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Nuage radioactif à Paris : Où est passé le Zeppelin ?

Toute la semaine dernière, un zeppelin a survolé le ciel parisien, muni de capteurs capables de mesurer la radioactivité ambiante, qu’elle soit d’origine naturelle ou artificielle.

Pourquoi n’est-il pas au-dessus de nos têtes ce mercredi 23 et jeudi 24 mars pour nous rassurer ?
Le panache radioactif issu de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, devrait traverser la France métropolitaine mercredi 23 et jeudi 24 mars. Faut-il avoir peur ?

La ministre de l’Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet a assuré que les retombées radioactives du nuage émis par la centrale japonaise de Fukushima, qui doit traverser le territoire français, ne nécessitent pas « de précautions particulières pour la santé ».

« Il pourrait s’agir de traces radioactives extrêmement faibles, tellement faibles qu’elles pourraient ne pas être détectées sur notre réseau de balises qui mesurent en permanence la radioactivité et seulement être détectées au bout de quelques jours sur le fond de radioactivité », a-t-elle ajouté.

L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’organisation indépendante Criirad, assurent également que ces masses d’air contaminées ne présentent pas de risque pour la population. La distance entre l’archipel nippon et la France, environ 15.000 km, serait trop importante. L’organisation Criiade a néanmoins promis de réaliser des analyses détaillées. Le système de surveillance officiel permettant de détecter l’augmentation de la radioactivité dans l’air, est consultable sur le site de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire(IRSN).

Selon l’IRSN, les premières mesures fiables n’interviendront que dans une semaine, lorsque des prélèvements d’air auront été analysés en laboratoire.

À propos de l’impact du nuage radioactif sur les produits alimentaires ?
La Criirad indique le 23 mars sur son site internet que « le risque lié à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les retombées radioactives devrait rester limité.
Le laboratoire de la Criirad évaluera le plus rapidement possible les quantités de radioactivité déposées au sol (dépôts sec et dépôts liés aux précipitations) afin de vérifier les ordres de grandeurs attendus dans les aliments et de donner, si nécessaire, des conseils adaptés. »

Sur Europe 1, le 23 mars, le président de la Criirad , Roland Desbordes précise : « Si le nuage passe (il n’y a pas de certitude, indique-t-il), il va sans doute laisser un peu de radioactivité, surtout s’il pleut en fin de semaine car la radioactivité s’attache aux gouttelettes d’eau. On pourrait s’attendre dans une dizaine de jours à des restrictions de consommation sur certaines plantes et légumes ».