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Archives et bilan. Les Impressionnistes en privé, au musée Marmottan : 281 416 visiteurs !

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Bel anniversaire à Marmottan-Monet, où l’on a pu contempler ces quelques chefs-d’œuvre impressionnistes de collectionneurs, jamais ou trop rarement exposés ! Du 13 février au 6 juillet 2014.

L’exposition "Les Impressionnistes en privé. Cent chefs-d’œuvre de collections particulières" a accueilli 281 416 visiteurs du 13 février au 6 juillet 2014, un record d’affluence, puisque le meilleur chiffre de fréquentation avait été atteint, en 2012, avec près de 197 000 visiteurs pour l’exposition consacrée à Berthe Morisot.

Claude Monet, Sur les planches de Trouville, hôtel des Roches Noires, 1870 Collection particulière, Europe - Photo © Christie’s Images / The Bridgeman Art Library

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Le musée Marmottan Monet célèbre, en 2014, le 80e anniversaire de son ouverture au public. Au long de cette période, donations et legs d’importance se sont succédé. Cet établissement est devenu grâce à eux le dépositaire du 1er fonds d’œuvres de Claude
Monet comme de Berthe Morisot. Et donc un haut lieu de l’impressionnisme. Il n’y eut aucun achat. N’oublions pas que, de plus, c’est à Marmottan Monet qu’est le tableau éponyme de l’impressionnisme...

Afin de fêter cet anniversaire de belle manière, du 13 février au 6 juillet 2014, le musée rendait hommage aux collections privées, avec des œuvres de Bazille, Boudin, Caillebotte, Cassatt, Cézanne, Corot, Degas, Gonzales, Guillaumin, Jongkind, Manet, Monet, Morisot, Pissaro, Renoir, Rodin et Sisley. Un événement historique et une occasion rare...

Étude d’« Un bar aux Folies Bergère », vers 1881, d’Édouard Manet. (Photo Collection particulière)

Il s’agit là d’une belle idée qui s’appuie sur l’histoire même du musée et sur la manière même dont son fond artistique a pu se constituer. Et l’idée est d’autant plus fine que notre culture nous a déjà donné tant d’informations sur l’œuvre et la vie même de ces peintres, sur leurs aventures et leurs amitiés, qu’ils nous sont aujourd’hui très attachés et que notre rapport à eux est devenu en quelque sorte intime.

Le projet, qui est de nous en montrer davantage, ne pourra que nous satisfaire, et la sélection qui a été élaborée ici est à la hauteur de cette ambition. Le parcours de l’exposition est globalement chronologique.

Le musée Marmottan Monet a intitulé cette exposition "Les Impressionnistes en privé". Ce qui souligne assez bien que certains des tableaux exposés étaient trop chargés d’attachements, de souvenirs ou de sentiments, soit pour quitter les familles ou les proches des peintres, soit les demeures des nouveaux collectionneurs. Sauf raison sortant de l’ordinaire, et les 80 ans de l’ouverture de Marmottan au public ont permis de créer cette exception.

L’historienne de l’art, Claire Durand-Ruel Snollaerts et Marianne Mathieu, adjointe de Patrick de Carolis, le nouveau directeur du musée Marmottan Monet, chargée des collections, assurent le commissariat de cette exposition.

Grâce à 51 collectionneurs prêteurs (dont la moitié de France, puis des États-Unis, du Mexique, de Suisse, de Grande-Bretagne, d’Italie) qui adhérèrent très vite à ce projet, et dans l’enthousiasme, le public peut découvrir des tableaux encore jamais ou trop rarement vus pour la plupart.

Parmi ces merveilles, 80 peintures et une vingtaine d’œuvres graphiques, réalisées par ces célèbres artistes, permettent de compléter un peu plus l’histoire de l’impressionnisme, de ces prémices à sa réelle éclosion vers 1874, puis aux années 1880-1890, quand le groupe d’artistes commençait de se disloquer, chacun de ses membres exprimant alors son propre génie créatif.

En fin d’exposition, l’œuvre ultime de maîtres dont Renoir, Pissarro, Sisley et Monet, projette clairement leur art au-delà de l’épopée impressionniste et ouvre aux expressions annonciatrices de l’art moderne.

Un tableau à ne pas négliger dans la rotonde proche de l’entrée est La Terrasse à Méric de Frédéric Bazille (1867). Il s’y représente, ce qui n’est pas commun. Il sera bientôt tué à la guerre de 1870.

Dans la première partie de cet accrochage, des paysages des précurseurs des impressionnistes, de ces artistes qui les premiers allèrent peindre dehors : Corot, Jongkind et Eugène Boudin, dont La Plage de Bénerville, d’un format peu commun. Boudin disait que le bonheur pour lui serait de mourir sur une plage... À côté, quelques caricatures du jeune Monet, qui attirèrent l’œil du vieux maître et les fit se rencontrer. De ces 3 pionniers aux impressionnistes, le courant passait et ils furent nombreux de la nouvelle génération à tirer le meilleur parti de leurs conseils.

L’étude Le Bar aux Folies Bergères d’Édouard Manet est rapide, concise et le choix des couleurs impeccable à transmettre l’ambiance d’un lieu de nuits.

Puis, de chacun des artistes impressionnistes, 8 à 10 peintures couvrent l’ensemble de la carrière. Sur les planches de Trouville, hôtel des Roches Noires de Claude Monet (1870), en passant par cette jeune inconnue portraiturée en 1871 par Berthe Morisot, encore sous l’influence de Manet, une Meule de Camille Pissarro (1873), ou Le Jardin de Maubuisson de Paul Cézanne (c. 1874), sont quelques-uns des exemples marquants de la section des années 1870. Dans ces années-là, les palettes de couleurs des uns et des autres ont beaucoup de similitudes. Parfois on pourrait même en venir à les confondre. Les différences viendront plus tard.

Une œuvre unique et d’expression très originale : celle de Guillaumin, qui peint un Quai de la Rapée en 1873, dans une influence japonisante, gammée de bleus.

Le Tournant du Loing à Moret, d’Alfred Sisley (1886), Les Jeunes Filles au bord de la mer, d’Auguste Renoir (vers 1890), le double et sombre portrait de Pagans et le père de l’artiste, d’Edgar Degas (vers 1895), ou Les Dahlias, le jardin du Petit-Gennevilliers, de Gustave Caillebotte (1893), sont en revanche des travaux typiques de la fin du XIXe siècle.

L’exposition dévoile également deux sculptures exceptionnelles : La Petite danseuse de 14 ans par Edgar Degas, celle qui avait fait scandale avec sa peau colorée de rose et "son visage de singe", et Le Penseur, en terre cuite, petit modèle, d’Auguste Rodin.

Des Cézanne de sa période impressionniste, dont le Jardin de Maubuisson (1877), ou Sancho dans l’eau.. (1878) ; de beaux Monet avec un Bras de Seine près de Vertheuil (1878), avant qu’il ne s’installe à Giverny, Bord des Falaises à Pourville (1882), et Monte-Carlo vu de Roquebrune (1884) ; des Berthe Morisot dont 2 ne furent jamais montrés au public ; un Madame Renoir et son chien (c. 1880) tableau familial s’il en est, de Renoir, et des grands formats de Caillebotte réalisés au Petit Gennevilliers où il venait d’emménager.

Un mur présente ensemble des tableaux d’Eva Gonzalès, Mary Cassatt, et Berthe Morisot, les trois femmes de ce mouvement, dont deux bénéficiait des constants conseils de Manet, leader incontesté...

Une exposition à ne pas rater, et qui nécessite un peu de temps pour mieux graver dans nos mémoires ces tableaux destinés à rejoindre dans quelques mois les cimaises des demeures closes des collectionneurs...

"Les Impressionnistes en privé", 100 chefs-d’œuvre de collections particulières du 13 février au 6 juillet 2014, au Musée Marmottan Monet. 2 rue Louis-Boilly 75016 Paris, Métro La Muette (9), RER Boulainvilliers (C). Bus 32, 63, 22, 52, PC. Ouvert du mardi au dimanche de 10 à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 20h. Fermé au public le lundi. www.marmottan.fr. 10 ou 5€ (tarif réduit). Moins de 7 ans : gratuit.

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Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

Et juste quelques expositions 2014 pour Bruxelles et Londres, Genève, Bâle...

André Balbo

sources : Visite, musée Marmottan-Monet

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