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DERNIERS JOURS pour l’exposition le voyage de l’Obélisque de Louxor à Paris, au musée de la Marine

vendredi 6 octobre 2017, par André Balbo

Déjà plus de 52 000 visiteurs, des conférences rassemblant plus de 300 personnes, 6500 personnes ont utilisé l’application pour Smartphones...

Exposition jusqu’au 6 juillet 2014. L’incroyable et long voyage de notre obélisque apporté par l’ingéniosité de quelques-uns de Louxor à Paris, de 1829 à 1836. Maquettes, illustrations, croquis, dans un musée qui fait rêver d’aventures et de terres lointaines.

Quelles seraient les clés d’un tel succès ? Peut-être les maquettes si réalistes représentant les machines de levage, ainsi que les deux dioramas illustrant l’abattage et le déplacement de l’obélisque devant le temple de Louxor jusqu’au bateau Le Louxor attirent beaucoup le public, notamment les jeunes.

Réalisées à l’échelle, ces maquettes permettent en effet de réaliser précisément les difficultés des manœuvres entreprises, et donc le challenge d’abattre sans le briser cet impressionnant monolithe, de le transporter, puis de l’ériger à nouveau en plein cœur de Paris...

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On se souvient de la Campagne d’Égypte. Au son du clairon, Bonaparte et son Armée parcourt l’Égypte, suivis d’une nuée de 150 savants. Il rentrera en France précipitamment pour différentes raisons... certaines personnelles. Les Anglais allaient s’installer pour un temps dans le pays.

Du 12 février au 6 juillet 2014, le musée de la Marine met en scène l’une des conséquences de cette campagne. Par une exposition qui rappelle l’incroyable voyage que fit, de Louxor à Paris (1829 à 1836), ce monument de granit, le plus ancien de Paris, qui nous est si familier et se dresse place de la Concorde. Aujourd’hui à nouveau couronné d’un pyramidion, comme le souhaitait tant Camille Flammarion.

À l’entrée des temples qui leur étaient consacrés, les pharaons faisaient dresser deux obélisques sur lesquels étaient gravés leurs exploits, ainsi que les hommages qu’ils rendaient aux dieux, leur préféré étant Amon, dieu du Soleil. Ainsi l’obélisque, rayon de soleil pétrifié, était-il le point de contact intime et privilégié entre le monde des dieux et celui des hommes.

Érection de l’Obélisque de Louxor, le 25 octobre 1836, détails, aquarelle. Cayrac, 1837. Dépôt du musée du Louvre © Musée national de la Marine / P. Dantec

Les deux obélisques de l’entrée du temple de Louxor, édifiés sous le règne de Ramsès II au XIIIe siècle av. J.-C., furent offerts à la France par le vice-roi d’Égypte, Méhémet Ali, en 1830. L’obélisque occidental que nous connaissons le mieux, celui qui fut choisi pour être transporté à Paris, mesure 22,84m et pèse entre 220 et 230 tonnes. Initialement, la France se voyait attribuée 2 autres obélisques d’Alexandrie. Mais fine mouche, Champollion, avec toute la diplomatie dont nous le savons capable, leur préféra ceux de Louxor, en meilleur état, et bien que distant de 750km supplémentaires.

Le transport fut l’occasion d’une aventure humaine de près de 7 années, riche en rebondissements. Un bateau devait être construit à cet effet. Les cabestans allaient chauffer.

Il fallut le mettre bas, avec les plus grandes attentions, sans le briser. Lui faire descendre le cours du Nil. Puis traverser en remorque la Méditerranée, longer les côtes de l’océan Atlantique en contournant la Péninsule ibérique. Et enfin lui faire remonter la Seine et l’ériger place de la Concorde, dans toute sa gloire, au cœur de Paris, afin de faire un peu oublier l’épisode régicide qui s’y était déroulé.

Ces opérations furent essentiellement conduites à bras d’hommes et sans les machines modernes que nous connaissons aujourd’hui. Parmi ceux qui contribuèrent à un tel exploit, des personnalités se détachent, dont Champollion, à l’origine du don de ces obélisques. Le lieutenant de vaisseau de Joannis, dont les dessins, réalisés au cours du séjour en Égypte, sont des témoignages extrêmement précieux.

Et l’ingénieur de la Marine Apollinaire Lebas, qui calcula et conçut les machines de levage et les autres qu’une telle expédition peu commune rendait nécessaires. Il dirigea à Louxor, en Bretagne puis à Paris les opérations de déplacement de l’obélisque et de son nouveau piédestal, qu’il fallut créer, avant d’être nommé, belle récompense, au poste de conservateur du musée de la Marine en 1836 en remerciement de ses talents déployés.

Cette aventure, car c’en fut une, et ses péripéties vivent à nouveau au travers d’œuvres variées, jamais réunies et souvent inédites : tableaux, plans originaux, dessins, maquettes, dioramas des différentes opérations, objets archéologiques et documents. Ainsi sont illustrés les moments forts de cette incroyable épopée qui trouva son aboutissement en 1836 place de la Concorde, à Paris.

Embarquement de l’obélisque à bord du Luxor (détail). Atelier des modélistes du Musée naval au Louvre, 1847 © MnM A. Fux

Un bateau à fond plat, de 44m de long et 8 de large, le Luxor, avait été construit par le meilleur des ingénieurs navals, le baron Rolland, pour remplir la mission de ramener en France ce caillou monumental. Mais le fond plat, sur mer... Après la périlleuse traversée qui le mena de Toulon (avril 1831) en Égypte, chargé de 121 personnes, de tonnes de bois, d’outils et de vivres, il fut déclaré qu’il serait très imprudent de ne pas lui adjoindre pour le retour, lorsqu’il serait chargé, un remorqueur à vapeur, appelé Sphinx.

La remontée du Nil par halage fut pénible. Toutes les étapes suivantes sont à découvrir au musée de la Marine. La où souffle l’aventure, et où vous apprendrez les quarantaines, les épisodes de ce périple de près de 8 000 kilomètres, les attentes et le prodigieux accueil que reçut ce monument à Paris, où l’on se disputait le lieu de son emplacement définitif...

Le Voyage de l’Obélisque / Louxor / Paris (1829-1836), du 12 février au 6 juillet 2014, au Palais de Chaillot. 17 place du Trocadéro, 75 116 Paris, 01 53 65 69 53, www.musee-marine.fr. Métro Trocadéro (lignes 6 & 9), bus 22, 30, 32, 63, 72, 82. Lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 11 à 18h, samedi et dimanche de 11 à 19h. Fermeture des caisses 45mn avant, des salles 10mn avant. Fermé le mardi, le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre. Collections 8,50€. Plein tarif exposition + collections 10€.

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Vous retrouverez dans les articles 2013 et 2014 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2013, et CALENDRIER 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, avec Paris 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

N’hésitez pas à nous critiquer, corriger ou même... à compléter nos informations, si vous disposiez de plus de détails que nous !

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

Et juste quelques expositions 2014 pour Bruxelles et Londres, Genève, Bâle...

André Balbo

sources : Visite, musée de la Marine, Odile Charbonneau

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