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Hubert Robert

Dernière mise à jour : vendredi 28 avril 2017, par Expositions

Du 9 mars au 30 mai 2016 au musée du Louvre, Hall Napoléon.

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Hubert Robert (1733-1808), dont le père était valet de chambre du marquis de Stainville (ce qui lui servira), fut l’élève du sculpteur Michel-Ange Slodtz.

Bien qu’il n’ai pas été lauréat du prix de Rome, Robert fut admis à loger à l’Académie de France à Rome, où il était arrivé avec... le comte de Stainville, ambassadeur du roi de France auprès du Pape, et futur duc de Choiseul.

Il se pénètre des collections d’œuvres d’art les plus prestigieuses, visite bien évidemment les ruines antiques et les monuments (Basilique Saint-Pierre, place du Capitole), et il étudie les paysages de la campagne romaine.

Pour mémoire, souvenons-nous que les vestiges de Pompéi furent découverts à cette époque...

Hubert Robert. La Lingère, Huile sur toile, 1761.

Il a à Rome pour compagnon et complice Fragonard, dans les années 1759-1760, éprouvant ces exotismes-là, peignant côte-à-côte, chacun stimulant et enrichissant l’autre.

Hubert apporte à Fragonard sa science de la structure géométrale, un intérêt accru pour l’architecture comme de la justesse du détail, et Fragonard, riche déjà d’une expérience approfondie de peintre, des ficelles de l’expertise, du placement de la lumière, de la façon de saisir le mouvement, et de cette qualité de personnages d’un rendu animé et spontané.

Il demeurera à Rome jusqu’en 1765, trouvant ses références comme son style, bénéficiant des leçons du peintre d’architecture Giovanni Paolo Pannini (1691-1765), logé en fin de ce séjour par le bailli de Breteuil, collectionneur et mécène. Dès son séjour romain, il aura honoré des commandes de clients de renom parmi lesquels on comptera l’amateur parisien Claude Louis Watelet.

Hubert Robert. Projet pour éclairer la galerie du Musée par la voûte, et pour la diviser sans ôter la vue de la prolongation du local ; dit aussi Projet pour la Transformation de la Grande Galerie, Huile sur toile, 1798.

Hubert Robert est un peintre fasciné par l’architecture, ami de tous les arts, de l’architecture, de la peinture, de la décoration, du mobilier. Il a le talent de susciter de nombreuses sympathies, d’être d’excellente éducation, et un travailleur paraissant désinvolte mais très organisé et infatigable.

Revenu à Paris, il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture avec le Port de Ripetta à Rome (Paris ENSBA). Il participera régulièrement jusqu’en 1802 au Salon, où ses œuvres sont remarquées et saluées dès 1767 par les critiques, dont leur prince, l’encyclopédiste Denis Diderot, qui se montre proprement intarissable à son sujet, vantant l’artiste des Lumières tant attendu, et sa "poétique des ruines".


Hubert Robert. Obélisque brisé autour duquel dansent des jeunes filles (détail) Huile sur toile, 1798.

À partir des années 1770, Robert exécute quelques tableaux d’incendies catastrophiques de ville, de véritables désastres, dans le courant de l’époque et de l’"horreur délectable" que prêchait le philosophe irlandais Edmund Burke (1729-1797)


Hubert Robert. L’Incendie de Rome, Huile sur toile, 1784-1785.

Hubert Robert devient membre d’une équipe permanente chargée de la création du Museum, futur musée du Louvre, et personnellement garde des Tableaux du roi au Louvre, où il loge même dans les galeries, y disposant d’ateliers.

À la suite de visites du fils de Catherine II de Russie, commande d’une série de panneaux décoratifs lui est passée pour la résidence princière à Saint-Pétersbourg.

Il ajoute à ses responsabilités croissantes aussi bien au futur musée du Louvre qu’aux tableaux du roi, des activités de "dessinateurs des jardins du roi", œuvrant à Versailles (pour Marie-Antoinette), à Méréville (pour de Laborde), et Rambouillet (plan et distribution des jardins).

Il partage avec Élisabeth Vigée Le Brun, qui fit de lui un portrait très sensible, les délicats privilèges d’avoir mené une longue carrière, traversé des époques épiques, et chevauché des régimes d’une grande diversité.

Élisabeth Louise Vigée Le Brun - Hubert Robert (1788)

Il expose au Salon de 1789 son tableau La Bastille dans les premiers jours de sa démolition, réalisé dès août, et connaît par ailleurs plus tard quelques mois d’emprisonnement "pour son incivisme reconnu, ses liaisons avec les aristocrates".

Il n’en est libéré qu’après la chute de Robespierre. Cet artiste à la curiosité insatiable a également été une forme de mémoire visuelle de Paris dans des années de bouleversements et de grandes transformations.

Hubert Robert participe très activement à la création du musée du Louvre avec un Fragonard qu’il n’a jamais vraiment quitté, le sculpteur Pajou, présent déjà à l’étape précédente, l’architecte de Wailly et le restaurateur Picault.

Le musée s’appelle dorénavant Napoléon, Vivant Denon le coiffe et Robert se retire. Quelques honneurs encore et il meurt à Paris en 1808, après avoir connu quelques Louis, une Révolution, un Bonaparte et un Napoléon.


Hubert Robert. Projet d’aménagement de la Grande Galerie du Louvre, Huile sur toile, 1785-1790.

Présentation de l’exposition au Louvre

Hubert Robert, que l’on surnomma le peintre des ruines, et qui est passé pour tel dans nos mémoires, est aussi pour nous un créateur d’images formidables, à la fois romantiques, de musée mythique regorgeant de tableaux et de sculptures, ou tout est grandiose, spectaculaire.

Il y a dans son œuvre à la fois du Sert et du Canaletto, des décors pantagruéliques où la couleur et la vie viennent de personnages populaires surpris dans leur quotidien, Lilliputiens de paysages architecturaux ou campagnards panoramiques à contempler.

Hubert Robert. Caprice architectural avec un canal, Huile sur toile, 1783, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage.

Il est en plus attachant que cette exposition sur ce grand peintre des Lumières se tienne dans ce musée qu’il a tant peint, dans lequel il a habité et tenu ses ateliers, et qu’il a très activement participé à créer de son vivant.

Il consacrera ses 20 dernières années de création à représenter ses projets d’aménagements du musée, dont les formidables Projet pour la transformation de la Grande Galerie, et Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruine.

Hubert Robert n’avait plus eu d’exposition monographique depuis 1933. L’événement, coordonné par le Louvre et la National Gallery of Art de Washington, rend compte de l’incroyable diversité de son travail en présentant quelque 140 œuvres (dessins, peintures, esquisses peintes, gravures, peintures monumentales, ensembles décoratifs et mobilier).

Ne manquent à l’appel que les décors monumentaux et prestigieux de palais qu’il conçut et réalisa en quantité, pour des demeures royales comme Bagatelle, Rambouillet et Saint Pétersbourg, ou pour de grands hôtels (Saint-Florentin, Brienne, Caron de Beaumarchais)... et des vastes jardins qu’il avait agencés de-ci de-là.

Hubert Robert fut encore ce peintre qui suivit en témoin les changements que traversait Paris, avec L’École de chirurgie en construction, La Démolition des maisons du pont Notre-Dame, ou celle des maisons du Pont-au-Change.

Il exposera au Salon de 1789, en plus de sa fameuse Bastille, une impressionnante vue des Monuments de Paris, caprice dans lequel il les rapproche : soin dans les détails, arrangement de situations.


Hubert Robert. Les Monuments de Paris. Huile sur toile, 1788.

Hubert Robert est aussi l’artiste qui montre que tout est fabrication, la peinture, l’architecture, le beau, le sublime et les émotions...

Il est de plus celui capable d’ouvrir le regard du spectateur en choisissant des angles de perspective toujours un peu décalés.

Le commissaire de l’exposition est Guillaume Faroult, conservateur en chef du Patrimoine, département des Peintures, musée du Louvre, qui avait été le commissaire de l’exposition Fragonard amoureux, au musée du Luxembourg.

Hubert Robert (1733-1808). Un peintre visionnaire, du 9 mars au 30 mai 2016, au musée du Louvre, de 9 à 18h, sauf le mardi. Nocturne les mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Tarif unique 15€.

Cette exposition sera présentée à la National Gallery of Art, à Washington du 26 juin au 2 octobre 2016.

Lire aussi Toutes les expositions 2016 au musée du Louvre.


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Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, au Petit Palais, et au Château de Versailles.

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Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
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André Balbo

sources : Visite, musée du Louvre, Guillaume Faroult