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DERNIERS JOURS : le génocide des Tutsi au Rwanda. Mémorial de la Shoah

Dernière mise à jour : vendredi 6 octobre 2017, par André Balbo

Du 11 avril au 5 octobre 2014. Pour mieux connaître le dernier génocide du XXe siècle, quand, aboutissement d’un long processus dont des signes avant-coureurs avaient été identifiés, près d’un million de personnes furent assassinées au Rwanda en quelques mois.

Entre le 7 avril et la mi-juillet 1994, en une petite centaine de jours, près d’un million de personnes périrent assassinées au Rwanda. Elles représentaient les trois quarts de la population tutsi. Ce fut le dernier génocide du XXe siècle. Comment un crime d’une telle ampleur n’a-t-il pas pu être empêché ? Comment a-t-il été rendu possible ?

Le Mémorial de la Shoah, institution de référence en France et en Europe sur les questions liées à l’extermination des Juifs d’Europe et aux autres génocides, est engagé depuis plusieurs années dans des actions d’enseignement et de sensibilisation à l’histoire du génocide des Tutsi.

Dans le cadre du 20e anniversaire de ce génocide, le Mémorial de la Shoah, avec l’association Ibuka France, consacre une série de manifestations exceptionnelles dédiées à cet événement majeur de la fin du XXe siècle. 20 ans est une date, un repère, l’unité devient une génération...

Ibuka, qui signifie "Souviens-toi !", est une jeune et petite association de soutien aux rescapés, de partage et d’échanges, d’information et d’éducation, œuvrant sur le mémoriel et l’entraide. Elle est implantée en Belgique, en Hollande, en Suisse, et est représentée en France par Marcel Kabanda.

Du 11 avril au 5 octobre 2014, l’exposition "Rwanda 1994 : le génocide des Tutsi", en reproduisant à sa manière les mémoriaux rwandais, cherche à approcher cet événement historique par une narration centrée sur les objets, les archives sonores, vidéo ou écrites.

Les objets montrés ont été prêtés par les grands lieux mémoriels du Rwanda, comme Nyamata et Ntarama, qui furent des sites de massacres de masse. Ces objets ont appartenu à des enfants, des femmes, des vieillards, des adultes, des personnes dont le point commun était d’être tutsi.

Ces objets sont aussi les armes utilisés pour ces meurtres, outils quotidiens du monde agricole, masses, machettes, lames et piques de toute nature, auxquels s’ajouteront plus tardivement grenades et fusils.

Les massacres ont été souvent commis dans des lieux inspirant plutôt le refuge et la clémence : écoles, églises, hôpitaux, quand ce n’étaient pas les collines douces et verdoyantes du Rwanda dont aucune partie ne peut échapper au regard...

Ces massacres étaient intra-religieux, même intra-paroissiens. Au bilan, l’horreur de tels chiffres, qui devinrent performatifs, provient de la rencontre de deux logiques convergentes d’extermination : des pogroms localisés, à la brève violence, du temps d’une guerre civile qui laissait se développer une idéologie racialiste, et la flambée génocidaire qui ne put être stoppée que par la prise de Kigali.

N’imaginez pas que des traces écrites de cette période n’existent pas. La célèbre tradition orale africaine est une autre idée reçue concernant le Rwanda. Il existe une multiplicité de sources.

Cette exposition, concentrée dans 2 petites salles, concentre une information et des témoignages d’une rare intensité, et apporte des éléments d’analyse qui battent en brèche quelques idées reçues déjà bien ancrées.

Le génocide des Tutsi, une conséquence d’un antagonisme racial ancestral ? Selon les études archéologiques et linguistiques, Hutu et Tutsi vivent ensemble depuis au moins 2000 ans, mais la présentation de 2 races, qui ne repose sur rien, date des administrations et missionnaires allemands et belges qui firent, à la fin du XIXe siècle, des Hutu des nègres bantous et des Tutsi des nilotiques. Les Tutsi, supposés dès lors appartenir à la race supérieure, ont un accès prioritaire à l’éducation, et sont associés à la gestion du territoire et à la mission d’évangélisation.

Entre 1990 et 1994, pogroms et le génocide qui vient sont englobés sous le vocable de "guerre" menée contre l’ennemi intérieur. Il s’agit d’une "autodéfense civile". En fait, les familles tutsi fuient leurs maisons et leurs collines, interceptées sur les barrières, et progressivement dirigées vers les lieux de refuge, où elles seront exterminées par des milices appuyées par des gendarmes et des militaires.

Recueil des armes, souvent des outils agricoles, ayant servies au cours du génocide.

S’il y eut quelques morts hutu, seules des familles tutsi furent anéanties. Les enquêtes menées ultérieurement par la Fédération internationale des Droits de l’homme (FIDH) et par Human Rights Watch (HRW) démontrèrent que avant, pendant et après le génocide, les intellectuels hutu extrémistes pratiquaient la "propagande en miroir" qui consistait à justifier les tueries de Tutsi par la victimisation des Hutu...

Des troupes des Nations Unies (MINUAR), dirigées par le général canadien Roméo Dallaire, sont dépêchées au Rwanda pour remplacer les troupes françaises sur place depuis octobre 1990. L’engagement français avait été intense au point d’installer quelques fois une hiérarchie parallèle à celle de l’armée rwandaise. Les troupes françaises, lors de l’Opération Turquoise, comme le contingent belge et les hommes de la MINUAR n’interviendront pas au début du génocide pour faire cesser les massacres mais pour évacuer les expatriés. 10 casques bleus belges ayant été assassinés par des soldats de l’armée rwandaise, la Belgique encourage au repli international, et les effectifs de la MINUAR passent de 2 500 à 250 hommes, la moitié étant non combattants. Le génocide n’est plus présentée que comme une simple guerre interethnique.

La richesse et le grand intérêt d’une telle exposition résident dans la force des témoignages présentés, l’émotion que suscitent ces véritables reliques, tous ces objets de victimes, et la force des rencontres programmées autour de l’événement : cycle de films, colloque et témoignages.


Tas de vêtements de victimes, chacun ayant appartenu à une personne. Ils sont présentés ici comme ils le sont sur le site mémoriel. Un frêle bâton de berger, il en fallait bien deux pour se défendre des agresseurs, montre bien le déséquilibre que l’on imagine aux combats.

Un cycle de 7 films (entrée libre sur réservation au 01 53 01 17 42) du 18 avril à octobre 2014 sera organisé : paroles de rescapés, mises en perspective historique, archives inédites, ce cycle de films de fiction et de documentaires vient apporter un éclairage sur le génocide. Parmi eux, le récents 7 jours à Kigali de Mehdi Ba et Jérémy Frey, ou encore Quelques jours en avril de Raoul Peck.

Un colloque (entrée libre sur réservation au 01 53 01 17 42) se tiendra le dimanche 25 mai 2014 : Rwanda : avril 1994. Les grands témoins. Grands témoins et scientifiques échangent sur le souvenir des tueries et la gestion du temps d’après pour apporter des éléments de connaissance sur la tragédie qui a révélé, à la fin du XXe siècle, que les progrès des sciences n’avaient pas épuisé les ressources du racisme, et que celui-ci est singulièrement meurtrier. Avec notamment Bernard Kouchner, Marcel Kabanda, président d’Ibuka France, Jean-Pierre Chrétien, Stéphane Audouin-Rouzeau et Hélène Dumas, historiens, ainsi que Richard Mugenzi et le Docteur Wolfgang Blam, témoins.

Des témoignages : la parole des rescapés (entrée libre sur réservation au 01 53 01 17 42). La parole des rescapés, sur le douloureux chemin de la mise en récit de la mémoire, fait le lien entre la quête du savoir, l’hommage aux victimes et au courage des survivants. Parmi les rescapés présents pour témoigner, Élise Rida Musomandera, auteur de Le livre d’Élise. Vingt ans après le génocide contre les Tutsi au Rwanda, une rescapée témoigne (éd. Les Belles Lettres, 2014).


Mémorial de Kibeho, Rwanda, 2001

Rwanda 1994 : le génocide des Tutsi. Du 11 avril au 5 octobre 2014, au Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy–l’Asnier 75004 Paris, 01 42 77 44 72. Tous les jours sauf le samedi, de 10 à 18h, et le jeudi jusqu’à 22h. Entrée libre. Métro Saint-Paul ou Hôtel-de-Ville (1) ou Pont-Marie (7). www.memorialdelashoah.org/rwanda

***

Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous établissons notre sélection, avec Paris 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Nous vous proposons aussi une sélection d’expositions et de festivals dans les villes françaises suivantes :

Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et bien sûr pour Paris :

Les Grandes Expositions 2015 à Paris de A à Z
Calendrier 2015 des grandes expositions à Paris
peuvent déjà être consultés sur Évous.fr... et complétés, si vous disposez de plus d’informations que nous !

Et juste quelques expositions 2014 pour Bruxelles et Londres, Genève, Bâle, Amsterdam...

André Balbo

sources : Visite, Mémorial de la Shoah

Messages

  • Richard Mugenzi est un tutsi, originaire du nord de l’ex-précture de Byumba.Il n’a jamais était militaire. Pour être un agent de renseignement militaire, il fallait être préalablement militaire des FAR. Il n’avait et n’a aucun niveau pour être agent de renseignement militaire. Il était et est agent du FPR. Il a été démasqué devant le TPIR de sorte que cet individu relève du passé et toute présentantion de cet individu comme ex-agent de renseignement militaire du ministère rwandaise de la défense et témoin de l’intérieur du génocidde des Tutsi constitue une pure et simple désinformation et une insulte à l’endroit des victimes de la Shaoh.

    Mugenzi est un imposteur impénitent, sous réserve de prouver le contraire en lui demandant de répondre précisément aux questions qui lui ont été posées par l’avocat de la défense dans l’Affaire Militaire I.

    1- Il a le niveau collège( système scolaire français). Pour être un agent de renseignement de l’Etat Rwandais et ce, quel que soit le département, il fallait avoir au moins Bac+3, parler au moins deux langues étrangères et avoir réussi les tests écrits et oraux. Au regard de son niveau d’études, il ne remplissait pas cette première condition basique qui était impérative au surplus.
    2- La réalité est la suivante.
    - Il travaillait à la préfecture de Gisenyi en tant qu’opérateur de radio et habaitait dans le quartier populaire dit "Ibereshi"ou quatier de musulmans de Gisenyi .
    - Lorsque la guerre du 01/10/1990 a commencé sur l’initiative des Batutsi afin de s’emparer du pouvoir par la force au Rwanda, cet individu s’est présenté au commandant de région miltaire qui était à Gisenyi pour lui dire qu’il capte régulièrement les messages émis en patois : Igikinga (langue parlée par les rwandais du nord de Byuma et du Sud de l’Ouganda) par radio des soldats du FPR. Le sud de l’Ougand à savoir Ndorwa est une partie qui a été découpée du Rwanda par l’ex-colonisateur allemand et annexée par la suite sur l’Ouganda alors colonie anglaise. Plusieurs soldats du FPR, armée politico-militaire tutsi étaient de Ndorwa et parlaient l’Igikiga.Hormis les sodats des FAR issus du cette région, aucun soldat rwandais ne comprenait IGIKIGA.Il lui a alors proposé de mettre son savoir-faire au serive ci-dessus mentionné uniquement en raison de ses connaissances en ce patois.
    - Le commandant en a informé l’Etat major de l’armée rwandaise. Le ministre de la défense a démmandé au Ministre de l’intérieur de mettre ce monsieur à la disposition de son ministère pour accomplir des missions précises : uniquement pour traduire les messages émis en Igikiga en Kinyarwanda moderne. Le préfet de Gisenyi a mis en exécution l’ordre du ministre de l’intérieur et conséquemment mis Richard Mugenzi à la disposition du Ministère de la Défense tout en restant agent de son ministère : même traitement et grade plus les primes liées aux nouveaux services faits. Il s’ensuit qu’il n’a jamais été agent du ministère de la défense.
    - Dans l’Affaire Militaire 1, il est allé témoigner à décharge contre un des accusés.
    Il a été présenté par le procureur du TPIR comme ex-agent du service de renseignement militaire rwandais. Il a confirmé les dires du procureur devant les juges.
    L’avocat de la défense a posé quelques questions basiques préables portant sur sa profession ou sa fonction au Rwanda. Les missions de tout agent de services secrets rwandais étaient gouvernées par les régles impératives précises.
    Pour infirmer les allégations du procureur sur la prétendue fonction du témoin Mugenzi, l’avocat de la défense a damandé à ce Monsieur qui prétendait être un espion de préciser les éléments suivants que tout agent de renseignement rwandais devait impérativement maîtriser.
    1) Préciser son non d’espion et son numéro de matricule ;
    2) Préciser la date exacte à laquelle il a intégré le service de renseignement militaire rwandais et le nom du directeur de service, les titres des cours suivis, le nombre exact d’heures suivies, le numéro du cahier qui lui a été fourni le premier jour et les noms des enseignants ;
    3) Préciser les noms des directeurs généraux du service central des renseignements rwandais de 1960 à avril 1994, les directions opérationnelles et les changements opérés au sein des services secrets rwandais par le nouveau gouvernement Nsengiyaremye Dismas mis en place le 16/04/1992 car m’émiettement des services secrets rwandais a impacté non seulement l’organigramme mais également le service de renseignement militaire ;
    4- Préciser le nom du patron des service secrets rwandaise et sa situation actuelle sous le nouveau régime rwandais ;
    Il a séché.Il n’a répondu au à aucune de ces questions.C’est à partir de là qu’il a été démasqué.
    La honte a imbibé le procureur du TPIR à tel point les juges ont décidé de mettre son témoignage dans la poubelle. Comme il opérait pour le compte du FPR, il a échappé aux sanctions prévues en cas de production volontaire de faux témoignage.
    Ce Monsieur était et est toujours un agent du régime tutsi rwandais.Il n’a pas été démasqué par les services de renseignements rwandais car le directeur général Iyamuremye Augustin était un membre du FPR. Ensuite, il a épousé une fille, nièce du beau-frère du président Habyalimana.
    L’état major de l’armée rwandaise savait déjà qu’il était un Tutsi et agent du FPR en mission mais pour des raisons politiques internes, il n’a pas été inquiété outre mesure.Cependant, ses prétendus services n’ont jamais été pris en considération.
    Au regard de tous ces éléments, les dires de ce monsieur sont de pures divagations.Ils sont conséquemment dépourvus qualité informative. Leur diffusion constitue une désinformation caractérisée. Il est très étonnant qu’un imposteur puisse mentir en flagrance et devant la Mémorial de la Shoah.

    Je n’ai rien contre ce Monsieur que je connaîs au surplus. La mauvaise foi et la malhonnêteté sont insupprtables pour tout homme pourvu d’honneur et de dignité. Les agissements de Mugenzi sont minables et honteux pour les gens sans scrupules qui l’ont intrduit dans les associations juives.
    Il fait pitié.Que le plus Haut ait pitié de lui. Il est vrai dans notre pays, des millions de gens ont perdu la tête de sorte que pour eux, la bonne foi, l’honneur et la dignité sont des éléments dépourvus de sens. Ils peuvent vendre les culottes de leurs mamans pour avoir de l’argent. Tel es le cas de Mugenzi. Son niveau d’instruction, collège, ne lui confère pas le droit de proférer en flagrance et sans vergogne des divagations et mensonges.

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