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Rue Éginhard ou Einhard dans le Marais

vendredi 6 octobre 2017, par Denis

La toute petite rue Éginhard, qui porte le nom du biographe de Charlemagne, est située dans le 4e à Paris proche du lycée Charlemagne

Cette petite voie étroite et coudée de 39m de longueur et 3m de largeur, commence rue St-Paul et se termine rue Charlemagne. Elle se situe au pied du village St-Paul, dans ce vieux quartier historique du Marais, proche du lycée Charlemagne et de la bibliothèque Forney. Elle a conservé une sorte d’authenticité un peu médiévale, avec ses pavés, et une borne-fontaine
Il semblerait d’après un censier de 1367, que la voie se dénommait la "ruelle Saint-Paul", puis ensuite la "rue Neuve-Sainte-Anastase" jusqu’en 1864.

Eginhard ou Einhard (771-844), dont on donna le nom à cette rue le 24 août 1864, était homme d’Etat et chroniqueur. Né dans le bassin du Main (Allemagne), il vint à la cour de Charlemagne et ne tarda pas à s’y faire remarquer par l’étendue de ses connaissances. Il devint l’ami et le protégé de l’empereur qui le chargea de diriger les constructions de la cathédrale d’Aix la Chapelle, des palais d’Aix et d’Ingelheim, et de l’église de Michelstadt.

A la mort de son protecteur en 814, il rédigea une « Vie de Charlemagne » qui reste aujourd’hui un document précieux. En 830, il se retira dans l’abbaye de Seligenstadt en compagnie de sa femme, dont certains pensèrent qu’elle était la fille de Charlemagne…

La petite anecdote

Que peuvent bien avoir à faire ensemble un homme de loi et une ceinture dite « du berger » ? On le découvre en s’intéressant à cette rue… A la fin du règne de Louis XIV, le n°18 était habité par le magistrat-président François de Châteaugiron ; selon la coutume de l’époque, lui et ses collègues recevaient chaque 1er janvier des paniers d’œufs et des chapons, sans, bien sûr, que ces étrennes n’entamassent leur impartialité.

Mais outre le 1er janvier, et à la différence cette fois des autres membres de sa corporation, Châteaugiron bénéficiait le 1er mai d’une étrange coutume : ce jour-là, il se rendait dans son fief de Bretagne, près de Rennes, où ses vilains devaient lui apporter après la messe, sur le pont-levis de son château, en présence d’un bailli et sous peine de perdre pour l’année le bénéfice de tous les fruits de leurs vergers, une ceinture de laine bariolée, dite « ceinture du berger ».

Et ce n’est pas tout, car en même temps obligation leur était faite de chanter cette œuvre impérissable : « Belle bergère, Dieu nous garde, tant vous êtes belle et jolie, le fils du roi, … Dieu vous sauve et garde, vous et votre compagnie, Entrez je suis en fantaisie »…. A son retour de Paris, le président François de Châteaugiron posait toutes les ceintures sur les murs clôturant sa maison.

(Source histoire des rues de Paris)

Adresse

Rue Éginhard 75004 Paris


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