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Le nuage radioactif est-il passé à Paris ?

Le nuage radioactif de Fukushima a bien touché la France mercredi 23 et jeudi 24 mars dernier.
Les taux de radioactivité étaient extrêmement bas et inoffensifs.

Ce samedi 26 mars, l’Institut français de radioprotection
et de sûreté nucléaire (IRSN) a annoncé qu’une « première mesure positive vient d’être obtenue
par le laboratoire spécialisé de l’institut sur un prélèvement d’air effectué du 21 au 24 mars au sommet du
Puy de Dôme
(63). La concentration d’iode 131 ainsi mesurée correspond à un niveau de trace dans
l’atmosphère, et ne représente aucun danger environnemental ou sanitaire. ».
« Les niveaux de concentration sont conformes à ce que nous avions estimé, et même un peu pus bas. Et ce que nous avions dit sur l’absence de risque pour la santé, nous le confirmons » , a annoncé Didier Champion, le directeur de l’environnement et de la prévention à l’IRSN, sur Europe 1 ce week-end.

Des relevés similaires ont été faits à
Cherbourg-Octeville (Manche) et à
Orsay (Essonne), a-t-on appris dimanche. Ces relevés ne présentent
pour l’heure « aucun danger environnemental
ou sanitaire ».
Les concentrations
en césium 137 ont été d’ailleurs
trop faibles pour être détectées par les
sondes.

Par contre, pour la Criirad (Commission de recherche
et d’information indépendantes
sur la radioactivité), le taux de radioactivité est
« très probablement sous-évalué »
.
D’après les informations recueillies par la Criirad, « l’air a été
échantillonné à partir d’un filtre à aérosols qui ne permet pas de piéger l’iode
présent dans l’air sous forme gazeuse ».
La Criirad considère que « l’iode gazeux
pourrait constituer une part importante, probablement majoritaire, de l’iode
radioactif présent dans les masses d’air contaminé par les rejets de la centrale
nucléaire de Fukushima Daiichi. »

« Concernant l’Europe, l’incidence de cette question sur l’évaluation des risques est
très limitée. Au Japon en revanche les conséquences pourraient être graves. »,
poursuit la Criirad.

La Criirad estime tout de même que des mesures complémentaires sont nécessaires afin de confirmer ou non les niveaux de radioactivité enregistrés en France.

De plus, la mesure a été effectuée au moment où le fameux nuage radioactif était annoncé dans le ciel français. Et selon toute probabilité, le panache est toujours au dessus de nous.