1920 jusqu’à ses dernières années, qui furent plus « discutées ».

Ces 61 tableaux nouvellement acquis par le musée étaient présentés dans leur totalité parmi les collections du musée jusqu’au 10 juin 2012. Le don comprend 30 peintures, 20 dessins, et 11 sculptures, et le musée comptait déjà 7 œuvres de De Chirico, dont La Mélancolie hermétique (1919), Le Portrait de Paul Guillaume (1915), et Cheval et gladiateurs (1930).

Le MAMVP détient ainsi aujourd’hui le plus important ensemble muséal d’œuvres de la seconde partie de la carrière de De Chirico, après Rome.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Le Monde, Libération, Wikipédia